FFG ACSV G5 DroneLight (Armoured Combat Support Vehicle) Eurosatory 2026









FTSG ACSV G5  DroneLight (Armoured Combat Support Vehicle) Eurosatory 2026
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Fiche technique  FFG ACSV G5 (Armoured Combat Support Vehicle)
C 'est la Version i "cargo/support" en configuration de base
D'après les éléments visibles (caisse arrière modulaire type conteneur avec portes latérales à loquets et grilles d'aération, tourelle/mât de capteurs "EshTech" sans arme montée  caméra + capteur thermique/optronique uniquement), il s'agit très probablement de la version de base "cargo/support" de l'ACSV G5, et non de l'une des variantes spécialisées déjà commercialisées :
Variante déjà déployées sur cette base
NOMADS (défense aérienne courte portée, missiles AIM-9X/IRIS-T, radar AESA Ground Master 200)
MWS120 Ragnarok (mortier automoteur 120 mm de Rheinmetall Norvège)
Skyranger 30 (canon anti-aérien 30 mm)
Version ambulance blindée (2 brancards ou 1 brancard + personnel médical)
Version dépannage/récupération (ARV, module MITE commandé par la Norvège)
Version cargo avec grue — celle de vos photos
La caisse a l'air de type conteneur/logistique
C'est donc le châssis "nu" sur lequel viennent ensuite se greffer les modules spécifiques  le véhicule que FFG expose pour illustrer sa base commune multi-clients, plutôt qu'une variante d'arme finalisée.
Fabricant : Flensburger Fahrzeugbau Gesellschaft (FFG), Allemagne
Origine : dérivé du démonstrateur technologique PMMC G5 (Protected Mission Module Carrier), lui-même issu de l'expérience de FFG sur la modernisation du M113 (plus de 1 600 véhicules mis à niveau depuis 1995)
Type : véhicule blindé chenillé multi-rôle, conçu pour succéder à la famille M113
Production en série : depuis 2021

Concept modulaire
Le châssis arrière est conçu comme une plateforme cargo standardisée avec connecteurs ISO pour conteneurs de 10 et 6,5 pieds, alimentation électrique/hydraulique et transmission de données — permettant de recevoir différents modules de mission interchangeables en quelques heures, même sur le terrain.
Il a été acquit par

 Norvège — premier client et utilisateur historique : commande initiale de 51 exemplaires en 2018, entrée en service à partir de 2022. Utilisé aussi comme base du système de défense aérienne courte portée NOMADS
Pays-Bas — commande de 18 ACSV pour le système NOMADS néerlandais, avec une intention d'achat pouvant grimper à 100-150, voire jusqu'à 440 unités début 2026, pour la 43e brigade mécanisée lourde
 Ukraine — au moins 8 ACSV déjà livrés, financés par le gouvernement allemand ; à Eurosatory 2026, FFG a annoncé avoir obtenu un troisième client officiel, très probablement l'Ukraine elle-même en direct (au-delà des dons allemands)

