Seine St Denis St Denis Basilique 3.03.1 Henri I Gisant









Seine St Denis St Denis Basilique 3.3.1 Henri I Gisant
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Il fut sacré roi du vivant de son père, en 1027, parvenu au pouvoir il fut un souverain au pouvoir fragile car les petits féodaux faisaient régner l’insécurité et comble de malchnce il  dut lutter contre sa famille en lm 'occurance  son frère cadet, Robert,soutenu  par sa mère Constance . Suite au conflit  il dut céder la Bourgogne créant par la même le premier  duc de Bourgogne .
Apparament c'eait un bon chef de guerre mais sans moyens qui pour faire face à ses puissances voisins qui sont les ducs de Bretagne, d’Aquitaine, de Bourgognel opta pour une politique d’alliances notamment avec les Normands.
Il aida dans un premier temps Le futur Guillaume le conquerant  puis dut lutter cointre lui face à qui il subit 2,  défaites
Veuf il épouse en secondes noces, Anne de Kiev.
Henri Ier meurt  à Vitry-aux-Loges (Loiret),  sa mort longtemps passée pour un empoisonnement serait dut à une médication de  son medecin ( purge ) Son fils aîné, Philippe, associé au trône en 1059, lui succéda.
Apparament son tombeau qui fait partie de la command  de St Louis  ne serait pas le sien . Selon l’architecte et peintre Charles Fichot, qui enquêta sur les tombeaux provenant de Saint-Denis et les dessina, le gisant d’Henri Ier n’apparaissait pas dans les catalogues du Musées des Monuments francais .

 

 

Tiré  de ce site

La commande de saint Louis et les réorganisations des tombeaux du transept
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Depuis la fin des années 1950, les gisants du transept se trouvent malheureusement posés sur de simples blocs de pierre trop bas. La reconstitution des soubassements du XIII° siècle, réalisée avec bonheur par Violet-le-Duc, a été anéantie
vers 1958 par Jules Formigé, architecte en charge de la restauration de la basilique.


Le programme
Saint Louis était fortement préoccupé de la destinée des corps royaux et princiers. A la suite des travaux d’Eudes Clément pour lier le chevet à la façade occidentale, l’importance donnée au nouveau transept offrait un espace idéal pour l’installation de monuments funéraires significatifs.
Cet élan s’inscrit aussi dans une série d’exemples récents que Louis IX gardait en mémoire : la politique funéraire de sa mère Blanche de Castille, l’aménagement des tombes des Plantagenêts à Fontevrault, la nouvelle organisation des tombeaux mérovingiens à Saint-Germain des Prés…
Lorsque l’abbé Mathieu de Vendôme prit en charge l’abbaye en 1258, la répartition des sépulcres à Saint-Denis était la suivante : à droite du maître-autel, le monument de Dagobert et de sa famille illustrait les pouvoirs miraculeux de Saint-Denis ; devant le maître-autel les sépultures de Philippe Auguste et de Louis VIII venaient de recevoir leurs riches tombes en argent doré ; au milieu du chœur le tombeau de Charles le Chauve attestait que l’abbaye était aussi un mausolée impérial.
Mais pour le reste, saint Louis était frappé par l’état des autres tombeaux. Ils se trouvaient alors auprès de l’autel de la Trinité sans grand ordre, évoquées par une dalle de pierre gravée d’une épitaphe. Il s’agissait donc d’honorer les restes illustres par des sépultures dignes d’eux, tout en mettant en valeur la dynastie capétienne comme héritière et parente des Mérovingiens et des Carolingiens.
La translation aux nouveaux emplacements eut lieu en plusieurs vagues, à la suite des recherches des religieux dans les archives de l’abbaye pour retrouver les restes royaux :
- en mars 1264, les rois, reines et princes Eudes, Hugues Capet, Robert II et son épouse Constance, Henri I°, Louis VI le Gros [dont la dalle de pierre gravée d’une épitaphe est aujourd’hui au Musée de Cluny, à Paris], son fils Philippe et la reine Constance de Castille (épouse de Louis VII)
- en avril 1264, Clovis II, fils de Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref et son épouse Berthe au Grand Pied, l’impératrice Ermentrude femme de Charles le Chauve, Carloman fils de Pépin et frère de Charlemagne, Carloman fils de Louis le Bègue, et le roi Louis fils de Louis le Bègue.
… Ce qui n’est pas allé sans problèmes ! Car les recherches des religieux ne pouvaient révéler l’existence de la reine Arégonde, femme de Clotaire [ découverte par Michel Fleury en 1957 ]. De plus, les moines ont rajouté Carloman, frère de Charlemagne, qui passait au XII°s pour avoir été inhumé à Saint-Denis, alors qu’il l’avait été à Saint-Remi de Reims. Quant à Charles Martel, il n’a jamais été roi mais seulement maire du palais.
De même, Philippe, fils de Louis VI, mort d’un accident de cheval en 1131, est enterré dans les rangées royales ; il est vrai qu’il avait été associé au gouvernement et sacré en avril 1124.
A l’inverse, Philippe de Boulogne (le fameux Philippe Hurepel, fils de Philippe Auguste et de sa maîtresse Agnès de Méranie) ne reçut pas de tombeau, ayant toujours été en révolte contre la régente Blanche de Castille
En 1267 eut lieu l’inauguration du nouvel ensemble sépulcrale par Louis IX.

