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1945 Méhariste des Ajjer Bruxellles MRA
1945 Armée d' Afrique Méhariste des Ajjer Bruxelles MRA
English Translation
Merci à Charles pour son aide
Historique Voir ICI
History Click HERE
Au début du XIXème siècle le transit commercial maritime par la Mer Méditerranée était devenu dangereux voire impossible à cause des raids de piratage menés par les flibustiers d’ALGER contre tous les navires quelle que soit leur nationalité.
La France décide de mettre fin à ces exactions par une intervention armée contre ALGER, point de départ des razzias lancées par ces pirates. L’armée française débarque à SIDI-FERRUCH (à 30 km à l’Ouest d’ALGER) le 14 juin 1830. Le 4 juillet 1830 le Dey d’ALGER demande la paix. Dans la foulée les Beys d’ORAN et de TITERRI se soumettent. Les soldats français partent occuper ces territoires bien que la France n’ait encore pas l’intention de s’installer dans ces contrées d’outre-Méditerranée. Les soldats français ne sont pas suffisamment nombreux pour couvrir toutes ces régions. Ils font appel à des engagés autochtones pour assurer la présence française dans ces territoires et nombreux sont les volontaires confiants dans la stabilité de l’organisation française. Ils apportent leur connaissance parfaite du terrain et leur pratique des mœurs du pays puisqu’ils en vivent. Ceci est à l’origine des troupes dites « indigènes » qui agissent comme compléments à l’armée française.
En 1840, dix ans après son débarquement à SIDI-FERRUCH, la France décide d’occuper l’ensemble du vaste territoire conquis par ses Soldats entre le Royaume du Maroc à l’Ouest et le Beylicat de TUNIS à l’Est. Certaines tribus autonomes résistent à cette pénétration des Soldats français qu’elles harcèlent, souvent avec perfidie. La poursuite des Soldats français contre ces attaques sournoises poussent ces tribus à chercher refuge vers le Sud, vers le Sahara. Et c’est comme cela que les français sont amenés à découvrir les dunes de sable jugées impénétrables du Sahara.
Les Romains, qui ont colonisé l’Afrique du Nord de 44 avant Jésus-Christ jusqu’en 430 après Jésus-Christ, avaient eux aussi pénétré l’Afrique du Nord jusqu’au Sahara. Mais ils n’ont jamais éprouvé le besoin de se risquer plus au-delà dans ce désert inhospitalier dont on pensait à l’époque qu’il était inhabité. Les français, eux, avaient vécu cinquante ans plus tôt l’expérience de la Campagne menée par Bonaparte en Egypte de 1798 à 1801.
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| Wikipedia |
Ne soyons pas étonnés si, comme ce fut le cas en Egypte cinquante ans plus tôt, la découverte de la vaste contrée sablonneuse inconnue du Sahara et de ses richesses insoupçonnées pousse le commandement français à poursuivre ses expéditions vers le Sud. Ces expéditions n’étaient pas purement militaires. Les accompagnaient des scientifiques spécialisés dans plusieurs domaines : géographique, géologique, agronomique, ethnique, artistique, etc. Pour lancer sa pénétration dans le Sahara il n’était pas question pour la France d’engager les Soldats indigènes du Nord auxquels fut confiée la lourde tâche d’assurer et de maintenir la paix dans le Nord.
Il fallait donc protéger les contingents de scientifiques tout en s’imprégnant de la culture des tributs locales autonomes. L’armée française a appliqué la même méthode que lors de la Conquête de l’Algérie, lever de nouvelles troupes indigènes parmi les hommes du Sahara riches de leur connaissance du terrain et des mœurs locales.
Au fur et à mesure de son avancée vers le Sud l’armée française a créé deux types de nouveaux Soldats indigènes :
les unités Sahariennes non montées, et les unités Méharistes montées à dos de dromadaire. Pour faire simple, les Chambas ont formé les unités Sahariennes et les Touaregs ont constitué les unités Méharistes à dos de dromadaire.
Rôle des Populations Locales dans le Recrutement
Les populations touarègues Kel Ajjer jouaient un rôle central dans le recrutement des méharistes de la Compagnie des Ajjer, fournissant la majorité des goumiers et chameliers recrutés localement par contrats annuels renouvelables.?
Recrutement des Goumiers
Goumiers Kel Ajjer : Nomades touaregs recrutés à Djanet et bordjs, formant 50–70% des effectifs montés ; sélectionnés pour connaissance du désert, maîtrise du méhari et langues (tamahaq, arabe).
Avantages : Solde (150–200 FF/mois), exemption impôts, prestige local ; engagement volontaire sous officiers français, avec instruction militaire basique (tir, manœuvres)
Rôle opérationnel : Guides en méharées, interprètes avec tribus, surveillance caravanes illicites
Intégration et Pacification
Stratégie française : Recrutement clanique (chefs Kel Ghessant, Kel Fakran) pour stabiliser Tassili n'Ajjer post-révolte 1916–1918 ; goumiers fidélisés par postes fixes et mariages mixtes.
Groupe Mobile des Ajjer (précurseur 1916) composé exclusivement de Touaregs ajjer rebelles soumis, évoluant vers compagnie mixte euro-africaine.?
Ce système intégrait populations locales dans l'administration coloniale saharienne, assurant loyauté via participation active à la "garde du désert".
Petit Historique
La Compagnie Méhariste des Ajjer était une unité coloniale française à dos de chameau opérant dans la région du Tassili n'Ajjer, dans le sud-est de l'Algérie, faisant partie des Compagnies Méharistes Sahariennes plus larges établies pour la police et la pacification du désert.
Elle a été formée à partir de détachements sahariens antérieurs, et elle fut créée comme peloton des Ajjers sous la Compagnie Saharienne d'Ouargla vers 1916-1918, participant à la reconquête de Djanet contre les rebelles touaregs.
