Aumont 1965









Aumont  1965 
English Translation

Merci Vincent
 

 Tableaux générés par IA sur mes indications
 


Historique Voir ICI
History Click Here

 

L'Aumont de 1965 une monoplace artisanale  de 1965, carrosserie rouge, exposée au Musée de l'Automobile de Vendée.
Un « sans-patente » au Musée de l'Automobile de Vendée

En français, « patente » est un vieux mot qui désignait la licence/taxe professionnelle qu'un artisan ou un commerçant devait payer à l'État pour exercer légalement son activité (l'« impôt des patentes », remplacé en 1975 par la taxe professionnelle). Un « constructeur sans patente », c'est donc littéralement un constructeur sans licence professionnelle — quelqu'un qui bricole et assemble une voiture de course dans son garage, en amateur, sans être un constructeur automobile officiellement enregistré comme tel.

C'est exactement le sens qu'on retrouve dans le milieu des voitures de collection françaises : on parle de « constructeurs sans patente » pour désigner ces autodidactes qui, dans les années 1950-1960, montaient des monoplaces de course de toutes pièces (souvent avec des pièces de récupération) en dehors de toute industrie constituée — un peu comme la petite BLF construite par un jeune homme de 18 ans dans le Doubs en 1966.

Donc :

  • « Sans-patente » ≠ sans permis de conduire (ce serait plutôt le sens du mot italien isolé).
  • « Sans-patente » = sans licence/patente professionnelle, c'est-à-dire construit hors du cadre industriel et commercial officiel — l'équivalent d'un « bricoleur de génie » plutôt que d'un chauffard sans papiers.

    La patente était un impôt/licence professionnelle en France, payé par tout artisan, commerçant ou industriel pour avoir le droit d'exercer son activité. Elle existait depuis la Révolution française (loi de 1791, qui avait justement aboli les corporations et créé cette contribution en contrepartie de la liberté d'entreprendre), et elle a été remplacée en 1975 par la taxe professionnelle (elle-même remplacée depuis 2010 par la CFE/CVAE).

    Donc un « constructeur sans patente », dans le monde automobile, c'est un homme qui construit et fait courir sa propre voiture sans être déclaré comme constructeur automobile professionnel — sans avoir payé cette patente, sans registre du commerce, sans structure industrielle : juste un passionné dans son garage, avec un statut purement amateur au regard du fisc et de l'administration.

    C'est ce qui rend ces voitures si particulières dans un musée : elles ne portent pas la marque d'un constructeur reconnu, mais celle d'un bricoleur inspiré — un peu les « artisans hors-la-loi fiscale » de la course automobile.

 

Au milieu des berlines et torpédos d'avant-guerre du Musée de l'Automobile de Vendée, à Talmont-Saint-Hilaire, une petite silhouette rouge et blanche détonne : une monoplace de course construite artisanalement en 1965. Basse, effilée, dotée d'un moteur central, elle appartient à cette catégorie de véhicules que les passionnés surnomment affectueusement les « sans-patente » — des voitures de course conçues et assemblées par des amateurs passionnés, en dehors de toute industrie automobile constituée.
Cette monoplace porte le nom de son créateur : Gabriel Aumont, un constructeur amateur qui, comme plusieurs autres bricoleurs de génie de son époque (Rispal, Pradeau, Filatre...), a conçu et réalisé de ses mains une voiture de compétition à partir d'une mécanique Panhard, alors très prisée pour sa légèreté et sa fiabilité.
Le contexte : la Formule IV et les monoplaces amateurs
Dans la première moitié des années 1960, une multitude de jeunes constructeurs passionnés se lancent dans la fabrication de monoplaces bon marché, destinées à une catégorie alors en gestation : la Formule IV. Cette formule, qui n'obtiendra finalement jamais l'homologation de la Commission Sportive Internationale, avait pourtant une ambition généreuse : permettre à de jeunes pilotes de s'aguerrir aux circuits pour un budget très inférieur à celui d'une GT de compétition.
Faute d'un cadre officiel, cette « formule qui s'est toujours cherchée et jamais trouvée » a néanmoins vu émerger des réalisations très abouties, mêlant mécaniques Renault, Panhard ou Simca et châssis tubulaires bricolés dans des ateliers de fortune. Aumont comptait parmi les meilleurs représentants de cette scène, aux côtés de constructeurs comme Rispal ou Pradeau.
Septembre 1965 : la consécration à Nogaro
C'est sur le circuit Paul-Armagnac de Nogaro, dans le Gers, que la monoplace Aumont connaît son heure de gloire. En septembre 1965, Gabriel Aumont et sa voiture, parfaitement mise au point, dominent les deux manches de la course, disputées sur 15 tours chacune. La performance est d'autant plus remarquable que la petite Aumont, avec ses 850 cm³, boucle les tours près de deux secondes plus vite que la meilleure voiture de la catégorie Tourisme, une Ford Cortina Lotus de 1 500 cm³ pilotée par Farjon — un « 850 contre un 1500 vitaminé », comme le résume avec malice la fiche du musée.
Après cette belle réussite en Formule IV, Aumont engagera également sa création en Formule III, avec moins de succès. Mais c'est bien cette victoire de Nogaro qui reste associée au nom de son constructeur amateur,
La voiture exposée : caractéristiques techniques
Propulsée par un bicylindre Panhard à plat, refroidi par air et placé en position centrale, cette monoplace de 850 cm³ affichait, en dépit de son faible gabarit, des performances remarquables pour l'époque.
En septembre 1965, sur le circuit de Nogaro (Circuit Paul Armagnac), le pilote-constructeur français Gabriel Aumont s'est illustré de manière magistrale au volant de sa propre monoplace, la Aumont-Panhard.
Voici les détails marquants de cet événement historique :
Une domination totale : Gabriel Aumont s'est montré souverain en remportant les 15 tours de chacune des deux manches de sa catégorie.
Une prouesse mécanique : Sa monoplace artisanale était propulsée par un petit moteur bicylindre Panhard de seulement 850 cm³.
Un chrono exceptionnel : Malgré cette petite cylindrée, il a réussi l'exploit de tourner 2 secondes plus vite que le meilleur temps de la catégorie "Tourisme", détenu par la puissante Ford Cortina Lotus (pourtant 
La
monoplace Aumont-Panhard, conçue par Gabriel Aumont en 1964, est une voiture de course artisanale qui s'inscrit dans la catégorie de la Formule IV. Sa conception repose sur un savant mélange de composants existants et d'innovations aérodynamiques pour compenser la petite cylindrée de sa motorisation

