1200 Fusée Dynastie Song Replique Toulouse









1200 Fusée Dynastie Song Replique Toulouse
English Translation
 


Historique Voir ICI
History Click HERE

 

La fusée est une reconstitution d’une fusée chinoise à poudre noire montée sur hampe, comme celles utilisées à partir de la dynastie Song (XI?–XIII? siècles). Elle illustre le rôle pionnier de la Chine dans l’invention des fusées militaires.

Les armes vopnt évoluer sous la Dynastie des Ming

In memoriam Alain Houot 

Principe et emploi
Corps en bambou ou bois léger, garni de poudre noire comprimée, avec une simple tuyère percée à la base.
Fixée sur un bâton servant à la fois de lanceur et de stabilisateur, elle est tirée en salves contre l’infanterie ou pour incendier des positions.
Ces projectiles dérivent directement des premiers « feux d’artifice » et des flèches?fusées décrites dans les traités chinois du XIII? siècle (Huolongjing, etc.), qui précèdent de plusieurs siècles les roquettes de guerre indiennes puis européennes.
Place dans l’histoire des fusées
Les Chinois sont les premiers à combiner poudre noire, enveloppe tubulaire et stabilisation par hampe, posant les bases de la roquette moderne.
Les concepts expérimentés avec ces fusées (traction par réaction, stabilisation par tige) conduiront plus tard, via les transmissions vers le monde islamique puis l’Europe, aux roquettes congréviennes du XIX? siècle.
Voici un resumé des principaux types de fusées militaires chinoises médiévales et de leurs fonctions.
Flèches?fusées simples
Tige de flèche en bois, petite cartouche de poudre noire fixée près de l’empennage, tuyère percée à l’arrière.
Utilisées dès la dynastie Song (XI?–XIII? s.), tirées en gerbes depuis des paniers ou des tubes de bambou pour harceler l’infanterie ou incendier des toitures.
Faisceaux et orgues de fusées
Regroupement de dizaines de flèches?fusées dans un châssis pivotant (cadre en bois, caisse ou sorte de « seau?lanceur »).
Permet un effet de saturation : une seule mise à feu envoie une volée serrée, ancêtre très direct des « orgues de roquettes » ultérieurs.
« Dragons de feu » et fusées zoomorphes
Carcasse en bambou ou bois sculptée en forme de dragon ou de bête, contenant plusieurs charges à fusée.
Certaines versions décrites dans le Huolongjing combinent propulsion par fusée et charges explosives ou incendiaires secondaires, libérées à l’impact ou en vol.
Fusées de siège et d’incendie
Tubes à poudre plus volumineux, parfois montés sur hampes épaisses ou sur petits chariots, destinés à incendier palissades, tours de siège ou portes.
Le rôle principal reste l’effet psychologique et incendiaire plus que la pénétration.
Intérêt technique
Maîtrise précoce de la poudre noire, du confinement dans un tube, de la tuyère et de la stabilisation par hampe.
Ces principes seront transmis, via routes terrestres et maritimes, à l’Asie du Sud, au monde islamique puis à l’Europe, où ils conduisent aux roquettes de Mysore (XVIII?) puis aux Congreve (début XIX?).
Pour les périodes Song et Ming, les sources permettent de distinguer plusieurs familles de fusées militaires, avec une nette sophistication de la dynastie Ming par rapport aux débuts sous les Song.?
Sous les Song (Xe–XIIIe siècles)

 

  • Flèches de feu (huo jian, « flèches à feu»)
    • Apparition au début du XIIIe siècle, d’abord comme flèches en bois ou en bambou portant de petites cartouches de poudre, tirées depuis des arcs ou des râteliers.
    • Leur rôle est surtout incendiaire et psychologique, employées en grand nombre lors de sièges ou de combats fluviaux ; un texte sur la chute de Kaifeng mentionne plusieurs dizaines de milliers de ces projectiles capturés par les Jurchen.
  • Projectiles de siège à poudre (piques de feu, boules de feu)
    • Tirés par trébuchets dits « de feu » ; ce sont des ancêtres hybrides entre bombe incendiaire et munition explosive, mais sans véritable stabilisation de type fusée.
    • On est encore dans une logique de catapultage de charges enflammées plutôt que de roquettes autonomes.
      En résumé, sous les Song, la « fusée » reste essentiellement une flèchefusée à courte portée, complément des bombes et lances flammes à poudre.
      Sous les Ming (XIVe–XVIIe siècles)
    • Les Ming héritent des innovations Song et Yuan et les systématisent, notamment à travers des traités comme le Huolongjing qui décrit diverses armes à fusée.
  • Fusées multiples et “orgues” portatifs
    • Râteliers de tubes ou cadres en bois lançant plusieurs flèches fusées simultanément ; l’iconographie montre des soldats portant des faisceaux sur le dos, tirant des salves vers la cavalerie ennemie.
    • C’est l’ancêtre direct des « batteries » de roquettes, avec recherche d’un effet de saturation plutôt que de précision.
  • Dragons de feu (huo long) et engins composites
    • Carcasses en bois/bambou en forme de dragon, contenant plusieurs charges à fusée et parfois des sous?munitions : à l’allumage, l’engin se propulse puis libère des flèches ou petites bombes.
    • Certaines variantes décrites dans les sources tardives sont considérées comme des préfigurations de fusées « à deux étages », par exemple le « dragon de feu sortant de l’eau », où un premier étage propulse un second projectile.
  • Fusées navales et de défense côtière
    • Employées depuis des jonques ou des fortifications maritimes, combinées à des pièces d’artillerie et des trébuchets, pour incendier les voiles et superstructures des navires adverses.
    • Le contexte est celui d’une marine Ming très active, qui exploite largement la poudre (bombes, mines, fusées) pour compenser la supériorité numérique ennemie.
      Sous les Ming
      Dynastie des Ming
  • Passage d’une flèche?fusée simple, essentiellement incendiaire, à un éventail de roquettes spécialisées, parfois à charges multiples, intégrées dans des systèmes de lancement (racks, « orgues », engins zoomorphes).
  • Accent croissant sur la combinaison poudre / mécanique : fusées + trébuchets + canons, ce qui annonçe les usages combinés de roquettes et d’artillerie en Asie du Sud et, plus tard, en Europe.
 
   


Copyright © 2003-2025 MaquetLand.com [Le Monde de la Maquette] et AMM- Tous droits réservés - Contactez l'Administrateur en cliquant ici

Ce site sans aucun but lucratif n’a pour but que de vous faire aimer l’ Histoire
Droit d’auteur
La plupart des photographies publiées sur ce site sont la propriété exclusive de © Claude Balmefrezol
Elles peuvent être reproduites pour une utilisation personnelle, mais l’autorisation préalable de leur auteur est nécessaire pour être exploitées dans un autre cadre (site web publications etc)
Les sources des autres documents et illustrations sont mentionnées quand elles sont connues. Si une de ces pièces est protégée et que sa présence dans ces pages pose problème, elle sera retirée sur simple demande.

Principaux Collaborateurs:

Gimeno Claude (+)
Brams Jean Marie
Janier Charles
Vincent Burgat
Jean Pierre Heymes
Marie Christophe (+)
Jouhaud Remi
Gris Patrice
Luc Druyer
Lopez Hubert
Giugliemi Daniele


Nb de visiteurs:8623571
Nb de visiteurs aujourd'hui:3331
Nb de connectés:80