Armée Afrique Cavalerie Régiment de Spahis Spencer Capitaine Salon
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Spencer de Capitaine d'un Régiment de Spahis Second empire.
Le règlement de 1858 consacre la tenue orientale qui fait leur renommée : avec un vetement couleur rouge écarlate avec soutaches noires un Burnous rouge . Cette couleur fut choisie car les indigènes refusaient le bleu qui serait la couleur des esclaves ou des Juifs selon certaines traditions Les officiers français portent souvent le dolman ou spencer orné de brandebourgs, avec fourragère noire.ou une pelisse
Le spencer désigne une veste courte caractéristique portée par les officiers de cavalerie français, notamment les capitaines des régiments de spahis de l'Armée d'Afrique sous le Second Empire, aux alentours de 1860.
Introduit dès l'Empire napoléonien comme variante civile de la redingote courte, le spencer militaire s'impose dans la cavalerie légère (chasseurs, hussards, spahis) pour sa commodité à cheval, remplaçant progressivement la tunique longue en service actif
Le spencer civil et le spencer militaire se distinguent principalement par leur usage, leur coupe, leurs matières et leurs ornements.
Apparu à la fin du XVIIIe siècle, ils ont évolué vers des versions civiles et militaires distinctes au XIXe siècle.
Différences de conception Le spencer civil était une redingote courte et cintrée pour hommes (ou une pelisse pour femmes), arrivant aux hanches avec de longues pans, confectionnée en drap de laine fine ou de soie, et ornée de décorations minimalistes telles que de simples boutons ou de galons discrets. Il convenait aussi bien au quotidien qu'aux soirées.
À l'inverse, le spencer militaire était une veste cintrée arrivant à la taille, destinée aux officiers de cavalerie. Réalisée en laine plus grossière teinte à la garance, elle était ornée de galons d'or et d'argent, d'arabesques, de brandebourgs et de galons régimentaires au col, aux poignets et aux bords.
Les versions civiles privilégiaient l'élégance et le confort (absence de structure rigide pour l'équitation), tandis que les versions militaires mettaient l'accent sur la hiérarchie, la robustesse et l'esthétique des défilés.
Contexte d'utilisation Les spencers civils servaient de vêtements d'extérieur informels ou de vestes d'équitation des années 1790 aux années 1840, avant de disparaître progressivement au profit des redingotes. Ils étaient souvent noirs, bleus ou gris et portés en ville ou lors d'activités sportives.
Sous la Restauration, la Monarchie de Juillet et le Second Empire, les spencers militaires équipaient la cavalerie légère (hussards, spahis, chasseurs) pour leurs missions en Afrique et en Europe. Ils symbolisaient le grade lors des campagnes ou des cérémonies.
Caractéristiques Le spencer était un vêtement ajusté et cintré en laine garance (rouge garance foncé), orné de broderies dorées raffinées représentant des arabesques, des motifs géométriques et des brandebourgs le long du col, des poignets et du devant. I
l arrivait juste sous la taille et était souvent porté avec un dolman pour la grande tenue, soulignant le statut exotique et prestigieux des officiers spahis lors des campagnes coloniales.
Les boutons étaient généralement couleur or et les manches arboraient des distinctions régimentaires telles que des chevrons or indiquant le grade et l'unité, comme par exemple le 1er, le 2e ou le 3e Régiment de Spahis Algériens
Utilisation historique Des capitaines comme Spencer, mentionné précédemment, portaient cet uniforme en Algérie lors d'opérations de pacification (par exemple, Hodna, Kabylie) ou d'expéditions telles que la Syrie (1860, 2e Spahis) et la Chine, où des détachements mixtes de spahis et de chasseurs étaient engagés. Cet uniforme symbolisait le prestige impérial français, mêlant la confection européenne à des influences orientales comme le turban et le burnous, pour une meilleure mobilité sur le terrain.
Spencer de capitaine de spahis des troupes d'Afrique second Empire. Il est orné de sept brandebourgs noirs sur un fond garance. Un galon de couleur noire sur le pourtour du spencer et dans le dos. Soutaches de deux couleurs, noire et olive. Le grade de capitaine est sur les manches. Les parements des manches sont de couleur bleu.
Les Officiers de Spahis ne portent pas de giberne sous le Second Empire.
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Historique
Mais qui sont les spahis
Le mot « Spahi » vient du turc ottoman sipahi (lui-même d'origine persane), qui désignait les cavaliers de l'Empire ottoman. Les Français l'ont adopté après la conquête de l'Algérie.
Origines et création (1830–1840)
Les spahis étaient des troupes montées, turques en majorité, qui servaient le dey d'Alger. Après la prise de la ville en 1830 par les français, ces troupes se trouvant licenciées, certains éléments se rangèrent sous les ordres du capitaine Yusuf pour former les chasseurs algérien et entre 1834–1836, ces troupes auxiliaires deviennent des unités régulières : les premiers escadrons de spahis réguliers sont créés, sous l'impulsion notamment du célèbre Yousouf (un ancien mamelouk converti au service français)
Les premiers régiments se forment en Algérie, puis en Tunisie (4e Spahis en 1886) et enfin au Maroc (à partir de 1914).
