Rome.03 Narbonne Collection Lapidaire Musée Narbo Via









 Narbonne Collection Lapidaire Musée Narbo Via
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Les monuments de Narbonne, première capitale de la Gaule,ont été presque tous demolis  mais ils sont restaient présent jusqu'à nos jours car ils ont servis de remploi dans les murailles de la ville et apres la descruction de ceux cil ils ont été deposés et stockés   dans l église desafectée Lamourguier ou ils sont restés entroposé plus de 150 ans
Comptant plus de 1700 bas?reliefs et inscriptions, la collection exposée dans le Musée lapidaire de Narbonne se distingue à plusieurs égards. Tout d’abord par son abondance, que seule surpasse la collection de la Galerie lapidaire des Musées Capitolins de Rome qui avoisine les 3000 œuvres
2. Ensuite par sa variété : de la simple stèle au vestige monumental, de l’écriture gravée maladroite à la maîtrise parfaite du ciseau (fig.5), de l’esclave au magistrat, toutes ces œuvres livrent des informations sur des domaines divers (architecture, épigraphie, sculpture ; histoire politique, économique, religieuse) et reflètent surtout de façon inédite et directe la société narbonnaise antique (organisation de la sphère sociale, monde des affranchis, exceptionnel corpus de métiers3). Cette collection se distingue enfin par quelques caractéristiques qui lui sont propres : le matériau, les dimensions des œuvres et leur origine. La très grande majorité est en calcaire, probablement local. Peu d’œuvres en marbre4 sont parvenues jusqu’à nous, et elles sont en général très fragmentaires. Leurs dimensions semblent concordantes, de sorte qu’elles sont harmonieusement alignées, donnant au visiteur qui se promène dans les allées du Musée lapidaire l’impression d’une apparente homogénéité (fig.6).
Il n’en fut pas toujours ainsi. En effet, un autre point commun de ces blocs est leur origine funéraire. Elles proviennent presque toutes de monuments funéraires, de taille et de formes variées telles que nous les connaissons dans les nécropoles du monde romain.

Des hommes, des monuments funéraires et des nécropoles
Les circonstances qui ont permis la conservation de ces fragments monumentaux ont en contrepartie fait perdre la trace de leur localisation antique. En effet leur histoire est faite de remplois successifs : gardant leur fonction architecturale, ils ont été détachés de leurs tombeaux d’origine pour intégrer les remparts médiévaux puis modernes. Au début du XVIe siècle, sous le règne de Louis XII, les remparts existants autour des quartiers de Bourg et de Cité (de part et d’autre du canal traversant le cœur de ville) commencent à être remaniés en une nouvelle enceinte7. Des blocs récupérés dans les nécropoles romaines se trouvent alors dans les fondations des remparts existants. Le cousin et successeur de Louis XII, François Ier, a conscience de l’héritage symbolique et historique de ces vestiges antiques et souhaite leur intégration aux nouveaux remparts, aussi bien fonctionnels qu’ostentatoires. Cette volonté stratégique participe de la sauvegarde des bas-reliefs décorés et/ou inscrits, et leur donne une nouvelle valeur patrimoniale puisqu’ils sont désormais exposés intentionnellement et mis en scène. Certains sont disposés en frise courant le long de la muraille (une petite partie est encore visible actuellement boulevard Lacroix (fig.13), d’autres font l’objet d’un agencement réfléchi autour des portes de la ville (fig.14). Ils furent parfois retaillés pour intégrer leur nouvelle construction, d’où le format plus ou moins standard dans lequel nous les voyons aujourd’hui.

 