Officiellement créée le 23 mai 1924 sous le nom de Compagnie Saharienne des Ajjer du Groupe Mobile des Ajjer, elle avait des postes de garnison à Djanet, Fort-Polignac (Illizi) et Bordj el Haouas, avec 3 pelotons méharistes (à cheval) et 3 motorisés (véhiculaires) au milieu du XXe siècle.
Ses Missions
La surveillance des routes transsahariennes, des patrouilles anti-contrebande, des levés topographiques et du maintien de l'ordre parmi les nomades touaregs,
l'unité menait des méharées de longue portée à travers les ergs et les plateaux, en étroite collaboration avec les tribus Kel Ajjer.
Pendant la guerre d'Algérie (1954-1962), elle renforça les garnisons du sud face aux incursions de l'ALN, combinant la mobilité traditionnelle à dos de chameau et des éléments motorisés.
Elle fut Dissoute le 30 septembre 1961, dans le contexte de la décolonisation, son personnel et son matériel furent transférés sous contrôle algérien ou à d'autres unités comme la 1re Compagnie Saharienne Portée Mixte.
Son équipement
Le peloton méhariste des Ajjer, subdivision de la Compagnie Méhariste des Ajjer, comptait typiquement 25–35 hommes sous commandement d'un lieutenant ou maréchal des logis-chef, incluant 1 sous-officier adjoint, 2 caporaux, et 20–30 méharistes (européens et goumiers touaregs recrutés localement). Structure mixte avec 70% montés à méhari et 30% motorisés (jeeps ou M29 modifiés) pour patrouilles prolongées dans le Tassili n'Ajjer.
Armement Standard
Individuel : Mousqueton Berthier Mle 1890 ou MAS 36 (carabine 7.5 mm), pistolet Ruby ou MAS Mle 35 (8 mm), sabre-bayonnette Mle 1886, lance-grenades auxiliaire.
Collectif : 1–2 FM Type 24/29 (mitrailleuse légère 7.5 mm) par peloton, 1 mortier de 60 mm Stokes-Brandt, 2 fusils-mitrailleurs Berthier Mle 1918.
Spécifique saharien : Jumelles, gourdes (20 L), fusées éclairantes, mousqueton à selles pour chevauchée, harnachements en cuir renforcé.
Équipement et Logistique
Chaque méhariste emportait 200 cartouches, rations sèches (dattes, pain dur), couverture burnous, chèche protectrice, et selle "universelle" supportant 80–100 kg de charge pour 10–15 jours d'autonomie en méharée. Les pelotons motorisés disposaient de 2–3 véhicules légers avec jerrycans et radios SCR-508.
Un peloton méhariste des Ajjer était hybride, combinant chameliers montés et éléments motorisés pour la mobilité saharienne, avec typiquement 2 pelotons montés et 1 motorisé par compagnie.
Chameliers (Méharistes)
20–25 méharistes montés sur méharis (dromadaires de selle sélectionnés), capables de 100–150 km/jour chargés de 80 kg (hommes + matériel).
3–5 chameliers auxiliaires (goumiers touaregs Kel Ajjer) gérant 20–40 chameaux de bât supplémentaires pour logistique lourde (eau, munitions, rations).
Méharis : 25–30 bêtes par peloton, harnachées avec selles "universelle" française et burnous protecteurs.
Véhicules Motorisés
2–3 jeeps Hotchkiss P4 ou M201 (4x4, 60 CV) ou M 29 Modifié chenillé tout-terrain pour le peloton motorisé, transportant 4–6 hommes + ravitaillement.
Camions GMC CCKW 6x6 ou Delahaye 135 en soutien occasionnel pour liaisons avec Djanet ou Illizi.
Équipements associés : jerrycans (200 L eau/carburant), radios portatives SCR-508, treuils manuels pour sable.
Cette composition permettait des patrouilles mixtes : méharées silencieuses en terrain accidenté du Tassili, appui motorisé pour poursuites rapides.
Tenue
Nous sommes au lendemain de la deuxième Guerre mondiale. A cette époque-là pas de fioriture.
e mannequin qui nous est présenté sur la photo ci-jointe est un Méhariste des Ajjer (frontière Libyenne, à l’Est) en tenue de parade dans les années 1950.La compagnie méhariste des Ajjer était une unité saharienne de l’Armée d’Afrique, comprenant des pelotons montés (méharistes) et des pelotons motorisés, chargée de la surveillance, du contrôle des caravanes et de la présence militaire française dans cette zone.Elle opérait depuis des postes et bordjs sahariens, en étroite interaction avec les populations touarègues locales, dans les ergs, les oueds et les plateaux gréseux du Tassili n’Ajjer.
La tenue d’été de l’armée française est simple : une chemise beige-réséda kaki-clair sur laquelle est porté le ceinturon-cartouchière saharien à treize cartouchières. Et notre Méhariste est équipé de l’arme légère fétiche des unités Sahariennes dans ces années-là, le mousqueton Berthier modèle 1916.
Conclusion
Les unités sahariennes de l’armée française ont apporté la paix et la prospérité dans les Territoires du Sud (Sahara) dès le début du XXème siècle. Elles ont été dissoutes entre 1961 et 1962 lorsque l’Algérie est devenue indépendante.La fidélité à la France des troupes indigènes et des unités sahariennes a été indéfectible jusqu’à ce qu’elles aient été dissoutes. Il faut dire qu’elles ont été encadrées par des officiers de qualité qui ont su s’adapter aux coutumes des territoires et des hommes avec lesquels ils menaient campagne et leur apporter les bienfaits du modernisme qui leur était étranger depuis des siècles.
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