Japon 1937 1945 Officier l’Armée impériale japonaise Seconde guerre sino-japonaise / Seconde Guerre mondiale









Japon  1937 1945 Officier l’Armée impériale japonaise Seconde guerre sino-japonaise / Seconde Guerre mondiale 


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Voila un équipement d’officier de l’Armée impériale japonaise  de la Seconde guerre sino-japonaise et del  Seconde Guerre mondiale, vers 1938–1945  Cette vitrine présente l’équipement d’un officier de l’Armée impériale japonaise (AIJ), accompagné de plusieurs documents personnels qui le rattachent à des individus précis.
Un officier de l'Armée impériale japonaise (1939-1945) appartenait à une hiérarchie militaire marquée par un code d'honneur strict (Bushido) et une soumission totale à l'Empereur
Rôles et hiérarchie des officiers
La hiérarchie des officiers se divisait en trois grands groupes :
Officiers généraux (Sh?kan) : Maréchal (Gensui), Général (Taish?), Lieutenant-général (Ch?j?), Major-général (Sh?sh?). Ils commandaient les divisions, les armées régionales ou les expéditions (comme en Chine ou dans le Pacifique)
Officiers supérieurs (Sh?k?) : Colonel (Rikugun-Daisa), Lieutenant-colonel (Ch?sa), Commandant / Major (Sh?sa). Ils dirigeaient les régiments et les bataillons.
Officiers subalternes (Sh?i) : Capitaine (Tai-i), Lieutenant (Ch?i), Sous-lieutenant (Sh?i). Ils commandaient directement les compagnies ou les pelotons (30 à 40 hommes) sur le terrain

Formés dans les académies militaires (comme l'École de guerre de l'Armée impériale) imprégnées de nationalisme et du refus de la reddition, les officiers inculquaient à leurs hommes le culte du sacrifice suprême (kamikaze, interdiction absolue de se rendre sous peine de déshonneur familial et national). De nombreux officiers supérieurs furent impliqués dans la planification de l'expansion en Asie et dans des crimes de guerre documentés (notamment en Chine)
Casquette à visière gunb?)
Casquette de service d’officier de l’AIJ : calot en laine olive avec passepoil, bandeau rouge devenu orangé avec le temps, et étoile à cinq branches en laiton, emblème de l’Armée de terre. La visière et la jugulaire sont noires. Les hommes du rang portaient généralement le calot souple de campagne ; la casquette à visière et bandeau est donc typique des officiers.
Sabre (shin-gunt?)
Sabre réglementaire d’officier introduit en 1934. Il comporte une poignée gainée de cordon, une garde ajourée à motif de fleurs de cerisier, un pommeau avec anneau de dragonne et les restes d’un gland de grade, ainsi qu’un fourreau en métal peint sombre terminé par une bouterolle en laiton. Il s’agit soit d’un Type 94, soit d’un Type 98 : le nombre de pontets de suspension sur le fourreau permet de les distinguer (deux pour le Type 94, un pour le Type 98), mais les angles des photos ne permettent pas de le voir clairement.

 
Porte-cartes 
Porte-cartes / sacoche de dépêches d’officier en cuir brun, avec passants pour crayons sur le devant et une étoile de l’Armée estampée sur le rabat.
Bottes de cavalier 
Bottes hautes d’officier en cuir brun, avec tirants et semelles cousues et chevillées. Les officiers les achetaient à titre privé plutôt que de les recevoir en dotation.
Uniforme
La vareuse olive à col rabattu et poches à rabat correspond au modèle Type 98. Le pantalon (ou culotte) kaki plus clair se ferme par des boutons. On trouve aussi des chaussettes simples en coton tricoté.
Ceinturon en cuir
Ceinturon d’officier en cuir brun avec boucle à cadre en laiton.
Documents
Ce sont les pièces les plus intéressantes de la vitrine :
Le livret intitulé  (« carnet que l’élève doit toujours porter sur lui ») provient de l’École municipale de jeunesse commerciale et industrielle de Sakai. Les « écoles de jeunesse » (seinen gakk?) offraient aux jeunes travailleurs une formation professionnelle associée à une instruction prémilitaire.
Les dates semblent correspondre à l’an 15 de l’ère Sh?wa (1940), et le nom de famille du titulaire semble être (Yamashita).
La pochette verte en tissu à cordon porte l’inscription (« sac à objets de valeur »). Elle mentionne le nom  (It? Yasukichi) et une désignation d’unité qui semble commencer par (« détaché en Chine centrale »), ce qui le rattacherait aux forces déployées dans le centre de la Chine.
Le troisième papier semble être un certificat de la même école, mais la résolution des photos ne permet pas de le lire de façon fiable.
Conclusion
La vitrine semble donc associer une tenue d’officier « type » à des papiers personnels appartenant à au moins deux hommes différents. Des gros plans plus nets des documents permettraient d’en proposer une traduction plus complète.
 
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