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1943 SS Stumbrigade Reichfuher SS Man Vareuse Invalides
1943 SS Stumbrigade Reichfuher SS Man Vareuse Invalides
English Translation
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| Attention Création le 3/10/1943 donc postérieurement à la liberation de la Corse |
Tableaux générés par IA Sur mes indications
Historique Voir ICI
History Click HERE
Cette vareuse SS est une tenue tropicale de la Sturmbrigade Reichsführer-SS, trophée d’un capitaine de goumiers en Corse, octobre 1943
Cette vareuse de toile sable attire l’œil : sa couleur évoque le désert, ses insignes la Waffen-SS. Elle ne vient pourtant pas d’Afrique. Elle a été prise en Corse, à l’automne 1943, par un instituteur devenu capitaine de goumiers marocains. Derrière ce vêtement se croisent trois histoires : celle d’un uniforme rare, celle de la première libération d’un département français, et celle d’un Compagnon de la Libération.
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| La vareuse dans sa vitrine : toile sable, col ouvert, quatre poches. |
L’aigle de manche, brodé en fil sable sur fond noir, porté sur le bras gauche. |
La pièce est une vareuse de campagne en toile de coton légère, de couleur sable, présentée seule sur un buste. Son col est ouvert, à revers, et non fermé comme celui de la vareuse de drap portée en Europe. Le haut de la poitrine et les épaules sont couverts d’un empiècement festonné, dont les pointes viennent se boutonner sur les poches de poitrine : c’est la coupe dite « saharienne », empruntée aux tenues coloniales italiennes. Quatre poches à rabat, celles de poitrine plissées, et une rangée de boutons grenus amovibles complètent l’ensemble.Les insignes sont ceux de la Waffen-SS, tissés pour la tenue d’été. La patte de col droite porte les deux runes ; la gauche, noire et sans galon, correspond en principe au grade le plus bas, ce qui s’accorde avec le cartel, qui parle d’« un soldat ». Sur le haut du bras gauche est cousu l’aigle de manche, propre à la SS, qui le porte à cet endroit et non sur la poitrine comme l’armée de terre. Il est ici brodé en fil sable sur fond noir, variante réservée à la tenue tropicale. Les pattes d’épaule sont sombres, bordées d’un passepoil clair.
C'est un uniforme rare car la Waffen-SS n’a pas combattu en Afrique du Nord, et sa tenue tropicale reste peu répandue. Un premier modèle est introduit en 1942, très proche de la saharienne italienne : empiècements festonnés à l’avant et dans le dos, quatre poches plissées, toile sable peu doublée, boutons amovibles. Un second modèle, en 1943, s’en distingue surtout par la suppression des plis de poches. Les poches plissées visibles ici rattachent donc la vareuse des Invalides au premier modèle.Ces effets sont distribués à un petit nombre d’unités envoyées sur le théâtre méditerranéen, parmi lesquelles la formation qui porte le titre de Himmler. C’est ce qui fait l’intérêt de la pièce : elle documente à la fois un modèle peu courant et la présence de la SS dans une île que l’on associe d’abord à l’occupation italienne.
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| Runes SS à droite, patte noire unie à gauche, empiècement « saharienne » boutonné sur les poches. |
La Sturmbrigade Reichsführer-SS en Corse
La SS-Sturmbrigade « Reichsführer-SS », de sa création à sa disparition
Origines : le bataillon d’escorte de Himmler (1941-1943)
L’unité naît en 1941 sous la forme du Begleit-Bataillon Reichsführer-SS, bataillon d’escorte rattaché au Kommandostab Reichsführer-SS, l’état-major personnel de Heinrich Himmler. Son nom vient du titre de celui-ci. Sur le front de l’Est, il sert surtout à l’arrière des lignes, dans des opérations dites de « sécurisation ».
Création de la brigade (février 1943)
En février 1943, le bataillon est élargi en brigade d’assaut : la SS-Sturmbrigade « Reichsführer-SS », forte d’environ 4 000 hommes. Elle est commandée par le SS-Obersturmbannführer Karl Gesele. C’est une unité motorisée, composée d’infanterie et dotée de canons d’assaut, de DCA et de moyens antichars.
La Corse (été-automne 1943)
À l’été 1943, la brigade est envoyée en Corse, alors occupée par les Italiens, pour renforcer la défense de l’île contre un éventuel débarquement allié. Elle s’installe dans le sud, vers Sartène et Bonifacio.