La disposition a été conçue pour illustrer visuellement l’explication des liens entre les trois dynasties royales que Vincent de Beauvais inclut dans son grand ouvrage historique, le Speculum historiale, achevé en 1254, et qu’il reprend dans le De morali principis institutione, écrit vers 1259-1261 pour Louis IX et son gendre Thibaut V de Champagne.
Les idées de cet érudit dominicain, proche de la famille royale, sur la légitimité dynastique et royale sont très semblables à celles de la cour. Vincent affirmait le « retour du royaume des Francs à la race de l’empereur Charlemagne » en la personne de Louis VIII, père de Louis IX, dont le sang carolingien lui avait été transmis par sa mère Isabelle de Hainaut. Cette explication s’ajoute à une légende du XI°s qui affirmait que Dieu, pour punir les Carolingiens de leurs pêchés, avait accordé à Hugues I° et à ses descendants une dispense pour gouverner la France pendant sept générations. C'est-à-dire jusqu’à l’avènement de Philippe Auguste qui, en se mariant avec une descendante de Charlemagne, permettait à son fils de monter sur le trône et aux Capétiens de conserver la couronne.
Mais un chroniqueur de Saint-Martin de Tours du XIII°s apportait aussi une autre justification. Puisque Hugues Capet descendait lui-même, par sa mère Haovide, de Charlemagne, son accession au trône avait été légitimée par le sang.
Enfin, la tradition sandionysienne rattachait les Mérovingiens aux Carolingiens par les liens du sang puisque Blithilde, fille du Roi Clotaire, aurait épousé Ansbert, ancêtre lointain de Pépin le Bref. De fait, les Capétiens pouvaient, par les Carolingiens, se rattacher à la race de Clovis.
En tout cas, ces interprétations de l’Histoire furent adoptées à Saint-Denis, d’abord dans l’agencement des tombeaux, ensuite dans la tradition historique de l’abbaye et dans les Grandes Chroniques de France.
Les monuments indiquant la continuité entre Carolingiens et Capétiens existaient déjà, avec les tombes de Philippe Auguste et de Louis VIII, devant le maître-autel.
On adopta pour les nouveaux tombeaux le parti du carré du transept. Les tombes royales prenaient place, non pas comme à Fontevrault ou (en partie) à Saint-Germain des Prés au milieu des stalles des religieux, mais dans un espace ménagé spécifiquement. Celui-ci se trouvait entre l’autel majeur et les stalles des moines immédiatement à l’Ouest des piles occidentales du carré du transept. Ce plan se rattache à la conception du parti centré des mausolées dans l’Antiquité tardive. Sauf qu’ici, le plan n’est pas circulaire, mais carré, et qu’il est situé au centre de l’édifice de culte et non pas excentré.
Dans ce choix, le rôle de la lumière est aussi fondamental : les roses et les coursières vitrées des deux bras apportent une lumière abondante pour évoquer la résurrection à la fin des temps.
La nouvelle nécropole : le « cimetière aux Rois »
La disposition était la suivante :
- au Nord, le Mérovingien Clovis II,
- au Sud, les sept Carolingiens transférés,
- à l’Ouest et à l’Est, les huit Capétiens, en disposant les plus anciens à l’Ouest et les plus récents à l’Est.
Les gisants royaux étaient de la sorte introduits par le monument de Dagobert et de Nanthilde qui existait déjà, dressé au Sud du maître-autel.

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Croisée du transept en 1270, reconstitution d'après Elisabeth A.R. Brown, selon Félibien
(tiré de l'excellent ouvrage d'E. A.R. Brown, Saint-Denis, éditions Zodiaque, 2001)

Au centre du carré se trouvaient les monuments de Philippe Auguste et de Louis VIII, et à l’entrée du chœur des religieux le gisant de bronze de l’empereur Charles le Chauve. Si bien que le père et le grand-père de saint Louis faisaient ainsi le lien en réunissant dans leur sang celui des deux premières races, mérovingienne et carolingienne.
Un espace pour la tombe de Louis IX était bien entendu réservé à côté de la sépulture de son père, du côté du monument de Dagobert. Louis VIII trônait au centre, entre Philippe Auguste et la place du futur saint Louis, puisque c’est dans ses veines que coulait, selon Vincent de Beauvais, le sang mêlé des Carolingiens et des Capétiens.