Les amateurs éclairés et les sociétés savantes du XIXe siècle ont été des acteurs déterminants du phénomène de patrimonialisation des vestiges archéologiques. À Narbonne, c’est la figure de Paul Tournal et la fondation en 1833 de la Commission Archéologique et Littéraire de Narbonne qui l’ont illustré. Dès avant le démantèlement des remparts, la CALN a porté attention aux blocs antiques qu’ils renfermaient. De 1869 à 1884,
elle s’est mobilisée lors de la démolition pour éviter que les blocs ne soient détruits
8. La muraille atteignant parfois jusqu’à 6 m d’épaisseur, il a fallu recourir aux explosifs. Les membres de la CALN ont fait preuve de vigilance, et sur le terrain ont repéré, marqué9 (fig.15) et récupéré les blocs autant qu’ils le pouvaient.
12La question du stockage de ces éléments pondéreux se posait néanmoins. La solution fut la mise à disposition de l’église de Lamourguier. Construite au XIe siècle et désaffectée comme tant d’autres à la Révolution, son plan à large nef unique et chapelles rayonnantes en faisait un bâtiment propice à l’accueil des blocs rescapés des remparts. Elle appartenait alors à l’administration militaire, qui signa un bail en 1869 avec la Ville de Narbonne. Les blocs antiques et l’église médiévale ont alors fait fortune commune. Au terme de plusieurs péripéties (reprise temporaire du lieu par le Ministère de la Guerre pendant la démolition des remparts, cohabitation des blocs avec les magasins de l’armée), la présence imposante des vestiges romains puis le classement de l’église au titre de Monument Historique en 1900 pour son caractère représentatif du gothique méridional, assoient la fonction patrimoniale du lieu et de sa collection. Pendant plus d’un siècle, l’église de Lamourguier et les blocs funéraires issus des remparts seront le Musée lapidaire de Narbonne.Les blocs furent agencés rapidement dans le Musée lapidaire. Ils ont d’abord été placés le long des murs des chapelles rayonnantes, tels un rideau de pierre (fig.16), avant d’être remontés sous forme de murs indépendants qui scindent la vaste nef de l’église et donnent au visiteur le sentiment de circuler dans une forêt de pierres. Cette configuration est toujours visible actuellement (fig.17).
Le Musée Lapidaire de Narbonne est un joyau de la muséographie du XIXe siècle. Le stockage et l’exposition de lapidaire archéologique dans une église désaffectée n’est pas une configuration unique en France. De tels musées lapidaires ont existé à Arles, ou sont encore visibles à Vienne ou Saintes par exemple. Mais peu saisissent autant l’attention ou suscitent autant l’émotion que celui de Narbonne. Son impressionnante collection (fig.18), majestueusement mise en scène, surprend le visiteur avant d’amener son imagination à vagabonder au hasard de sa déambulation dans les allées.
Des nécropoles antiques aux remparts modernes puis à l’église-musée contemporaine, entre création, destruction et sauvegarde, le périple des blocs narbonnais au fil des siècles est somme toute insolite. Mais il ne devait pas s’arrêter là.

 

 


Actuellement  une grande partie a été transféré au nouveau musée de narbonne où il sont présentéa comme dans un grans hangar de stockage  face à nous
Une machine d 'ailleurs présente regulierement chanque minute un bloc qu'elle va chercher dans les reserves pour le postionner dans l'alvéole prevuie àç cet effet . Onse dirait dans un entrpot de stockage avcec cette machine qui tourne en continue
 
Au-delà du geste scénographique, ce Mur fera partie intégrante du bâtiment. Sur une longueur de 96 m, dont 72 en intérieur, et sur une hauteur de presque 8 m, il divisera le bâtiment en deux. Il séparera ainsi, mais tout en les articulant, les espaces d’accueil du public et les espaces de travail des professionnels. Le dispositif reprendra le principe fonctionnel d’un mode de gestion des stocks utilisé dans le monde industriel. Concrètement, il sera composé de deux rangées de racks aux dimensions hors normes, entre lesquelles circulera un transstockeur (fig.20 a et 20 b), c’est-à-dire un bras mécanique équipé d’une fourche rotative qui lui permettra de déplacer les blocs à l’intérieur des racks11. Chaque œuvre sera fixée sur une palette, pour faciliter la manipulation, et fera donc l’objet d’un soclage sur mesure (fig.21). Au total, presque 900 emplacements sont prévus dans le Mur Lapidaire.
 
Cet outil de valorisation mobile rendra possible une présentation dynamique et renouvelable des œuvres. L’agencement du Mur fait actuellement l’objet d’une - longue et dense - réflexion. La grande richesse documentaire que représente la collection ouvre vers de nombreuses thématiques, qu’il faudra pourtant soigneusement sélectionner sous peine de noyer le visiteur dans la masse des informations. Cette grandiose frise de fragments monumentaux devrait être scandée selon les trois aspects les plus marquants de la collection.
20L’histoire originale des blocs sera évoquée en premier lieu, ainsi que les événements qui ont fait traverser les siècles à ces vestiges des nécropoles antiques. Les possibilités offertes par le Mur Lapidaire pourraient permettre de reconstituer les portes des remparts, connues par des photographies.
 
21À cette séquence historique succédera la mise en valeur de l’importance documentaire de la collection. Au?delà de quelques tentatives de reconstitution de séries12, celle?ci n’a pas été étudiée de façon exhaustive. Les difficultés de manipulation des œuvres n’ont jusqu’à présent pas facilité les conditions de leur étude. La mobilité des blocs exposés dans le Mur Lapidaire sera incontestablement précieuse dans cette perspective.
22Enfin l’origine funéraire des œuvres sera développée dans la troisième et dernière séquence du Mur, avec toutes les tentations de reconstitution auxquelles incite ce dispositif, et malgré les obstacles précédemment évoqués à de telles tentatives. Le déroulé de la collection sous son aspect funéraire amènera le visiteur du Mur vers le parcours permanent, tel le voyageur antique longeant les nécropoles pour entrer dans la ville.
23Le petit Lucius sera présent, quelque part dans le Mur Lapidaire, à quelque distance du couple se faisant face et parmi des centaines d’autres. Gallonius le jongleur montrera quant à lui son enclos funéraire dans le parcours permanent, non loin du marchand de pommes dont l’inscription continuera à apostropher les passants.
 
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