Tout bascule avec l’armistice italien du 8 septembre 1943 :
- Repli allemand : la 90e Panzergrenadier-Division évacue la Sardaigne par Bonifacio, et les Allemands se replient par la côte orientale vers Bastia, seul port d’embarquement. Le général von Senger und Etterlin dirige l’opération.
- Prise de Bastia : la brigade participe à la reprise de la ville, enlevée aux Italiens le 13 septembre.
- Combats d’arrière-garde : elle affronte la Résistance corse, des unités italiennes passées du côté allié et les troupes françaises débarquées à Ajaccio (opération Vésuve : bataillon de choc, tirailleurs et goumiers marocains). Les derniers combats ont lieu début octobre, notamment au col de Teghime.
- Évacuation : les derniers Allemands quittent Bastia le 4 octobre 1943. La Corse est le premier département français métropolitain libéré.
Fin de la brigade : transformation en division (octobre 1943)
Repliée en Italie continentale, la brigade cesse d’exister en tant que telle. En octobre 1943, Hitler ordonne sa transformation en 16e SS-Panzergrenadier-Division « Reichsführer-SS ». Elle en fournit le noyau, complété par des cadres de la division Totenkopf et de nombreuses recrues, dont beaucoup de Volksdeutsche. La division est commandée par Max Simon, puis par Otto Baum à partir de l’automne 1944.
La division (1944-1945)
- Début 1944 : un groupement de combat est engagé contre la tête de pont alliée d’Anzio. Le reste de la division participe en mars à l’occupation de la Hongrie (opération Margarethe).
- Été 1944 : de retour en Italie, elle combat en retraite le long de la côte tyrrhénienne (Grosseto, Livourne, Pise, l’Arno), puis sur la ligne Gothique.
- Crimes de guerre : c’est la division responsable des pires massacres de civils en Italie.
- Sant’Anna di Stazzema, le 12 août 1944 : environ 560 morts.
- Plusieurs tueries dans les Alpes apuanes en août-septembre (Vinca, San Terenzo Monti, etc.).
- Marzabotto (Monte Sole), du 29 septembre au 5 octobre 1944 : environ 770 morts, tués notamment par le bataillon de reconnaissance de Walter Reder.
- 1945 : transférée en Hongrie, elle prend part à la dernière offensive allemande près du lac Balaton en mars, puis recule vers l’Autriche.
Dissolution (mai 1945)
La division disparaît avec la capitulation allemande. Ses restes se rendent en mai 1945, principalement aux Britanniques en Carinthie (région de Klagenfurt), et pour partie aux Américains.
Suites judiciaires
- Max Simon : condamné à mort par un tribunal britannique à Padoue en 1947, il voit sa peine commuée et est libéré en 1954.
- Walter Reder : condamné à la perpétuité en Italie en 1951, il est libéré en 1985.
- Procès tardifs : le tribunal militaire de La Spezia condamne par contumace d’anciens membres de la division, en 2005 pour Sant’Anna et en 2007 pour Marzabotto. L’Allemagne ne les a pas extradés et aucun n’a purgé sa peine.
Les effectifs et les bilans des massacres sont des ordres de grandeur, les chiffres variant selon les sources
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La brigade naît en février 1943 de l’agrandissement du bataillon d’escorte de Heinrich Himmler, le Begleit-Bataillon Reichsführer-SS, créé en 1941. Commandée par Karl Gesele, elle est envoyée en Corse à l’été 1943 (en juillet selon le cartel), alors que l’île est tenue depuis novembre 1942 par environ 80 000 soldats italiens. Les Alliés ont débarqué en Sicile le 10 juillet, Mussolini est renversé le 25 : la brigade vient autant renforcer la défense de l’île que surveiller un allié dont Berlin se méfie.
L’armistice italien, rendu public le 8 septembre 1943, fait basculer la situation. La Résistance corse se soulève, une partie des troupes italiennes se retourne contre les Allemands, et la 90e Panzergrenadier-Division, évacuée de Sardaigne, traverse l’île pour rembarquer à Bastia. La brigade SS s’assure de Bonifacio, puis reprend Bastia et son port aux Italiens à la mi-septembre. Le lendemain, elle s’empare du col de Teghime, qui couvre la ville à l’ouest. Elle y tiendra près de trois semaines, le temps que s’achève l’évacuation.
