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Mosaique en Opus Vermiculatum
Casa del Cinghiale II ou Maison de Coelius Caldus La Casa del Cinghiale (Regio VIII .3.8) est connue sous le nom de Maison du Sanglier, située sur la Via dell'Abbondanza, à Pompéi. Elle est également appelée Maison de la Chasse Sauvage, en raison de ses nombreuses décorations à thème animalier et cynégétique Casa del Cinghiale II ou Maison de Coelius Caldus
Celle-ci est la seconde maison de Pompéi à laquelle on a donné le nom de Maison du Sanglier à cause de la belle et raffinée mosaïque de 2° style, retrouvé dans le Fauces, une mosaïque noir et blanc, représentante un sanglier blessé attaqué par des chiens, dont du coté droite jaillit un flot de sang; il se présent par un cadre composé de symboles religieux. Comme dans les cas documentés en autres demeures de la ville (Maison du Sanglier, de Caecilius Iucundus, de l'Ours blessé), le choix de animaux blessés était très répondu dans la décoration de l'entrée à la maison, ce la répondait à une fonction apotropaïque. Le secteur le plus important de l'habitation se trouve à l'étage inférieur, accessible par un escalier raide sur le côté occidentale de la terrasse supérieure. Un couloir avec fenêtres, avec vue panoramique sur la sous-jacent Vallée du Sarnum, menait aux quatre différentes pièces : une cuisine, une exèdre, deux cubiculi et un grand triclinium.
Ce dernier conserve partie de la peinture pariétale de 3° Style avec motif noir profond et des peintures en jaune et rouge; également raffiné est le plancher, un cocciopesto avec au centre un carré en mosaïque blanc avec des suppléments de marbres de type différent. Les restants pavements en cocciopesto aussi et employé comme matériel de fabrication, dans les murs des pièces inférieurs, qui témoignent l'utilisation de cette technique dans cette région de la cité depuis le 2° siècle avant JC.
Découverte pendant les fouilles de 1816 et 1817, la Maison du Sanglier est importante pour la conservation excellente de ses planchers, riches en mosaiques de grande qualité. La maison appartenait probablement à Coelius Caldus, représentant de la famille des Coeli qui occupera à Pompéi le rôle de duumvir sous la législation de Q.Coelius Caltilius Iustus. Après le tremblement de terre de 62 après JC, la maison eut besoin d'être restaurée, surtout pour le murage: briques et tufelli supplantèrent la structure précédente en calcaire et beaucoup de parois, dans le 79 après JC, an de l'éruption, attendaient encor l'œuvre de décoration et de restructuration. Les pavements sont par contre tous précédentes au tremblement de terre puisque, comme l'on voit, la restauration fut entreprise sur la mosaïque qui remonte aux débuts du 1° siècle après JC.
Pour les archéologues la richesse des mosaïques, constitue une sorte d'échantillonnage pour la variété et la fantaisie des dessins et des motifs retrouvés. Le Péristyle composé de 14 colonnes d'ordre ionien, est une preuve de son coté ancien, en la datant aux alentours du 2° siècle après JC.
Les décors Les fresques à thème de chasse aux animaux sauvages et les mosaïques géométriques sont remarquables. Les tesselles sont extrêmement petites, permettant des rendus très détaillés. Un petit jardin était également attenant à la maison. C'est de l'une des pièces de cette maison que provient la mosaïque des canards aujourd'hui conservée au MANN de Naples (inv. 9983). Les Fouilles Selon les sources, la maison aurait été fouillée à plusieurs reprises, en 1809, 1819, 1826 et 1837, bien que selon Breton la fouille principale ait eu lieu entre 1838 et 1840. C'est donc une demeure de taille moyenne, mais richement décorée, dont l'ensemble des mosaïques témoigne d'un propriétaire aisé et cultivé, soucieux d'afficher son goût pour la chasse et la nature. Description de la mosaïque
La mosaïque représente des canards, réalisée à l'époque romaine au Ier siècle av. J.-C., et provient de la Casa del Cinghiale de Pompéi. Elle est actuellement exposée au Museo Archeologico Nazionale di Napoli (MANN)
La scène dépeint plusieurs canards dans un cadre aquatique naturel, avec un grand soin du détail dans le rendu des plumages et des postures des oiseaux. Les tesselles (petits cubes) composant la mosaïque sont extrêmement fines, ce qui permet des rendus très détaillés — une technique caractéristique des meilleurs ateliers romains de l'époque. Technique et style La mosaïque est réalisée en opus vermiculatum, une technique de très haute précision utilisant de minuscules tesselles polychromes, permettant de reproduire avec finesse les détails naturalistes des animaux. Ce type de représentation faunique aquatique est très apprécié dans la décoration des demeures romaines aisées, évoquant l'abondance et le plaisir de la table.
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