Police Routière Militaire Inspecteur Junior 1976 1991









Police Routière Militaire Inspecteur Junior 1976 1991 
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L'Inspecteur junior de la Police Militaire de la Circulation de l'URSS en tenue Hiver
L'uniforme se compose de plusieurs éléments caractéristiques :
Le manteau en cuir noir : tenue hivernale réglementaire des inspecteurs de circulation militaire soviétiques. Épais et imperméable, il protégeait des rigueurs du climat russe lors des longues heures de faction sur les routes.
Le casque blanc à étoile rouge : emblème distinctif de la VAI . La couleur blanche permettait une identification immédiate du personnel de contrôle de la circulation, même de loin.
Le baudrier blanc (porteur) : bandoulière croisée sur la poitrine, typique des forces de police et de gendarmerie du bloc soviétique.
Les épaulettes rouges : marqueurs de grade militaire.
L'écusson « ? » sur l'épaule gauche : insigne de la  (Inspection automobile militaire).
Le bâton de signalisation : baguette blanche à anneau terminal, utilisée pour réguler la circulation et arrêter les véhicules. Sa conception était standardisée dans tout le bloc de l'Est.
Les bottes noires hautes : chaussures réglementaires militaires soviétiques.
La (VAI)
La VAI devait contrôler la circulation des convois et véhicules militaires
Petit Historique
L'histoire de l'inspection automobile militaire russe remonte bien plus loin qu'on ne le croit généralement. Les premières traces d'un ancêtre de la VAI apparaissent dans des documents d'archives datant de 1915, où un circulaire militaire confie au capitaine Golenishchev-Koutouzov, commandant de l'équipe automobile de Petrograd, la surveillance technique des automobiles de l'état-major de district. Il ne s'agissait alors que d'un contrôle technique rudimentaire, le parc automobile de l'armée impériale étant encore trop réduit pour justifier une véritable police de la route.
La VAI est officiellement constituée en 1935 en tant que subdivision spécialisée de l'Armée rouge, avec pour mission initiale d'organiser le mouvement des véhicules militaires en temps de guerre.
C'est cependant le second conflit mondial qui lui donne sa véritable existence institutionnelle. La première mention officielle de l'inspection automobile militaire au sein de l'Armée rouge figure dans l'ordre n° 0101 du 26 août 1942 de la Direction principale du service automobile et routier, qui prévoyait de fusionner les services des routes militaires, de la commandature routière et l'inspection en un seul département. L'ingénieur militaire de 2e rang Roumiantsev I.E. fut nommé premier inspecteur automobile militaire.
Durant la guerre, les inspecteurs de la VAI jouaient un rôle crucial : ils réglaient la circulation des colonnes de ravitaillement, des blindés et des convois logistiques, souvent sous le feu ennemi, et participaient à l'arrestation des déserteurs qui tentaient de fuir à bord de véhicules militaires.
L'après-guerre et la normalisation du service (1945–1960)
La victoire de 1945 n'a pas mis fin aux missions de la VAI ,bien au contraire. D'interminables colonnes se déplacèrent de l'Ouest vers l'Est, mouvement qu'il fallait organiser et encadrer. Si pendant la guerre les principales personnes arrêtées par les inspecteurs militaires étaient des déserteurs, une nouvelle menace fit son apparition : les maraudeurs. De plus, le parc automobile des Forces armées avait considérablement grandi par rapport aux chiffres d'avant-guerre.
Un ordre du chef de la Direction principale automobile de l'Armée rouge, du 31 août 1945, prévoyait d'organiser des inspections automobiles militaires hors cadre pour assister les chefs du service automobile des garnisons.
La vie de paix reprenant ses droits, la VAI s'aligna progressivement sur ses homologues civils   en adoptant des procédures standardisées de contrôle de la circulation.
En 1959, les inspecteurs militaires reçurent des motos. Dans les années 1960 apparurent les premiers véhicules GAZ-69 et GAZ-69A portant l'inscription « ??? » sur les portières avant. Dans les années 1970, les ???-452?, ???-469 et ???-24 les rejoignirent. C'est précisément cet ???-452 — la célèbre « Boukhanka » — que l'on aperçoit en arrière-plan du musée dans nos photographies.
La VAI soviétique à son apogée (1960–1991)
Durant la Guerre froide, la VAI devint un rouage essentiel de l'armée soviétique. Son rôle s'était considérablement élargi par rapport à ses origines. Ses principales missions couvraient :
La sécurité des convois militaires. Toute colonne de véhicules militaires se déplaçant sur la voie publique devait être précédée et encadrée par des véhicules de la VAI, qui sécurisaient l'itinéraire, coordonnaient avec les autorités civiles et régulaient la circulation aux carrefours dangereux.
Le contrôle des conducteurs militaires. Les inspecteurs de la VAI étaient chargés du contrôle de l'organisation de la circulation des véhicules des Forces armées, de l'enregistrement et du contrôle de l'état technique des véhicules militaires, ainsi que de la vérification des permis de conduire des conducteurs militaires.
La présence sur les routes publiques. Les inspecteurs en uniforme  casque blanc frappé de l'étoile rouge, manteau de cuir noir en hiver, baudrier blanc et bâton de signalisation étaient une figure familière des routes soviétiques. Les automobilistes civils qui croisaient un véhicule de la VAI avaient le réflexe de ralentir et de s'inquiéter  bien que les inspecteurs militaires n'avaient aucune compétence sur les véhicules civils.
L'escorte des hautes personnalités. La VAI assurait également le convoyage des cortèges officiels des hauts responsables militaires et d'État.
La VAI soviétique était organisée à différentes échelles : centrale (au niveau du Ministère de la Défense), puis par districts militaires, par armées, par divisions et jusqu'au niveau des régiments pour les grandes unités motorisées. Elle comprenait également des subdivisions spécialisées : une VAI pour les forces terrestres, une pour l'aviation (contrôlant les véhicules au service des aérodromes), et une pour la marine (assurant la sécurité des déplacements dans les bases navales et les ports).
La transition post-soviétique (1991–2011)
L'effondrement de l'URSS en 1991 plaça la VAI dans une situation délicate. Le retrait des troupes soviétiques d'Europe orientale  notamment du Groupe des forces occidentales  Westgruppe mobilisa massivement ses effectifs pour encadrer le rapatriement de dizaines de milliers de véhicules militaires vers la Russie.
La VAI fut intégrée à la structure des Forces armées de la Fédération de Russie et placée sous la tutelle de la Direction principale blindée-automobiledu Ministère de la Défense.
La directive du Ministre de la Défense du 12 septembre 2005 prévoyait la formation, avant le 1er mars 2006, de 9 VAI régionales et 87 VAI territoriales, subordonnées à la VAI du Ministère de la Défense et intégrées à la ?????.
L'intégration à la Police militaire (2011)
Le tournant décisif dans l'histoire de la VAI survint en 2011, dans le cadre de la grande réforme des forces armées russes conduite par le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov.
La Direction générale de la police militaire  fut constituée à l'été 2011. Sa fonction est le contrôle de la discipline militaire, l'ordre public et la sécurité interne des Forces armées de la Fédération de Russie. Elle est subordonnée au Ministère de la Défense, sans lien avec la police civile du Ministère de l'Intérieur.
La date officielle de fondation de la Direction générale de la police militaire est le 1er décembre 2011. Historiquement, les fonctions de police militaire étaient assurées par diverses subdivisions — les commandatures militaires, l'inspection automobile militaire et les organes de justice militaire.
Le 1er décembre 2011, la VAI du Ministère de la Défense de Russie fut intégrée à la Direction générale de la police militaire. La VAI n'a pas disparu pour autant : elle a conservé son nom, ses prérogatives et son identité visuelle, mais elle est désormais une composante d'un organisme plus vaste.
Le 25 mars 2015, Vladimir Poutine a approuvé le Statut de la police militaire du Ministère de la Défense de la Fédération de Russie. Dès le début de 2016, un détachement de police militaire assure la protection des installations militaires russes en Syrie ainsi que la sécurité routière.
La Police militaire russe aujourd'hui