Cette performance est restée dans les annales comme l'une des grandes démonstrations de l'efficacité des petits moteurs Panhard transfigurés en véritables bolides de course par des artisans passionnés de l'époque
Voici  l'analyse détaillée de sa fiche technique et de son architecture mécanique :
Châssis et Train Roulant
Structure tubulaire : Le châssis a été entièrement fabriqué à partir de tubes d'acier de 28 x 32 mm. Pour optimiser la géométrie globale de sa voiture, Gabriel Aumont a basé l'implantation de son architecture sur des éléments d'un châssis Lotus.

Dimensions compactes : La monoplace possède un empattement de 230 cm
Système de freinage : Pour stopper le véhicule, le constructeur a équipé sa monoplace de tambours ETA, directement prélevés sur les berlines Panhard PL 17 et Panhard 24 qui venaient tout juste de sortir des usines.
Aérodynamisme et Fuselage

Maître-couple ultra-réduit : La grande force de cette monoplace réside dans la finesse extrême de sa carrosserie. Elle se distingue par un fuselage en forme d'obus particulièrement étroit, réduisant au strict minimum la résistance de l'air. 

Suspensions "In Board" : Tout comme les célèbres monoplaces de l'école de pilotage MEP X2 ou X27, la suspension est assurée par des combinés ressort/amortisseur logés à l'intérieur de la carrosserie (in board). Ce choix technique permet de libérer totalement l'écoulement des flux d'air autour des roues et des triangles extérieurs, maximisant l'efficacité aérodynamique globale
Motorisation et Transmission
Groupe motopropulseur : La voiture embarque le bloc mécanique et la boîte de vitesses d'origine Panhard.
Le moteur Panhard : Il s'agit du fameux moteur bicylindre à plat (flat-twin) refroidi par air, d'une cylindrée nominale d'environ 850 cm³ (848 cm³ précisément). Ce moteur offrait un excellent rapport poids-puissance, idéal pour propulser un fuselage aussi léger.
  •  
     
La fiche technique du musée en détaille les caractéristiques :
Constructeur
Gabriel Aumont (constructeur amateur)
Année
1965
Type
Compétition
Carrosserie
Course, monoplace
Moteur
Panhard, 2 cylindres à plat, en position centrale, refroidi par air
Cylindrée
850 cm³
Puissance fiscale
5 CV
Freins
Hydrauliques
Boîte de vitesses
4 rapports
Transmission
Propulsion (roues arrière motrices)
Vitesse maximale
Environ 170 km/h
Fait d'armes
Victorieuse des deux manches à Nogaro en septembre 1965
 
 

 

   


Copyright © 2003-2026 MaquetLand.com [Le Monde de la Maquette] et AMM- Tous droits réservés - Contactez l'Administrateur en cliquant ici

Ce site sans aucun but lucratif n’a pour but que de vous faire aimer l’ Histoire
Droit d’auteur
La plupart des photographies publiées sur ce site sont la propriété exclusive de © Claude Balmefrezol
Elles peuvent être reproduites pour une utilisation personnelle, mais l’autorisation préalable de leur auteur est nécessaire pour être exploitées dans un autre cadre (site web publications etc)
Les sources des autres documents et illustrations sont mentionnées quand elles sont connues. Si une de ces pièces est protégée et que sa présence dans ces pages pose problème, elle sera retirée sur simple demande.

Principaux Collaborateurs:

Gimeno Claude (+)
Brams Jean Marie
Janier Charles
Vincent Burgat
Jean Pierre Heymes
Marie Christophe (+)
Jouhaud Remi
Gris Patrice
Luc Druyer
Lopez Hubert
Giugliemi Daniele


Nb de visiteurs:9786086
Nb de visiteurs aujourd'hui:2908
Nb de connectés:101