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MASERATI ALEXANDER une monoplace de course née en Argentine en 1948
Un témoin du sport automobile sud-américain
Au-delà de sa mécanique, la Maserati Alexander est avant tout un témoignage précieux de l'effervescence du sport automobile argentin de l'après-guerre, période durant laquelle les écuries locales rivalisaient d'ingéniosité pour construire des voitures compétitives à partir de bases mécaniques européennes. Conservée aujourd'hui au Musée Automobile de Vendée, à Talmont-Saint-Hilaire, elle côtoie d'autres monoplaces historiques et rappelle l'âge d'or de la course automobile artisanale.
Une création artisanale sud-américaine
La Maserati Alexander est une monoplace de course construite en 1948 par Don Alexander, patron de l'écurie « Suri Isadio » en Argentine. À une époque où le sport automobile sud-américain se développait à grande vitesse, porté par des figures comme Juan Manuel Fangio, plusieurs écuries locales n'hésitaient pas à concevoir leurs propres « spéciales » en s'appuyant sur des mécaniques Maserati réputées pour leur fiabilité et leurs performances.
Cette voiture a activement participé à de nombreuses courses en Amérique du Sud, portant fièrement le numéro 23 ainsi que les couleurs italiennes et argentines peintes sur sa carrosserie — un symbole de l'origine transalpine de sa mécanique et de sa terre d'adoption sportive.
Une carrosserie de pur monoplace
La ligne de l'Alexander reprend les codes des monoplaces de course de la fin des années 1940 : un long capot ajouré de multiples ouïes de ventilation, une calandre imposante à l'avant, des roues à rayons fines et un cockpit minimaliste réduit à l'essentiel, avec un unique siège baquet en cuir noir et un volant à quatre branches. La carrosserie, martelée et rivetée à la main, porte encore les traces de son passé de course : plaques d'accès moteur, sangles de maintien du capot et inscriptions d'époque.
Un six-cylindres de 3,8 litres
Sous ce capot allongé se cache un six-cylindres de 3 800 cm³, annoncé pour une puissance de 180 chevaux — une donnée d'ailleurs peinte directement sur le flanc de la voiture, comme le voulait l'usage pour informer commissaires et spectateurs lors des courses. Associé à une transmission par propulsion et une boîte à 4 rapports plus marche arrière, cet ensemble permettait à la voiture d'atteindre environ 220 km/h, une performance solide pour une monoplace artisanale de la fin des années 1940.
Fiche technique
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