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History Click HERE Le poste de pilotage est équipé d'un siège éjectable Martin-Baker, élément central de la sécurité du pilote. Sur les premières versions comme le Mirage IIIC, il s'agit d'un Martin-Baker Mk 4, décliné en plusieurs sous-versions selon les appareils (RM4 sur le Mirage IIIE, ERM4 sur les IIIE/BE/R/RD, BRM4 sur le Mirage 5). Ce siège, conçu au début des années 1950 pour répondre aux besoins d'allègement des « chasseurs légers », retient l'architecture essentielle des sièges Martin-Baker de l'époque — canon d'éjection à 80 pieds par seconde, système de parachute stabilisateur à double drogue, unité de retardement temporisée — tout en réduisant sensiblement la masse de l'ensemble par rapport aux générations précédentes. Il équipera, au-delà du Mirage, une grande partie des avions de combat français de cette génération : Étendard, Jaguar, Fouga Magister, Super Mystère, Vautour.
Le Martin-Baker Mk.4 est un siège éjectable britannique de la génération des années 1950, conçu pour des avions de chasse et d’entraînement plus légers. Il équipe notamment plusieurs appareils français,
Caractéristiques principales
Siège éjectable balistique à cartouches, avec poignées d’initiation haute et basse. Système de parachutes stabilisateurs duplex, parachute principal en conteneur dorsal en forme de fer à cheval, et tendeur de harnais. Déclenchement de la verrière puis éjection par canon télescopique à deux charges, avec dispositifs de retenue des jambes. Domaine d’utilisation annoncé jusqu’à 600 KIAS, avec une altitude maxi d’emploi d’environ 50 000 ft selon les notices Martin-Baker. Le système de retenue des jambes Martin-Baker a pour but d’éviter que les jambes du pilote ne soient projetées vers l’avant au moment où le siège quitte l’avion. Sur les sièges Mk.4, la documentation Martin-Baker indique explicitement la présence d’un « système de maintien de jambes ».
Principe de fonctionnement
Au déclenchement de l’éjection, le siège impose une séquence très brève et violente. Dans cette phase, des sangles ou dispositifs de retenue ramènent les jambes vers l’arrière pour les maintenir alignées avec le corps et limiter les blessures dues au vent relatif et à l’accélération.
Le fonctionnement est donc essentiellement automatique : la retenue des jambes intervient dès le début de la sortie du siège, en coordination avec le harnais, la traction du corps vers le siège et les autres sécurités de l’éjection.
Rôle dans la séquence
Ce système sert à éviter l’écartement incontrôlé des membres, problème bien connu des premiers sièges d’éjection. Les descriptions techniques générales des sièges éjectables expliquent qu’un rappel de membres, notamment des jambes, a été ajouté pour empêcher les membres du pilote de partir dans des directions opposées pendant l’éjection.
Sur les sièges Martin-Baker plus modernes, la retenue des jambes travaille avec le harnais et les autres dispositifs de stabilisation pour maintenir une posture compatible avec la montée du siège, puis avec la séparation siège-pilote et l’ouverture du parachute.
En pratique
Concrètement, l’effet recherché est triple :
garder les jambes collées à la structure du siège pendant l’accélération. réduire le risque de choc avec le cockpit ou la verrière. limiter les fractures, entorses et traumatismes liés à la cinématique de l’éjection. Sur le Mk.4
Pour le Mk.4, Martin-Baker mentionne clairement ce dispositif parmi les équipements du siège, aux côtés des parachutes stabilisateurs, du parachute principal et du tendeur de harnais. Cela montre que la retenue des jambes n’est pas un ajout marginal, mais un élément intégré à la sécurité globale du siège. Séquence d’éjection Le pilote actionne l’une des deux poignées d’initiation, généralement la poignée haute principale ou la poignée basse auxiliaire |
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