|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications La Berliet VIRP 2 Dauphine est la dernière voiture du roi lyonnais du camion
Au milieu des 2 CV, des Peugeot 203 et des Renault 5 GT Turbo, elle intrigue. Noire, massive, avec une calandre à l'américaine que l'on croirait sortie de Détroit et un arrière qui rappelle furieusement une Peugeot 402. Et pourtant, c'est bien le nom BERLIET qui est inscrit sur son aile arrière. Cette Dauphine, immatriculée BC-533-MK, est l'un des rares survivants du tout dernier modèle de tourisme construit par la firme de Vénissieux, une voiture née au pire moment de l'histoire.
Une rescapée. Produite à quelques centaines d'exemplaires au plus, dont une bonne partie réquisitionnée par les armées, la VIRP 2 est aujourd'hui rarissime : seule une poignée de survivantes est connue, dont l'exemplaire jaune conservé par la Fondation Berliet au Conservatoire du Montellier. Croiser l'une des rares survivantes, en aussi belle présentation, lors d'un rassemblement comme celui de Palavas-les-Flots est une occasion à ne pas manquer.
Berliet, ce n'est pas que des camions
Pour la plupart d'entre nous, Berliet évoque des poids lourds, des autocars et des camions de chantier. On oublie que Marius Berliet a commencé par les voitures : son premier moteur date de 1894, sa première automobile de 1895, et ses modèles d'avant 1914 étaient réputés pour leur robustesse, au point d'être construits sous licence aux États-Unis par l'American Locomotive Company. C'est d'ailleurs en souvenir de cet accord que la marque adopta une locomotive pour emblème.
Dans les années 1930, la voiture n'est pourtant plus qu'une activité secondaire chez Berliet. La gamme se résume à deux berlines quatre cylindres à soupapes en tête, une 9 CV de 1,6 litre et une 11 CV de 2 litres, baptisées « Dauphine » à partir de 1935. Solides, dotées d'une suspension avant à roues indépendantes et d'une bonne boîte à quatre vitesses, elles conservent toutefois une carrosserie à armature en bois et une ligne qui vieillit vite.
Une Peugeot habillée par Berliet
À la fin des années 1930, le réarmement de la France remplit les carnets de commandes de camions, et l'atelier d'emboutissage de Vénissieux tourne à plein pour les cabines de poids lourds. Pas question d'y développer une carrosserie tout acier pour une voiture vendue à quelques centaines d'exemplaires. Marius Berliet choisit donc de l'acheter ailleurs, et frappe à la porte de Peugeot.
Sochaux accepte de lui fournir la caisse de la berline 402 B « six glaces ». Berliet la pose sur son propre châssis, à peine modifié hormis la longueur, avec son moteur 2 litres, et lui dessine un avant entièrement nouveau : un capot plus haut, une calandre étroite et verticale, des phares sur les ailes. Cette nouvelle version, connue à l'usine sous la désignation de type VIRP 2 et souvent appelée « Dauphine 39 », est présentée au Salon de Paris en octobre 1938 puis lancée à la Foire de Lyon en mars 1939. Elle n'a plus grand-chose à voir avec la 402 vue de face, alors qu'à partir du montant de pare-brise, la carrosserie est quasiment identique à celle de la Peugeot.
Comment la reconnaître
L'exemplaire photographié montre bien tous les traits du modèle. À l'avant, la grande calandre en ogive à barreaux horizontaux chromés, coupée d'une arête centrale qui se prolonge sur le capot jusqu'à l'écusson Berliet. Les phares chromés sont placés sur les ailes, complétés par deux antibrouillards bas. Sur les flancs du capot, trois lames chromées horizontales tiennent lieu d'ouïes d'aération.
Le pare-brise en deux parties, avec ses essuie-glaces fixés en haut du cadre, l'habitacle et tout l'arrière sont ceux de la Peugeot 402 : malle bombée, petite lunette arrière divisée en deux, feux ronds sur les ailes et éclairage de plaque central. Seul le logo BERLIET peint sur l'aile arrière, et cet avant si particulier, trahissent la véritable identité de la voiture.
L
Une voiture rattrapée par la guerre
La production ne démarre réellement qu'en février 1939, et les premières voitures arrivent chez les concessionnaires en avril. Il est déjà trop tard. Fin juin, alors qu'environ 200 Dauphine 39 ont été vendues, le gouvernement suspend toutes les ventes de voitures aux particuliers. L'armée réquisitionne les véhicules neufs en stock ; quelques dizaines de Dauphine deviennent des voitures d'état-major. Après la déclaration de guerre du 1er septembre, la fabrication des voitures s'arrête presque complètement, d'autant que Marius Berliet est alors gravement malade.
Ce qui se passe ensuite reste mal connu, et les sources ne s'accordent pas. La plupart des historiques retiennent le chiffre d'environ 200 exemplaires, tous fabriqués en 1939. Mais des données attribuées à la Fondation Berliet font état de 542 VIRP 2 produites jusqu'en 1943 : il restait en effet à Vénissieux des caisses Peugeot, des moteurs et des pièces, et un dépliant commercial a même été imprimé à un millier d'exemplaires en 1943, en pleine Occupation. Certains auteurs évoquent aussi une dernière petite série assemblée en 1944-1945. Une chose est sûre : la VIRP 2 est la dernière voiture de tourisme de la marque. Après la guerre, Berliet ne fera plus que des camions et des autocars, jusqu'à la disparition du nom en 1980 au sein de Renault Véhicules Industriels.
Fiche technique
|
|
Droit d’auteur La plupart des photographies publiées sur ce site sont la propriété exclusive de © Claude Balmefrezol Elles peuvent être reproduites pour une utilisation personnelle, mais l’autorisation préalable de leur auteur est nécessaire pour être exploitées dans un autre cadre (site web publications etc) Les sources des autres documents et illustrations sont mentionnées quand elles sont connues. Si une de ces pièces est protégée et que sa présence dans ces pages pose problème, elle sera retirée sur simple demande. Principaux Collaborateurs:
Nb
de visiteurs:9861584 Nb
de visiteurs aujourd'hui:2174 Nb
de connectés:47
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||