Mais revenons à 1841, lorsque on trandorma des troupes issues des chasseurs d'Afrique pour créer un troupe réguliere Le corps des spahisdont le capitaine Yusuf, prit le commandement des spahis. A partir de 1845, il y eut 3 régiments, un par province.
1er à Alger
2e à Oran
3e à Constantine
Chaque régiment compte environ 4 à 6 escadrons, avec un mélange caractéristique : environ 2/3 de cavaliers indigènes (Arabes et Berbères) et 1/3 d'officiers et sous-officiers français. Napoléon III porte une affection particulière aux Spahis et il les intègre même symboliquement à la Garde Impériale en les faisant défiler lors des grandes revues et cérémonies.En effet de1862 à 1864, un escadron de spahis composé de 50 cavaliers de chaque régiment fut envoyé en garnison à Paris, rattaché à la cavalerie de la garde impériale. L'escadron, qui était relevé tous les ans, prit part à plusieurs grandes revues à Longchamp et fournit l'escorte du jeune prince impérial lors de ses déplacements.
Le 2e régiment de spahis (souvent appelé 2e régiment de spahis d'Oran) est une unité emblématique de la cavalerie légère française de l'Armée d'Afrique, recrutée principalement parmi les populations arabes et berbères d'Algérie. Il a été créé officiellement en juillet 1845 (bien que ses origines remontent à une ordonnance royale du 12 août 1836 pour les spahis réguliers d'Oran), il fait partie des trois régiments de spahis établis en 1845 :
Les Spahis durant le IIe Empire
C'est sous le Second Empire que les uniformes de l'Armée française vont être les plus flamboyants et par rebond le corps des Spahis va connaitre son âge d'or Ils deviennent une des unités les plus prestigieuses et exotiques de l'armée impériale de Napoléon III, symbole du mélange entre traditions orientales et gloire militaire française.
Campagnes principales
Les Spahis participent à presque toutes les aventures extérieures de Napoléon III :
Guerre de Crimée (1854-1856) → détachements envoyés ; ils brillent à l'Alma, Balaklava et Inkerman. Un escadron était destiné à former l'escorte permanente du maréchal de Saint-Arnaud, commandant en chef du corps expéditionnaire français en Orient. Ce fut la première fois que les spahis quittèrent l'Algérie pour participer à une guerre européenne. Après un séjour à Gallipoli, à Constantinople ( où il défila devant le sultan) et en Bulgarie, l'escadron débarqua le 14 Septembre en Crimée. Les spahis donnèrent les premiers coups de sabre et ramèneront les premiers prisonniers russes de la campagne. Présent à l'Alma et à Inkermann, l'escadron fut rapatrié en Algérie lorsque le siège de Sébastopol s'enlisa.
Campagne d'Italie (1859) → charges célèbres à Solferino et Magenta ; ils impressionnent les Autrichiens par leur mobilité.
Expédition de Chine (1859-1860) On voit une participation mineure. avec unescadron mixte de chasseurs d'Afrique et du 2e spahis destiné à appuyer les troupes françaises et britanniques en Chine. Les spahis se distinguèrent particulièrement à Chang-Kia-Wan où ils s'emparèrent de 5 canons chinois, et à Palikao le 21 Septembre, où ils mirent en déroute la cavalerie tartare.
Campagne en Syrie En 1860, un escadron du 2è spahis (Oranie) fit partie du corps expéditionnaire français en Syrie, chargé de protéger les chrétiens maronites contre les cruautés des Druzes.
Expédition du Mexique (1862-1867) Pris surtout dans la Pacification de l Algérie les rares spahis envoyés vlont combattre contre les républicains mexicains, mais aussi contre les guérillas.
Pacification en Algérie Opérations continues contre les insurrections (Kabylie, sud oranais). En 1852, des escadrons des 3 régiments participèrent à la prise de l'oasis de Laghouat où le général Bouscaren, ancien colonel du 3è spahis fut tué
Guerre Franco Prusinne En 1870, la plupart des régiments sont encore en Afrique. Quelques détachements participent à la guerre franco-prussienne notamment à l'armée de la Loire après Sedan. Ils vont combattre en escadron régulier et aussi comme éclaireurs algériens.
après la chute de l empire un escadron régulier prit part, dès le 3 Septembre 1870, à de multiples combats d'avant-postes notamment dans la vallée de la Marne, avant l'investissement de Paris et au cours du siège qui s'ensuivit. Les troupes formés de goumiers et de spahis furent incorporés le 15 Décembre à la 2è armée de la Loire du général Chanzy. Ils se distinguèrent à Patay, au Mans et devant Laval.
La chute de l'Empire n'interrompt pas leur histoire : ils continueront sous la IIIe République, mais c'est bien sous Napoléon III qu'ils deviennent mythiques, ces « cavaliers rouges du désert » qui fascinent l'Europe entière.