1957 Compagnie Méhariste Mauritainien Montpellier









 

1957 Compagnie Méhariste Mauritanien Montpellier
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Merci Charles

 


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Les Compagnies Méharistes dependaient selon leur origine  soit de l armée d Afrique Soit des Troupes Coloniales
En Afrique du Nord surtout Algérie, Tunisie, Maroc les compagnies méharistes du Sahara algérien et tunisien relevaient bien de de l'Armée  d'Afrique.Car elles dépendaient en pratique du commandement des Territoires du Sud (organisme militaire chargé du Sahara algérien),et elles  faisaient partie du système militaire de l’Armée d’Afrique, au même titre que les spahis, tirailleurs, goumiers,
Alors qu'en Afrique subsaharienne (AOF, AEF) les unités méharistes créées au Sahara “noir” (Mauritanie, Niger, Tchad elles ne dépendaient pas de l’Armée d’Afrique, mais des Troupes coloniales qui relevaient du ministère des Colonies 

 


 

Les Méharistes mauritaniens ou maures étaient des goumiers indigènes recrutés parmi les tribus nomades maures (Trarza, Tagant, Brakna, Adrar) dès 1908 pour les unités sahariennes françaises en AOF (Mauritanie).?Contrairement aux autres photosocpes ces méharistes ne faisaient partis de l armée d 'Afrique mais étaient des soldats des troupes coloniales françaises
Ils furent créés en 1908 avec 3 sections (Trarza, Tagant, Brakna), renforcées à 5 pelotons en 1910 (Atar, Chinguetti, Tichitt, Hodh) avec comme  mission : surveillance confins sahariens, poursuite pillards, protection puits/caravanes contre dissidents maures.?
Ils furent intégrés aux Groupes Nomades (police du désert), et ils opéraient en pelotons de 50-60 hommes sous le commandement d'officiers français des Affaires Indigènes
Après son indépendance  la Mauritanie relance une unité méhariste moderne (~150 hommes, 400 dromadaires en 2025) pour lutter nottament contre les jihadistes au Mali
Recrutement et rôle
Réputés pour leur endurance et leur maîtrise des chameaux, les Maures s'engageaient comme goumiers méharistes aux côtés des Chaâmbas et des Touaregs Ces méharistes étaient recrutés principalement en Mauritanie, au Sahara et dans le Maghreb. Les Maures (populations arabo-berbères du Sahara occidental et mauritanien) fournissaient une grande partie de ces unité
Ils menaient des missions de reconnaissance à longue portée (méharées) dans le secteur Tindouf-Saoura, notamment contre les dissidents et lors des premières opérations de la guerre d'Algérie.
Caractéristiques de l'uniforme

  • une gandoura / boubou bleu avec écharpe blanche croisée,
    Coiffe : Grand foulard blanc (chech) ou turban (rezza) pour se protéger du sable 
    une ceinture de cuir,
    un fusil ancien (souvent appelé “fusil arabe” ou fusil de troupe coloniale),
    Les soldatsne portaient  pas de képi sur le terrain.
    Équipement :ils pouvaient porter des Ceintures rouges (taille et poitrine en diagonale), baudrier en cuir à motif en V traditionnel contenant des cartouches Lebel/MAS-36 ;  un poignard et une Tabouka 
    En selle ils étaient souvent pieds nus
    Les officiers français portaient des képis bleu clair, des épaulettes vert et rouge ornées d’un croissant ou d’une étoile, et des kakis adaptés après 1945, tandis que les Maures conservaient une esthétique tribale pour préserver la cohésion culturelle.
    Composition typique d’une unité de méharistes maures dans l’armée coloniale française (fin XIX? – milieu XX? siècle), surtout en Mauritanie et au Sahara.
    Niveau de base :
    Une section comptait en général 25 à 40 hommes, organisée ainsi : Un officier français (lieutenant ou sous-lieutenant) – commandant de la section
    1 ou 2 sous-officiers français (adjudant, sergent-chef)
    Des gradés indigènes :
    Mokhazni (équivalent caporal / brigadier)
    Khalifa ou caïd militaire selon les régions
    20 à 35 méharistes indigènes (soldats montés sur dromadaire)
    Chaque homme avait :
    un dromadaire de service,
    un fusil (souvent Gras, Lebel ou Berthier adaptés),
    parfois un sabre ou poignard traditionnel.