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La Sturmbrigade « Reichsführer-SS » en Corse (juin-octobre 1943)
Installation dans l’île
La Corse est occupée depuis le 11 novembre 1942 par 80 000 Italiens. La brigade arrive à partir de juin 1943 et s’installe dans le sud (Sartène, Bonifacio, Porto-Vecchio). Autour d’elle, le dispositif allemand comprend aussi un bataillon de la 15e Panzergrenadier-Division, deux batteries lourdes d’artillerie côtière et une de DCA lourde. cheminsdememoireWikipedia
En août, alors que la situation de l’Axe se dégrade en Italie, la brigade est renforcée, tandis que la 90e Panzergrenadier-Division se prépare à passer de Sardaigne en Corse. cheminsdememoire
Sur les effectifs, les sources divergent : la brigade elle-même comptait quelques milliers d’hommes, mais les sources officielles françaises parlent de 14 000 Allemands, chiffre qui englobe vraisemblablement tous les renforts. cheminsdememoire
Le basculement du 8 septembre
- Bastia, nuit du 8 au 9 : des marins allemands attaquent le port et s’emparent des navires italiens à quai, sauf le torpilleur Aliseo. Les Italiens ripostent et l’emportent le lendemain. Wikipedia
- Ajaccio, 9 septembre : la Résistance corse déclenche l’insurrection et la ville se libère sans combat.
- Le flottement italien : le général Magli, chef des troupes italiennes, reçoit le 9 septembre le général von Senger, nommé à la tête des forces allemandes de l’île, et l’assure de sa neutralité bienveillante. Une partie de ses unités combattra pourtant aux côtés des Corses. defense
La bataille pour les routes (mi-septembre)
L’objectif allemand n’est plus de tenir l’île, mais de l’évacuer. Les premières unités de la 90e Panzergrenadier-Division arrivent de Sardaigne le 12 septembre, et Bastia est reprise aux Italiens dès le 13, opération à laquelle la brigade participe. les-tirailleursdefense
À partir du 17 septembre, von Senger concentre son action sur les routes de la côte orientale et le port de Bastia. La brigade SS sert alors de force de couverture. cheminsdememoire
Dans le sud, elle tente de contrôler les axes de l’intérieur et se heurte aux résistants, parfois appuyés par des Italiens. Les accrochages jalonnent sa route : Sartène, Levie, Quenza, Zonza, l’Ospedale, puis Ghisonaccia et Aléria dans la plaine orientale. Les combats de Levie, à la mi-septembre, sont les plus connus : la colonne SS y est bloquée dans l’Alta Rocca et doit renoncer à passer par la montagne. corsenetinfos
L’arrivée des troupes françaises
Depuis Alger, le général Giraud lance l’opération Vésuve :
- Dans la nuit du 12 au 13 septembre, 109 hommes du bataillon de choc débarquent à Ajaccio, amenés par le sous-marin Casabianca. les-tirailleurs
- Suivent des éléments de la 4e division marocaine de montagne (1er régiment de tirailleurs marocains), puis le 2e groupe de tabors marocains, débarqué le 23 septembre sous les ordres du colonel Boyer de Latour. ccme
La bataille de Bastia (27 septembre-4 octobre)
La bataille finale dure du 27 septembre au 4 octobre, par très mauvais temps. La brigade SS tient les cols qui verrouillent l’accès à Bastia pendant que les derniers convois embarquent. defense
- Col de San Stefano : conquis et défendu par les tirailleurs marocains du 28 au 30 septembre. les-tirailleurs
- Col de Teghime : pris par les goumiers les 2 et 3 octobre (la date varie selon les sources), après des assauts coûteux contre les positions de la brigade.
- Bastia : les troupes françaises y entrent le 4 octobre. Les derniers Allemands ont embarqué dans la nuit. ccme
Bilan
L’évacuation est un succès tactique allemand : l’essentiel des troupes et du matériel passe en Italie. Mais elle coûte cher, et les chiffres varient fortement :
Repliée sur le continent, la brigade sert aussitôt de noyau à la 16e division SS.
