Pompe à Bras 1908 Ichtratzheim Ecomusée Alsace









Pompe à Bras  1908 Ichtratzheim Ecomusée Alsace
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Merci Vincent
 

Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
 
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Au feu ! La pompe à bras des pompiers d’Ichtratzheim
Construite en 1908 à Fribourg-en-Brisgau, cette voiture de pompiers tirée par des chevaux raconte comment un petit village alsacien luttait contre le feu au début du XXe siècle
Dans la pénombre d’une grange à colombages, sous des roues de charrette accrochées aux murs, une voiture rouge attire l’œil. Ses grandes roues à rayons ont gardé leur peinture vermillon, un fanal de cuivre se dresse à l’avant, et de longues perches de bois courent le long de ses flancs. Au centre, un mécanisme de fonte et une sphère de cuivre trahissent sa fonction : c’est une pompe à incendie.
Le cartel du musée la présente comme une « voiture hippomobile de pompiers » datée de 1908, fabriquée par la société Grether & Cie à Fribourg-en-Brisgau, et employée par les pompiers d’Ichtratzheim, un village du Bas-Rhin situé au sud de Strasbourg, près d’Erstein.
La voiture de pompiers d’Ichtratzheim, vue de profil : bancs, perches de manœuvre, fanal et grandes roues peintes en rouge

 
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Une pompe sur roues
La voiture associe deux fonctions. C’est d’abord un véhicule de transport : selon le cartel, des bancs permettaient à une équipe de pompiers de monter à bord pour gagner le lieu de l’incendie, la voiture étant tirée par des chevaux. Sur le dessus, on distingue les plateaux en bois et leurs garde-corps métalliques, et à l’avant un fanal pour les interventions de nuit.
C’est surtout une pompe à bras, ce que les Allemands appellent une Handdruckspritze. Elle ne possède aucun moteur : toute la force vient des hommes. Au sommet, un grand balancier, un levier à deux bras qui pivote en son centre, actionne les pistons de la pompe. Une fois sur place, les pompiers se répartissent de part et d’autre de la voiture et font monter et descendre les bras du balancier en cadence. Les longues perches de bois fixées le long de la caisse servaient sans doute à prolonger ces bras pour que plusieurs hommes puissent pomper ensemble.
Le cœur de la machine : le balancier, la plaque du fabricant Grether de Fribourg, la date 1908 et le nom d’Ichtratzheim peint sur la fonte.

 
 
 
Aspirer, pousser, régulariser
Le cartel précise que la voiture comporte une pompe aspirante. C’est un progrès important : les pompes les plus anciennes devaient être remplies à la main, par une chaîne d’habitants se passant des seaux d’eau. Une pompe aspirante, elle, peut puiser directement l’eau dans un ruisseau, un étang ou un puits grâce à un tuyau d’aspiration, comme les gros tuyaux annelés que l’on voit à l’avant de la voiture. Le cartel indique que ce dispositif augmentait la puissance du jet.
Au centre du mécanisme trône une sphère de cuivre. Sur ce type de pompe, il s’agit en principe d’un réservoir d’air : l’air comprimé qu’il contient amortit les à-coups des pistons et transforme une poussée saccadée en un jet plus régulier. L’eau ressort ensuite par les deux raccords de laiton visibles sur le flanc, sur lesquels on vissait les tuyaux menant aux lances.
Les deux raccords de sortie en laiton, la caisse rivetée et, au-dessus, la sphère de cuivre du réservoir d’ai

 
 
r.
Une machine allemande dans un village alsacien
Qu’un village alsacien se fournisse à Fribourg-en-Brisgau, de l’autre côté du Rhin, n’a rien d’étonnant en 1908. Depuis la guerre de 1870-1871, l’Alsace fait partie de l’Empire allemand, et elle le restera jusqu’en 1918. Les communes s’équipent donc tout naturellement auprès des fabricants du pays de Bade voisin. Le cartel trilingue du musée, en français, en anglais et en allemand, rappelle d’ailleurs cette double culture.
C’est aussi une période où les corps de sapeurs-pompiers volontaires se structurent dans les villages. Acheter une pompe moderne représentait une dépense importante pour une petite commune, et la machine devenait une fierté locale : le nom d’Ichtratzheim est peint en grandes lettres sur le bâti de la pompe, juste sous la date.
La fin des pompes à bras
Les pompes à bras ont été très répandues jusqu’au milieu du XXe siècle. Elles ont ensuite été remplacées par des motopompes, puis par des camions d’incendie équipés de pompes mécaniques, bien plus puissantes et ne demandant plus une équipe entière d’hommes pour pomper. Beaucoup ont été ferraillées ; d’autres, comme celle-ci, ont été conservées par les communes ou les amicales de pompiers avant de rejoindre les musées.
Avec ses roues rouges, ses cuivres et ses bancs usés, la voiture d’Ichtratzheim garde la mémoire de ces interventions où tout un village se mobilisait : les chevaux attelés en hâte, les hommes à bord, puis au bord du feu le grincement du balancier et le souffle du jet d’eau.
Précaution : les informations sur l’origine, la date et l’usage proviennent du cartel du musée. Les explications sur le fonctionnement du balancier, des perches et du réservoir d’air décrivent le principe général des pompes à bras de cette époque.
En bref
Objet : Voiture hippomobile de pompiers avec pompe à bras aspirante
Date : 1908
Fabricant : Grether & Cie, Fribourg-en-Brisgau (Bade)
Utilisateur : Sapeurs-pompiers d’Ichtratzheim (Bas-Rhin)
Traction : Chevaux
Pompe : Manœuvrée à bras par balancier, avec aspiration
Équipement visible : Bancs pour l’équipe, fanal, deux sorties de tuyaux, tuyaux d’aspiration
 
   


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