Lance Flamme pour Char T 34 ATO 41 Aftamatitcheski tankavy agniemiot Moscou









Lance Flamme pour Char T 34  ATO 41 Aftamatitcheski tankavy agniemiot  Moscou 
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Le lance-flammes de char ATO un  « dragon » caché dans la caisse du T-34
Un gros cylindre bardé de brides boulonnées, un boîtier de culasse, des tringles de commande : cet assemblage noir, posé sur un chevalet, est le cœur d’un lance-flammes de char soviétique de la famille ATO. Monté dans la caisse d’un T-34, il en faisait un OT-34, le char lance-flammes le plus répandu de l’Armée rouge.
 
 
Le lance-flammes sur son chevalet : à droite, le cylindre à piston et l’avant ; à gauche, le boîtier de culasse et ses tringles de commande.

 
 
 
En phonétique  ??? se  prononce Aftamatitcheski tankavy agniemiot, c’est-à-dire « lance-flammes automatique de char ».
Un lance-flammes à poudre(ATO)
Les premiers chars lance-flammes soviétiques des années 1930 projetaient leur mélange avec de l’air ou du gaz comprimé.
L’ATO repose sur un autre principe : c’est un lance-flammes « à piston et à poudre ». Une petite charge de poudre, tirée dans une chambre, pousse un piston qui chasse d’un coup une dose de mélange incendiaire vers la tuyère, où il est enflammé électriquement. L’air comprimé recharge ensuite automatiquement le cylindre pour le jet suivant.
L’arme peut tirer coup par coup ou par rafales de quatre à cinq jets, chacun consommant 10 à 15 litres de mélange. Sa portée atteint 80 à 90 mètres avec un mélange liquide, et 120 à 130 mètres avec un mélange épaissi, qui brûle moins vite en vol.
Les pièces que l’on reconnaît
  • Le cylindre à piston, gros tube central maintenu par deux colliers sur le chevalet : c’est là que le piston chasse le mélange.
  • Les têtes boulonnées, aux deux extrémités du cylindre, qui doivent résister à la pression des gaz de poudre.
  • Le boîtier de culasse, à l’arrière, de section carrée : il reçoit les charges de poudre et le mécanisme de rechargement.
  • Les tringles et leviers de commande, au-dessus, par lesquels le tireur déclenche le tir depuis son poste.
  • L’avant, plus étroit, vers la tuyère et son dispositif d’allumage.
    Deux autres vues : le cylindre, les brides boulonnées et le mécanisme de culasse, restés dans leur peinture noire épaisse.

     
 
Le char OT-34

 
Le lance-flammes prend la place de la mitrailleuse de caisse du T-34 : le char conserve ainsi son canon de 76 mm dans la tourelle. Le réservoir de mélange est logé à l’intérieur de la caisse. Ainsi équipé, le T-34 devient l’OT-34 ; environ 1 170 exemplaires sont produits de 1942 à 1944.
L’OT-34 est la version lance-flammes du T-34 soviétique (OT pour ognemiotny tank, « char lance-flammes »). Sa particularité : il garde son canon de tourelle, le lance-flammes prenant simplement la place de la mitrailleuse de caisse.
Origine
Le lance-flammes ATO-41 est mis au point avant-guerre à l’usine n° 174 sous la direction d’I. A. Aristov, puis adopté par l’Armée rouge.
L’évacuation des usines à l’automne 1941 interrompt sa fabrication ; il ne redevient disponible en nombre qu’au début de 1942.
Il équipe alors deux chars : le KV-8 lourd (lance-flammes en tourelle, à la place du canon principal) et l’OT-34 (lance-flammes en caisse).
Le lance-flammes
 
ATO-41 (OT-34, 1942)
ATO-42 (OT-34 tardifs et OT-34-85)
Principe
Projection par charge de poudre, coup par coup
Idem, automatisme amélioré
Consommation
Environ 10 litres par jet
10 litres par jet
Portée
60-65 m au kérosène, 90-100 m avec un mélange épaissi
60 à 120 m selon le mélange
Cadence
3 jets en rafale
4 à 5 jets en 10 secondes
Réserve (de mémoire, à vérifier)
Environ 100 litres, soit une dizaine de jets
Environ 200 litres, soit une vingtaine de jets
Le char
Armement : canon de 76,2 mm F-34 conservé en tourelle, puis 85 mm sur l’OT-34-85 de 1944.
Equipage : 4 hommes, comme sur le T-34 ; le radio-mitrailleur de caisse devient le servant du lance-flammes.
Aspect : presque impossible à distinguer d’un T-34 ordinaire, hormis le masque de l’arme de caisse. L’ennemi ne pouvait donc pas le repérer et le viser en priorité.
Production (de mémoire, à vérifier) : un peu plus de 1 100 exemplaires, OT-34-85 compris.
Emploi
Les OT-34 servent dans des bataillons autonomes de chars lance-flammes. En 1942, un bataillon compte deux compagnies de KV-8 (10 chars) et une compagnie d’OT-34 (11 chars).
Le KV-8, trop peu produit, est ensuite retiré : l’OT-34 reste seul dans ces unités.
Leur mission principale est d’appuyer l’infanterie contre les bunkers, les tranchées et les points d’appui en zone bâtie.
La faible portée oblige à s’approcher à moins de 100 m de l’objectif, d’où l’intérêt d’avoir gardé le canon.
À partir de 1943, ils reçoivent la version améliorée ATO-42. Une partie de la famille des chars lourds KV a aussi reçu ce type d’arme.
 
Le lance-flammes présenté devant un T-34 : c’est dans la caisse d’un char de ce type, à la place de la mitrailleuse de caisse, qu’il était monté.
Les chars lance-flammes sont regroupés en bataillons et régiments spécialisés. On les engage surtout contre les lignes fortifiées et les localités : le jet enflammé pénètre dans les embrasures, les tranchées et les abris, là où les obus ont peu d’effet.
Une histoire mouvementée
Après les combats de Khalkhin-Gol contre le Japon en 1939, l’armée réclame un lance-flammes capable de porter à au moins 80 mètres sans encombrer le compartiment de combat. Le développement est mené en 1940 à l’usine n° 174 de Leningrad, et la production est confiée à une usine de Lioubertsy, près de Moscou, à partir de l’été 1941. L’avance allemande impose l’évacuation : la fabrication reprend début 1942 dans une nouvelle usine, la n° 222, installée dans l’Oural. La même année, l’arme est remaniée pour simplifier sa fabrication et améliorer sa sécurité : c’est l’ATO-42.
Fiche technique
Désignation
???  Aftamatitcheski tankavy agniemiot, lance-flammes automatique de char
Versions
ATO-41 (1941), puis ATO-42, version remaniée en 1942, montée sur les OT-34 à partir de 1943
Conception
Usine n° 174 de Leningrad ; développement engagé en 1940
Production
Usine de Lioubertsy (1941), puis, après évacuation, usine n° 222 dans l’Oural (1942)
Principe
Un piston poussé par les gaz d’une charge de poudre chasse le mélange ; allumage électrique, rechargement à l’air comprimé
Tir
Coup par coup ou rafales de 4 à 5 jets ; 10 à 15 litres de mélange par jet selon les sources
Portée
80 à 90 m (mélange liquide), 120 à 130 m (mélange épaissi)
Chars équipés
Surtout le T-34, devenu OT-34 (environ 1 170 exemplaires de 1942 à 1944) ; aussi la famille KV
 
   


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