Les gisants ne présentent pas des effigies réalistes, les monarques étant morts il y a plusieurs siècles, pour la plupart.

 

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Hermentrude, épouse de l'empereur Charles le Chauve


 

Les portraits sont très stéréotypés, malgré quelques petits détails originaux. Carloman II, fils de Louis le Bègue , et Philippe, fils de Louis VI, sont tous deux représentés sous les traits de jeunes hommes imberbes, car ils étaient morts prématurément, le premier à dix-huit et le second à quinze ans. Mais curieusement, le fils de Pépin, Carloman (+ 771) et l’autre fils de Louis le Bègue, Louis III ( + 882), tous deux morts vers vingt ans, sont représentés barbus.
Différents sculpteurs ont dû participer à la réalisation des gisants.
Il semblerait qu’un artiste spécialiste dans la sculpture funéraire serait l’auteur des effigies des Mérovingiens et Carolingiens, conçues comme des figures en pied malgré leur position horizontale. Les plis et drapés des gisants correspondent à une posture verticale, debout, des personnages. A croire que les lois de l’attraction terrestre n’étaient plus valables pour ces augustes défunts…

 

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Clovis II et Charles Martel

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Alors que les statues des Capétiens (ex : Robert II et Constances d’Arles) sont bien représentées couchées, avec des plis réalistes. En outre, les gisants d’Henri I° et de Robert, plus stylisés, sont aussi plus expressifs.

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Robert le Pieux et Constance d'Arles


 


Tous sont représentés avec les emblèmes de la royauté ; ils sont couronnés…même Charles Martel ! Tous portent le sceptre, à l’exception de la reine Constance d’Arles qui tient un livre.

 

 



Les monuments étaient installés deux par deux, chaque statue identifiée par une inscription.
Les gisants reposaient sur des socles massifs en pierre sculptée, la tête reposée sur un coussin. Un arc trilobé se dressait derrière chaque figure couronnée (on le voit bien ici derrière les gisants de Berthe et Pépin). Les doubles cercueils étaient décorés sur les côtés de colonnades simplement sculptées et à leur tête étaient disposés des piliers servant à porter des torches ou des cierges lors de cérémonies.
Ces monuments portant les gisants, détruits au XVIII°s, avaient été convenablement reconstitués au XIX°s par Violet-le-Duc. Les socles, dossiers et colonnettes étaient rétablis d’après les dessins de Gaignières et les fragments subsistants.

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Dessin de Violet-le-Duc reconstituant les tombeaux doubles du transept.
Les socles, dossiers trilobés et colonnettes avaient été rétablis par Violet-le-Duc
d'après les dessins de Gaignières et les fragments conservés

 

Malheureusement, cette magnifique présentation a été démantelée à la fin des années 1950 par l’architecte Formigé. Sur les conseils d’un ou deux historiens de l’Art cherchant de la sobriété à tout prix, les gisants ont été déposés trop bas, sur des dalles de petits blocs de pierres, retirant toute majesté et solennité à la présentation des gisants.
La remise en cause
A la fin du XIII°s et au début du XIV°s, la disposition voulue par saint Louis fut toutefois bouleversée.
Louis IX aurait souhaité limiter les honneurs de Saint-Denis aux seuls rois ayant régné, une fois le « cimetière aux rois » reconstitué. Or, Marguerite de Provence, son épouse, leur fils Jean Tristan, leur belle fille Isabelle d’Aragon, furent bien inhumés aux côtés du roi à la suite des circonstances tragiques du retour de la croisade de Tunisie.
En outre, à la mort de Philippe III, un important bouleversement intervint, suivi d’un autre à la mort de Philippe IV le Bel en 1314 et de Louis X le Hutin en 1316.
Désormais, le sentiment familial l’emporte sur la démonstration dynastique et lignagère. Les reines et enfants de France s’introduisaient nettement dans ce qui devait à l’origine n’être qu’un « cimetière pour rois ».

Une nouvelle disposition prit forme avec :
- Au Sud : Philippe III et Isabelle d’Aragon, Philippe IV le Bel, prenant tous trois les places de Pépin et de Berthe, déplacés plus au Nord.
- Au Nord, Louis X et son fils Jean I° le Posthume. Aux pieds du roi, le corps de Jeanne, reine de Navarre et comtesse d’Evreux (fille de Louis X et de Marguerite de Bourgogne).
A partir de Philippe V et Charles IV, la nécropole du transept est définitivement fermée.
Les corps des deux derniers Capétiens et des Valois seront inhumés dans le collatéral oriental du bras Nord du transept, puis plus tard, dans le bras Sud du transept à partir de Charles V.

 

   


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