|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Tableaux générés par IA sur mes indications
L'Aumont de 1965 une monoplace artisanale de 1965, carrosserie rouge, exposée au Musée de l'Automobile de Vendée.
Un « sans-patente » au Musée de l'Automobile de Vendée
Au milieu des berlines et torpédos d'avant-guerre du Musée de l'Automobile de Vendée, à Talmont-Saint-Hilaire, une petite silhouette rouge et blanche détonne : une monoplace de course construite artisanalement en 1965. Basse, effilée, dotée d'un moteur central, elle appartient à cette catégorie de véhicules que les passionnés surnomment affectueusement les « sans-patente » — des voitures de course conçues et assemblées par des amateurs passionnés, en dehors de toute industrie automobile constituée.
Cette monoplace porte le nom de son créateur : Gabriel Aumont, un constructeur amateur qui, comme plusieurs autres bricoleurs de génie de son époque (Rispal, Pradeau, Filatre...), a conçu et réalisé de ses mains une voiture de compétition à partir d'une mécanique Panhard, alors très prisée pour sa légèreté et sa fiabilité.
Le contexte : la Formule IV et les monoplaces amateurs
Dans la première moitié des années 1960, une multitude de jeunes constructeurs passionnés se lancent dans la fabrication de monoplaces bon marché, destinées à une catégorie alors en gestation : la Formule IV. Cette formule, qui n'obtiendra finalement jamais l'homologation de la Commission Sportive Internationale, avait pourtant une ambition généreuse : permettre à de jeunes pilotes de s'aguerrir aux circuits pour un budget très inférieur à celui d'une GT de compétition.
Faute d'un cadre officiel, cette « formule qui s'est toujours cherchée et jamais trouvée » a néanmoins vu émerger des réalisations très abouties, mêlant mécaniques Renault, Panhard ou Simca et châssis tubulaires bricolés dans des ateliers de fortune. Aumont comptait parmi les meilleurs représentants de cette scène, aux côtés de constructeurs comme Rispal ou Pradeau.
Septembre 1965 : la consécration à Nogaro
C'est sur le circuit Paul-Armagnac de Nogaro, dans le Gers, que la monoplace Aumont connaît son heure de gloire. En septembre 1965, Gabriel Aumont et sa voiture, parfaitement mise au point, dominent les deux manches de la course, disputées sur 15 tours chacune. La performance est d'autant plus remarquable que la petite Aumont, avec ses 850 cm³, boucle les tours près de deux secondes plus vite que la meilleure voiture de la catégorie Tourisme, une Ford Cortina Lotus de 1 500 cm³ pilotée par Farjon — un « 850 contre un 1500 vitaminé », comme le résume avec malice la fiche du musée.
Après cette belle réussite en Formule IV, Aumont engagera également sa création en Formule III, avec moins de succès. Mais c'est bien cette victoire de Nogaro qui reste associée au nom de son constructeur amateur,
La voiture exposée : caractéristiques techniques
Propulsée par un bicylindre Panhard à plat, refroidi par air et placé en position centrale, cette monoplace de 850 cm³ affichait, en dépit de son faible gabarit, des performances remarquables pour l'époque.
En septembre 1965, sur le circuit de Nogaro (Circuit Paul Armagnac), le pilote-constructeur français Gabriel Aumont s'est illustré de manière magistrale au volant de sa propre monoplace, la Aumont-Panhard.
Voici les détails marquants de cet événement historique : Une domination totale : Gabriel Aumont s'est montré souverain en remportant les 15 tours de chacune des deux manches de sa catégorie. Une prouesse mécanique : Sa monoplace artisanale était propulsée par un petit moteur bicylindre Panhard de seulement 850 cm³. Un chrono exceptionnel : Malgré cette petite cylindrée, il a réussi l'exploit de tourner 2 secondes plus vite que le meilleur temps de la catégorie "Tourisme", détenu par la puissante Ford Cortina Lotus (pourtant La monoplace Aumont-Panhard, conçue par Gabriel Aumont en 1964, est une voiture de course artisanale qui s'inscrit dans la catégorie de la Formule IV. Sa conception repose sur un savant mélange de composants existants et d'innovations aérodynamiques pour compenser la petite cylindrée de sa motorisation Cette performance est restée dans les annales comme l'une des grandes démonstrations de l'efficacité des petits moteurs Panhard transfigurés en véritables bolides de course par des artisans passionnés de l'époque Voici l'analyse détaillée de sa fiche technique et de son architecture mécanique : Châssis et Train Roulant Structure tubulaire : Le châssis a été entièrement fabriqué à partir de tubes d'acier de 28 x 32 mm. Pour optimiser la géométrie globale de sa voiture, Gabriel Aumont a basé l'implantation de son architecture sur des éléments d'un châssis Lotus. Dimensions compactes : La monoplace possède un empattement de 230 cm Système de freinage : Pour stopper le véhicule, le constructeur a équipé sa monoplace de tambours ETA, directement prélevés sur les berlines Panhard PL 17 et Panhard 24 qui venaient tout juste de sortir des usines. Aérodynamisme et Fuselage Maître-couple ultra-réduit : La grande force de cette monoplace réside dans la finesse extrême de sa carrosserie. Elle se distingue par un fuselage en forme d'obus particulièrement étroit, réduisant au strict minimum la résistance de l'air. Suspensions "In Board" : Tout comme les célèbres monoplaces de l'école de pilotage MEP X2 ou X27, la suspension est assurée par des combinés ressort/amortisseur logés à l'intérieur de la carrosserie (in board). Ce choix technique permet de libérer totalement l'écoulement des flux d'air autour des roues et des triangles extérieurs, maximisant l'efficacité aérodynamique globale Motorisation et Transmission Groupe motopropulseur : La voiture embarque le bloc mécanique et la boîte de vitesses d'origine Panhard. Le moteur Panhard : Il s'agit du fameux moteur bicylindre à plat (flat-twin) refroidi par air, d'une cylindrée nominale d'environ 850 cm³ (848 cm³ précisément). Ce moteur offrait un excellent rapport poids-puissance, idéal pour propulser un fuselage aussi léger. La fiche technique du musée en détaille les caractéristiques :
|
|
Droit d’auteur La plupart des photographies publiées sur ce site sont la propriété exclusive de © Claude Balmefrezol Elles peuvent être reproduites pour une utilisation personnelle, mais l’autorisation préalable de leur auteur est nécessaire pour être exploitées dans un autre cadre (site web publications etc) Les sources des autres documents et illustrations sont mentionnées quand elles sont connues. Si une de ces pièces est protégée et que sa présence dans ces pages pose problème, elle sera retirée sur simple demande. Principaux Collaborateurs:
Nb
de visiteurs:9786086 Nb
de visiteurs aujourd'hui:2908 Nb
de connectés:101
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||