|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
Tableaux générés par IA sur mes Indications
Historique Voir ICI
History Click HERE Un paquetage de soldat de l'Armée populaire de libération chinoise avec uniforme, équipement et poste radio exposés dans un musée militaire de Moscou mais attetion cet article a été rédigé à partir de l'observation directe des photographies fournies, prises dans une vitrine d'un musée militaire de Moscou. Aucune identification officielle (panneau, cartel du musée) n'a pu être consultée : l'attribution qui suit résulte donc d'une analyse des éléments visibles sur les objets eux-mêmes, en particulier les inscriptions présentes sur le poste radio. Ces éléments pointent vers du matériel chinois plutôt que japonais, comme détaillé ci-dessous.
Identification : un lot chinois, pas japonais
À l'examen des photographies, le poste radio à lampes visible dans la vitrine porte plusieurs inscriptions en caractères chinois simplifiés, notamment «» (diàntái, poste émetteur-récepteur) et« poids / catégorie »), ainsi qu'une indication de fréquence « 500 mc/s ». Ce détail est déterminant : l'écriture chinoise simplifiée est issue d'une réforme orthographique promulguée par la République populaire de Chine en 1956. Un matériel portant ce type de caractères ne peut donc pas provenir de l'armée impériale japonaise, dissoute en 1945 après la capitulation du Japon, soit plus de dix ans avant l'introduction de cette écriture.
L'hypothèse la plus cohérente est donc qu'il s'agit d'un ensemble d'équipement individuel de l'Armée populaire de libération (APL) chinoise, très probablement des années 1950 à 1970 — une période marquée par une coopération militaire et technique étroite entre l'URSS et la Chine populaire, en particulier durant la première moitié des années 1950 (guerre de Corée, transferts de matériel et de licences soviétiques vers l'industrie chinoise naissante). La présence de ce lot dans un musée militaire moscovite s'explique aisément par ce contexte d'alliance sino-soviétique, ou par des prises ou échanges de matériel ultérieurs.
Description du poste radio
L'appareil photographié est un poste émetteur-récepteur portable à lampes (tubes électroniques), de conception typique des matériels de transmission militaires du milieu du XXe siècle : boîtier métallique peint, façade regroupant plusieurs boutons de réglage rotatifs, un grand cadran de fréquence gradué, des prises jack pour casque/micro et antenne, ainsi que des étiquettes signalétiques en chinois rivetées sur le panneau avant. Ce type de matériel, alimenté par piles ou accumulateurs, était conçu pour assurer les liaisons radio au niveau du bataillon ou de la compagnie, sur le modèle des transistors et récepteurs à lampes alors produits sous licence ou influence soviétique dans plusieurs pays du bloc de l'Est et leurs alliés, dont la Chine populaire.
Description de l'uniforme et de l'équipement individuel
Le paquetage exposé comprend un ensemble cohérent d'effets et d'équipements individuels de couleur kaki clair, caractéristique des tenues d'été ou de campagne de nombreuses armées d'Asie de l'Est au milieu du XXe siècle :
Cet assortiment, avec ses bandes molletières, sa casquette souple et ses bottines cloutées, évoque fortement la tenue d'été des soldats et sous-officiers chinois de l'après-guerre, dans la continuité stylistique des uniformes utilisés par les forces communistes chinoises dès la guerre civile et pérennisés après la création de la République populaire en 1949, puis durant la guerre de Corée (1950-1953), où l'APL a combattu aux côtés de la Corée du Nord contre les forces des Nations unies.
Contexte historique : la coopération sino-soviétique
Entre 1950 et la rupture sino-soviétique de la fin des années 1950, l'URSS a fourni à la Chine populaire une aide militaire, technique et industrielle considérable : conseillers militaires, transferts de licences de fabrication d'armement et de matériel de transmission, formation d'ingénieurs et de techniciens chinois dans les instituts soviétiques. C'est dans ce cadre que du matériel radio d'inspiration ou de fabrication soviétique a pu être produit en Chine avec des inscriptions en caractères chinois, ou que du matériel réellement chinois a pu être transmis à des musées soviétiques puis russes à titre de dons diplomatiques, de trophées d'exposition ou de pièces d'échange entre institutions militaires alliées.
Conclusion
Contrairement à l'identification initiale envisagée, les inscriptions en écriture chinoise simplifiée présentes sur le poste radio excluent une origine japonaise et orientent fermement vers un lot d'équipement individuel de l'Armée populaire de libération chinoise, probablement des années 1950 à 1970. Sa présence dans un musée militaire de Moscou illustre les liens historiques, aujourd'hui largement oubliés du grand public, entre les appareils militaires soviétique et chinois durant la première décennie de la Guerre froide. Une confirmation définitive nécessiterait la consultation du cartel ou de la documentation officielle du musée concerné.
|
|
Droit d’auteur La plupart des photographies publiées sur ce site sont la propriété exclusive de © Claude Balmefrezol Elles peuvent être reproduites pour une utilisation personnelle, mais l’autorisation préalable de leur auteur est nécessaire pour être exploitées dans un autre cadre (site web publications etc) Les sources des autres documents et illustrations sont mentionnées quand elles sont connues. Si une de ces pièces est protégée et que sa présence dans ces pages pose problème, elle sera retirée sur simple demande. Principaux Collaborateurs:
Nb
de visiteurs:9756832 Nb
de visiteurs aujourd'hui:1035 Nb
de connectés:75
| |||||||||||||||||||||||||||||||