La Police militaire  constitue donc le successeur direct et élargi de la VAI soviétique. Sa structure est la suivante :
Le système des organes de la police militaire comprend l'organe central (la Direction générale de la police militaire du Ministère de la Défense), des directions régionales dans les districts militaires, des organes territoriaux et des unités militaires disciplinaires.
La VAI, intégrée à cet ensemble, continue d'exercer ses missions traditionnelles. En 2018, trois subdivisions de la VAI ont été créées à l'étranger, en Arménie, au Tadjikistan et au Kirghizstan, suivant le déploiement des bases militaires russes dans l'espace post-soviétique.
La Direction générale de la police militaire exerce les missions suivantes : organisation et coordination de la police militaire au sein des Forces armées, maintien de l'ordre, de la discipline et de la sécurité dans les garnisons, contrôle de l'application des lois militaires, prévention des infractions et des crimes, protection des installations et zones militaires, gestion de la VAI et des bataillons disciplinaires, ainsi que coopération avec les autres forces de sécurité.
En raison de l'accroissement du mouvement de véhicules militaires sur les routes ordinaires après le début de l'opération militaire spéciale en février 2022, les véhicules de la VAI sont devenus beaucoup plus visibles sur les routes russes, ce qui a conduit de nombreux citoyens à croire qu'il s'agissait d'un nouveau service alors qu'il s'agit en réalité d'une institution fondée dès août 1942.
 
 
 
 
 
   


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