En comparant avec la version 2024 
Ici nous avons un 
ACSV version  DroneLight : le laser anti-drones de FFG et Esh-Tech
Une rupture technologique par rapport à la variante à canon
Contrairement à la version CONDOR/Turra 30-SA (canon de 30 mm), la seconde variante d'ACSV présentée à Eurosatory 2026 abandonne l'artillerie classique au profit d'un effecteur entièrement différent : un laser pulsé de haute énergie, intégré dans un module baptisé DroneLight, développé par l'entreprise israélienne Esh-Tech Systems et embarqué pour la première fois sur la caisse de l'ACSV. FFG présente cette combinaison comme une avancée technique inédite (« breaking new ground »), et non comme un simple produit sur étagère.
Comment fonctionne DroneLight
Le principe diffère radicalement des lasers anti-drones « classiques » à onde continue, qui doivent chauffer un même point de la cible pendant plusieurs secondes pour provoquer des dommages structurels. DroneLight fonctionne par impulsions très brèves : chaque tir dure environ 10 millisecondes et vise à perforer directement la structure du drone pour atteindre ses composants internes critiques — capteurs, caméras, électronique de vol.
Le PDG d'Esh-Tech, Erez Riahi, décrit ce fonctionnement de façon imagée : chaque impulsion agit « comme une balle », capable de traverser plusieurs millimètres de plastique voire d'aluminium pour aller frapper directement les organes sensibles de l'appareil. Conséquence pratique : là où un laser à onde continue peut nécessiter plus de dix secondes d'exposition pour neutraliser une cible, DroneLight revendique une neutralisation en seulement une à deux secondes.
Performances annoncées
Associé à un radar intégré, le module offre :
une couverture à 360° autour du véhicule ;une portée de détection/engagement jusqu'à 1 kilomètre ;
une cadence de neutralisation pouvant atteindre 30 menaces par minute.
Ces chiffres, s'ils sont confirmés en conditions opérationnelles, positionneraient le système parmi les solutions C-UAS embarquées les plus rapides du marché — un enjeu central face aux essaims de drones FPV bon marché observés en nombre croissant sur le front ukrainien.
Pourquoi un laser plutôt qu'un canon
Le choix d'un effecteur laser répond à une logique bien précise pour ce rôle : contrairement à un canon de 30 mm à munitions airburst, un laser pulsé ne consomme pas de munitions physiques (donc pas de logistique de réapprovisionnement en pleine bataille), offre un coût par tir quasi nul, et permet des engagements très précis à courte et moyenne portée sans risque de dommages collatéraux liés à des éclats retombant au sol — un avantage notable pour une utilisation en zone urbaine ou à proximité de troupes amies. En contrepartie, la portée reste plus limitée qu'un système à canon ou à missile, ce qui explique pourquoi FFG continue de proposer en parallèle la variante à tourelle Turra 30-SA, plus adaptée à des menaces aériennes plus véloces ou situées à plus longue distance.
Contexte industriel
Esh-Tech promeut actuellement DroneLight sur plusieurs marchés (Europe, Amérique latine, États-Unis, Asie-Pacifique), et son intégration sur l'ACSV de FFG constitue une vitrine importante : elle démontre la capacité du système à fonctionner « embarqué » sur une plateforme blindée mobile, et non plus seulement en poste fixe de défense de site — un pas supplémentaire vers une défense antidrones qui accompagne directement les colonnes blindées en mouvement, plutôt que de rester statique en arrière du front.
Comme pour la variante CONDOR, FFG n'a annoncé, à ce stade, aucun contrat de série pour cette version DroneLight : elle reste présentée comme un démonstrateur destiné à recueillir l'intérêt des états-majors, dans un contexte où la menace des drones s'impose désormais comme une priorité d'acquisition pour la plupart des armées européennes.
Cet engin est le FFG ACSV G5, présenté à Eurosatory 2026, dans sa configuration de défense anti-drones DroneLight (celle que nous venons de détailler juste avant). Plusieurs éléments visibles sur les photos permettent de l'identifier avec certitude :
Les marqueurs d'identification
La tête optique noire et argentée au sommet du mât (image 2), avec son ouverture circulaire caractéristique — c'est précisément l'émetteur/récepteur laser pulsé décrit précédemment (l'ouverture optique de 300 mm partagée entre poursuite et tir).
Le châssis chenillé bas et compact, sans tourelle armée classique  contrairement à la variante CONDOR/Turra 30-SA vue plus tôt (canon 30 mm), celle-ci n'a aucun armement conventionnel visible : la totalité de la fonction défense est assurée par le module laser, ce qui confirme qu'il s'agit bien de la variante « effecteur laser » et non de la variante à tourelle.
Les larges panneaux amovibles sur les flancs (poignées visibles) correspondent au module de soutien de 350 kg logé à l'intérieur de la caisse (alimentation, refroidissement, électronique), décrit dans le point précédent.En résumé
Il s'agit donc du même véhicule de base (ACSV G5) que la version présentée avec la tourelle Turra 30-SA, mais reconfiguré avec le module de mission DroneLight plutôt qu'avec une tourelle armée — illustration concrète du concept de modularité mis en avant par FFG : la caisse ACSV reste identique, seul le module de mission change, échangeable en quelques heures grâce aux interfaces standardisées ISO.
 