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Teghime, 30 septembre – 2 octobre 1943
Le col de Teghime, à un peu plus de 500 mètres d’altitude, commande la route de Saint-Florent à Bastia. Pour les troupes françaises débarquées d’Alger à partir de la mi-septembre, il est le verrou à faire sauter. L’attaque revient au 2e groupe de tabors marocains (2e GTM) du lieutenant-colonel Boyer de Latour, soit trois tabors de trois goums de combat chacun, appuyés par l’artillerie de la division italienne Friuli, tandis que le 1er régiment de tirailleurs marocains déborde par le sud.
Le 30 septembre, les tabors prennent position face au col. Le 1er octobre, le 60e goum du capitaine Litas, égaré dans le brouillard, se trouve pris à partie à courte distance près du col, puis contre-attaqué ; il doit se replier en début d’après-midi. Le 2 octobre, les goums enlèvent le Monte Secco et la Cima Orcajo. Menacés d’encerclement, les Allemands évacuent le col vers 17 heures, et les goumiers l’occupent une demi-heure plus tard. Le 4 octobre à 5 h 45, le 73e goum entre le premier dans Bastia : les derniers Allemands ont quitté l’île dans la nuit. La Corse est le premier département métropolitain libéré.
Le prix en est lourd. Selon les chiffres rappelés lors des commémorations, les combats de Teghime coûtent aux goumiers 49 tués et 130 blessés, sur un total de 75 tués pour l’ensemble des troupes régulières françaises engagées dans l’île.
Albert Litas, instituteur et capitaine de goum
L’homme qui rapporte la vareuse n’est pas un militaire de carrière. Né le 20 décembre 1905 à Aubréville (Meuse), Albert Litas sort de l’École normale d’instituteurs de Melun en 1924. Officier de réserve, il est blessé pendant la guerre du Rif en 1925, puis enseigne au Maroc à partir de 1928, à Taroudant, Port-Lyautey, Aïn Leuh et Béni Mellal, où il dirige l’école. Il parle l’arabe et le berbère.
Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il se porte volontaire pour le 60e goum. Il se distingue en Tunisie au printemps 1943, où son goum est cité à l’ordre de l’armée, et y gagne ses galons de capitaine. En Corse, il ramène son unité à l’abri après l’accrochage du 1er octobre, puis retourne sous le feu chercher les corps de ses goumiers tués. En juin 1944, à l’île d’Elbe, il enlève une position et fait de nombreux prisonniers. Blessé deux fois le 21 août 1944 devant Aubagne, pendant la campagne de Provence, il meurt de ses blessures le 25 août. Il est fait Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 20 novembre 1944.
Du trophée à l’objet de musée
Cette trajectoire explique la mention portée au bas du cartel : la vareuse est un dépôt du musée de l’Ordre de la Libération, qui conserve les souvenirs des Compagnons. Prise de guerre d’un officier, elle est devenue un témoin matériel de la campagne de Corse, exposée avec, à ses côtés, un fusil de chasse de maquisard qui rappelle la part prise par la Résistance insulaire.
Elle renvoie aussi à ce qui suit. Repliée en Italie, la brigade sert dès l’automne 1943 de noyau à la 16e SS-Panzergrenadier-Division « Reichsführer-SS ». En 1944, cette division est responsable de massacres de civils en Toscane et en Émilie, notamment à Sant’Anna di Stazzema, le 12 août (environ 560 morts), et autour de Marzabotto (au moins 770 morts). La toile claire de la vitrine n’a donc rien d’anodin : c’est l’uniforme d’une troupe dont l’histoire, commencée dans l’escorte de Himmler, se poursuit dans les crimes de guerre.
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Désignation
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Vareuse tropicale de la Sturmbrigade Reichsführer-SS, 1943 (intitulé du cartel)
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Type
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Vareuse de campagne tropicale de la Waffen-SS, coupe « saharienne », toile de coton sable
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Insignes visibles
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Patte de col droite aux runes SS, patte gauche noire unie ; aigle de manche tropical au bras gauche ; pattes d’épaule sombres à passepoil clair
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Provenance
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Prise sur un soldat de la brigade par le capitaine Albert Litas, commandant le 60e goum du 2e groupe de tabors marocains
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Lieu et date
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Combats du col de Teghime (Haute-Corse), fin septembre – début octobre 1943
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Statut
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Dépôt du musée de l’Ordre de la Libération (mention du cartel ; numéro de dépôt lu « 4842 DEP », lecture incertaine)
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Lieu d’exposition
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Hôtel national des Invalides, Paris – salles consacrées à la Seconde Guerre mondiale
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