  • Niveau supérieur : le peloton / escouade saharienne
    Un peloton ou poste méhariste regroupait :
  • 2 à 4 sections
  • soit environ 60 à 150 hommes
  • sous le commandement d’un officier français (capitaine ou lieutenant)
  • Il comprenait aussi :
  • des interprètes (arabe / hassanya),
  • des guides locaux,
  • parfois un soigneur pour les dromadaires,
  • un petit détachement logistique.
    Grandes unités : les compagnies et groupes méharistes
    À l’échelle régionale :
    Compagnie méhariste :
    150 à 300 hommes
    plusieurs pelotons
    3 à 5 officiers français
    Regroupées parfois en :
    Groupes nomades ou intégrées aux Troupes coloniales / Troupes sahariennes
    Grades indigènes utilisés chez les méharistes maures et plus largement dans les troupes sahariennes de l’armée coloniale française (fin XIX? – années 1950).
  • Tableau comparatif des grades

    Grade indigène / appellation locale Appellation officielle française Équivalent armée française   Fonction principale
    Méhariste Tirailleur méhariste Soldat de 2? classe   Combattant monté, patrouilles
    Mokhazni  Brigadier indigène / Caporal indigène Caporal / Brigadier   Chef de petit groupe (5–10 hommes)
    Brigadier indigène Brigadier Brigadier de cavalerie   Encadrement de base
    Sergent indigène Sergent Sergent   Sous-chef de section
    Bach-mokhazni  Maréchal des logis-chef indigène Maréchal des logis-chef   Adjoint du chef de section
    Khalifa Adjudant / Officier auxiliaire Adjudant – parfois Sous-lieutenant   Chef indigène de section, bras droit de l’officier
    Caïd militaire Officier indigène Lieutenant / Capitaine auxiliaire   Commandement d’un poste ou tribu militaire

    Tableau récapitulatif

    Grade Insignes principaux Couleurs Emplacement
    Méhariste Aucun
    Mokhazni / brigadier 1 chevron Rouge / jaune Bas de manche
    Caporal-chef 2 chevrons Rouge / jaune Bas de manche
    Sergent indigène 2–3 chevrons Rouge / or Manche
    Bach-mokhazni Galons larges Or / jaune Poignet / manche
    Khalifa Galons or ou rien Or / — Manche ou aucun
    Caïd militaire Galons d’officier ou tenue distinctive Or Manche / épaule
  • Ces grades mélangeaient terminologie militaire française et titres traditionnels arabes / sahariens.
     


    Soldats
     Méhariste (simple cavalier)
    Appelé simplement méhariste indigène ou tirailleur méhariste
    Sans grade
    Monté sur dromadaire, combattant de base
    Sous-officiers indigènes Mokhazni 
    Grade le plus courant
    Équivalent à brigadier / caporal
    Chef d’une petite escouade (5 à 10 hommes) 
    Très utilisé au Maroc et en Mauritanie
    Brigadier indigène / Caporal indigène  Appellation parfois officielle dans les états militaires Remplaçait progressivement le terme mokhazni   ommandait quelques hommes
    Sergent indigène Équivalent exact du sergent français Encadrait une section partielle  Rare chez les Maures au début, plus fréquent après 1918
    Officiers indigènes / cadres supérieurs locaux Ces grades avaient souvent un statut particulier (ni totalement officier, ni simple sous-officier).
    KhalifaTrès important dans les unités sahariennes Signifie « lieutenant » ou « représentant » Équivalent à adjudant-chef / officier subalterne
    Chef indigène d’une section ou adjoint direct de l’officier français Autorité militaire et politique sur sa tribu ou région
    Caïd militaire  Chef tribal intégré à l’armée Commandait parfois un poste ou un groupe local Plus un grade politico-militaire qu’un grade strict Très influent, souvent payé comme officier indigène
    Bach-mokhazni « Chef des mokhaznis »  Équivalent à maréchal des logis-chef / adjudant Responsable de la discipline et du recrutement indigène
    Interprètes et auxiliaires
    Interprète militaire indigène Statut spécial, parfois assimilé officier auxiliaire Très important dans les unités maures (arabe hassanya)
    Guide saharien  Sans grade militaire formel  Autorité reconnue de fait  Souvent ancien chef de tribu ou notable

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