On voit qu'il s'agit du même véhicule de base, mais présenté à deux salons différents (2024 vs 2026), avec des différences de configuration et une évolution du programme entre les deux.
Comparatif ACSV G5 — Eurosatory 2024 vs vos photos 2026
Caractéristique
Eurosatory 2024 (maquetland)
Vos photos 2026
Longueur
6,93 m
6,2 m
Largeur
2,99 m
2,9 m
Hauteur
3,05 m
2,5 m
Poids
26 t
26-26,5 t
Charge utile
8 t
8,5 t
Moteur
MTU multicarburant, 460 kW
MTU diesel, 580 ch (≈ 432 kW)
Vitesse max.
74 km/h
74 km/h
Autonomie
> 600 km
jusqu'à 1 000 km
Franchissement
tranchée 2,30 m / gué 1,20 m
(non précisé sur vos photos)
D'où viennent ces écarts ?
Hauteur très différente (3,05 m vs 2,5 m) : c'est probablement la différence la plus significative. Le chiffre de 3,05 m de 2024 correspond vraisemblablement à une configuration fermée avec superstructure/tourelle montée (cabine blindée haute), alors que la version "cargo/support" que vous avez photographiée en 2026 est en configuration plateau ouvert bas, sans caisson — d'où la hauteur réduite.
Autonomie annoncée en hausse (600 → 1000 km) : signe d'une amélioration continue du produit ou simplement d'une communication commerciale plus optimiste deux ans plus tard — FFG affine régulièrement ses chiffres à mesure que les tests réels s'accumulent.
Puissance moteur (460 kW vs 580 ch) : ces deux valeurs sont en réalité très proches une fois converties (460 kW ≈ 617 ch, contre 580 ch annoncés) — possible légère divergence de source plutôt qu'un changement mécanique réel, ou choix d'un moteur légèrement différent selon la version.
La vraie différence : le contexte commercial, pas la mécanique
Le plus important entre 2024 et 2026, ce n'est pas la fiche technique (qui reste globalement stable — même plateforme, même chenilles composite caoutchouc, même architecture NGVA), mais l'évolution du programme :
2024 : la Norvège reste le client de référence ; le système SHORAD avec Kongsberg (missiles Sidewinder) est présenté comme nouveauté
2026 : le programme s'est étoffé — Pays-Bas (jusqu'à 440 unités envisagées), Ukraine (livraisons confirmées + 3e client annoncé), et surtout la diversification en modules bien identifiés que vous avez photographiés : NOMADS, Ragnarok, Skyranger 30, module Combat Recovery System (dépannage)
En résumé : même véhicule, même famille, mais un catalogue de modules et une base de clients bien plus large en 2026 qu'en 2024 — la plateforme a mûri commercialement plus qu'elle n'a changé mécaniquement.
 
Caractéristiques générales
Caractéristique
Poids≈ 26-26,5 t
Longueur6,2 m
Largeur2,9 m
Hauteur2,5 m
Charge utilejusqu'à 8,5 t
Moteur diesel MTU, 580 ch
Transmissionautomatique ZF
Vitesse max.74 km/h
Autonomie jusqu'à 1 000 km
Équipage2 + jusqu'à 12 combattants transportés à l'arrière
Chenillescomposite caoutchouc (faible bruit/vibration, très faible pression au sol — excellent en neige/sable/terrain meuble)
En résumé
L'ACSV illustre une tendance forte du marché européen actuel : un châssis chenillé unique, mutualisé entre plusieurs pays de l'OTAN et partiellement transféré à l'Ukraine, servant de socle commun à des missions aussi variées que le transport, l'artillerie, la défense antiaérienne ou l'évacuation sanitaire — et le véhicule que vous avez photographié en est précisément la déclinaison la plus générique, celle qui sert de vitrine à toute cette modularité.
 
   


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