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Historique Voir ICI History Click HERE L'œuvre
La mosaïque en opus vermiculatum représentant une Sirène avec une hydria (vase à eau) et un Cupidon (Éros) représente la sirène à la manière grecque, c'est-à-dire mi-femme mi-oiseau. Elle fait partie de la Collection Farnèse et a donc vraisemblablement été trouvée dans la zone de Rome.
Ce que l'on sait avec certitude
La seule information documentée dans le catalogue du MANN est « Collez. Farnese »
Elle appartient à la Collection Farnèse. Cela signifie qu'elle n'est pas issue des fouilles de Pompéi ou Herculanum, contrairement à la majorité des mosaïques du musée.de Naples Pourquoi la provenance exacte est inconnue
Au XVIe siècle, les fouilles romaines se faisaient sans rigueur archéologique moderne. Les Farnèse, comme toutes les grandes familles pontificales, achetaient, échangeaient et récupéraient des pièces de toute provenance parfois sans noter d'où elles venaient. Le fonds du musée de Naples s'est progressivement enrichi autour d'un noyau originel constitué par la collection Farnèse et les collections pompéiennes — mais l'enregistrement des provenances n'était pas systématique à l'époque de la constitution de cette collection.
Les antiques de la famille Farnèse commencèrent à être rassemblés par Alexandre Farnèse après son accession au pontificat sous le nom de Paul III en 1534. La collection fut envoyée à Naples par Ferdinand IV de Bourbon entre 1786 et 1788, malgré la résistance du Saint-SiègeLa piste la plus probable est donc Rome La mosaïque fait partie de la Collection Farnèse et a donc vraisemblablement été trouvée dans la zone de Rome C'est la seule précision géographique disponible dans les sources scientifiques.Les Farnèse fouillèrent intensément plusieurs sites romains au XVIe siècle, avec notamment les Thermes de Caracalla (sur l'Aventin), d'où proviennent les pièces maîtresses comme l'Hercule et le Taureau Farnèse les Jardins Farnèse sur le Palatin, aménagés dès 1550 sur les ruines du palais impérial et diverses villas et demeures aristocratiques romaines fouillées sans documentation systématique La MosaÏque Une mosaïque en opus vermiculatum de ce type donc à a seuelement l'emblema le petit panneau du centre de haute qualité représentant un sujet mythologique raffiné
La mosaïque devait vraisemblablement orner le sol d'une salle de réception (triclinium) ou d'un tablinum d'une villa ou demeure aristocratique romaine d'époque hellénistique tardive ou républicaine (IIe–Ier siècle av. J.-C.). La mosaïque inv. 9981 est donc l'une de ces pièces dont l'origine exacte est perdue dans l'histoire des grandes collections de la Renaissance — un sort partagé par beaucoup d'autres trésors du MANN. Ce détail est fondamental : la sirène ici n'est pas la créature à queue de poisson que nous imaginons aujourd'hui c'est la sirène grecque antique, être hybride à corps et tête de femme, mais à ailes et pattes d'oiseau. C'est la créature de l'Odyssée, celle qui chante pour entraîner Ulysse vers la mort.
L'amorino qui l'accompagne est un Éros enfant le putto ailé porteur d'amour, figure omniprésente dans l'art hellénistique et romain.
La technique : opus vermiculatum
L'opus vermiculatum — du latin vermiculus, « vermisseau » utilisait des tesselles (petites pièces de marbre coloré ou de matériaux plus précieux encore) particulièrement fines pour créer des effets picturaux subtils et des niveaux de détail très élevés. The Past
Ces panneaux de petite taille, appelés emblemata, étaient réalisés sur un plateau de pierre ou de terre cuite pour en faciliter le transport et la mise en place. On sait désormais, grâce à des analyses en laboratoire, qu'un dessin entièrement coloré était d'abord exécuté sur le mortier frais pour guider le positionnement des tesselles une sorte de carton-guide sous la mosaïque elle-même.
La sirène grecque et son symbolisme
Dans la mythologie grecque, la sirène (du grec seirên) est une créature du seuil entre le monde des vivants et celui des morts. Son chant irrésistible ne promet pas l'amour mais la mort. L'association avec un amorino — porteur de désir et de vie — crée une tension symbolique délibérée : Éros et Thanatos, l'amour et la mort, réunis dans le même tableau. C'est un thème profondément hellénistique, qui joue sur l'ambiguïté entre séduction et danger.
Les sirènes sont des êtres fabuleux dont le chant séduit et attire les hommes qui passent à leur portée. «Mais, dit Homère, il est perdu celui qui, par imprudence, écoute leur chant ; jamais sa femme et ses enfants ne le reverront dans sa demeure et ne se réjouiront». I. Les Sirènes nous apparaissent en effet pour la première fois dans l'Odyssée. C'est l'épisode bien connu où Ulysse, mis en garde par Circé, parvient à échapper à leur charme. Il a bouché avec de la cire les oreilles de ses compagnons et lui-même s'est fait attacher au mat de son navire, au moment de passer près de l'île où elles guettent les marins pour les faire échouer et les perdre. Les ossements qui couvrent le rivage témoignent du grand nombre de leurs victimes.
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