05 SD Ardennes






09 SF Thionville
English Translation
Jean Marie  Brams Christian Adam Wikimaginot   pour leur aide 

 
 
Secteur Fortifié de Thionville (SFT )
 
 
Le Secteur Fortifié de Thionville ( SFT) fait partie de la ligne dite Maginot qui fut ainsi appelé en hommage à André Maginot Ministre de la Guerre (et ancien combattant ) entre le 3/11/1929 et le 17/02/1930
Le Vote de la loi  permettant le financement des régions fortifiées eut lieu en décembre 1929
Pour l’Armée française  la désignation officielle est la « fortification permanente » ou les « régions fortifiées ». Le terme de « ligne Maginot » provient de la presse, où il commence à être employé à partir de 1935,  repris par le ministre de la Guerre Jean Fabry en août 1935 lors de l'inauguration du monument Maginot près de Verdun.
 

La ligne Maginot se présente donc après de nombreuses études s’échelonnant sur presque 10 ans  comme  un dispositif complexe s'échelonnant  en profondeur sur différents niveaux depuis la frontière.
Dans l’absolu car la ligne n'a pas été conçue de manière homogène, et sa réalisation n'a en général pas été conforme aux projets d'origine pour des raisons essentiellement budgétaires on distingue quatre parties distinctes.
 
 

1  la ligne des avant-postes, destinée avant tout à détecter une attaque brusquée et à la retarder un temps grâce à des dispositifs prévus (routes minées, barrières, etc.) pour laisser le temps à la « ligne principale de résistance » de se mettre en état d'alerte On trouve des Petites casemates et des Maisons Fortes
 
Petit Ouvrage
Maison Fortifiée ( MF)

2  la « ligne principale de résistance » est à environ deux kilomètres derrière les avant-postes. Elle était matérialisée par un double réseau de rails antichars et barbelés
le réseau de Barbelés   est large de 12,5 mètres, soit six rangs de piquets en forme de queues de cochon d'un mètre de haut qui soutiennent les fils en formant des vagues, avec des ardillons plantés dans le sol et dépassant de 20 cm. Son  rôle : freiner l'infanterie assaillante pour que les mitrailleuses puissent la faucher.
Le réseau de rail est composé de sections de rails de trois mètres enterrées à la verticale sur six rangs de profondeur, dépassant de 60 cm à 1,3 m au-dessus du sol.
Son rôle :'arrêter les véhicules assaillants afin qu’il soient détruits ensuite par les canons anti char
 
 


elle est couverte  par les tirs d'artillerie des Gros Ouvrage.  .
3 Les abris d'intervalles destinés à assurer la protection d'une partie des troupes combattantes à l'air libre. les casemates d'intervalle avaient pour but d'assurer la continuité de feux de la Ligne Principale de Résistance entre deux ouvrages. Il existe deux types de casemates, les casemates dites en couple (chaque casemate flanque son propre côté) et les casemates double (elles sont munies de deux chambres de tir pour flanquer des deux côtés à la fois).
Contrairement aux ouvrages, les casemates ne sont pas reliées entre elles par galerie, et ne sont armées d'aucune tourelle. Leur équipement, bien que restreint, est à peu près le même que les ouvrages (petite usine, petite salle des filtres, etc.).Il s'agit en fait de casernes souterraines équipées uniquement pour le combat rapproché.
Internet

4 L'arrière du front comporte tous les équipements de soutien logistique : réseau de téléphone et d’électricité, routes et voies ferrées militaires de 0,60 m dérivées du système Pechot, dépôts de munitions, casernes de temps de paix, postes de commandement, etc.
Au total, la ligne Maginot a coûté plus de cinq milliards de francs de 1930 à 1936 soit 1.6 % du Budget de l’Etat
WikiMaginot
Le secteur Défensif des Ardennes ( Tiré de ce site)
Cette zone n a pas d'insigne d'unité connue aussi j ai mis en avant l' insigne du 146 RIF avec le Sanglier des Ardennes
 
 
 
 
 
Le Secteur Défensif des Ardennes (SDA) est une création tardive et de courte durée. Il couvre ultimement un front de 32 kilomètres compris entre une ligne Sud d'Anchamps (Bb47)- La Neuville au Nord et Honnogne - Pont-à-Bar - Vrignes au Sud-Est. A sa gauche on trouve le Détachement d'Armée de Ardennes (DAA) et à sa droite le Secteur Fortifié de Montmédy (SFMO).
La partie nord du SDA traverse le massif des Ardennes, zone très forestière et accidentée, entrecoupée de profondes vallées fluviales (Meuse et Semois). Cette partie de frontière a de tous temps été considérée comme infranchissable par l'Etat-Major français, et donc ne bénéficie que d'une couverture de fortification légère et peu profonde.
La partie Sud-est, à partir de Mézières, est beaucoup plus ouverte. Elle a donc bénéficié d'une protection un peu supérieure, toujours en profitant des derniers contreforts de Ardennes et du cours de la Meuse comme obstacles naturels.

Question fortifications, le profil du SDA ressemble beaucoup à celui de son voisin le
Détachement d'Armée de Ardennes (DAA) . On trouve:
 
- Une fine ligne d'environ 110 blockhaus légers construites entre 1935 et 1938, basée sur des abris de tir type Barbeyrac, longe au plus près le cours de la Meuse, sauf sur les méandres importants (Monthermé, Mézières) ou seul le col est fortifié.
- Deux casemates STG d'artillerie (1938) pour un canon de 75mm de campagne, à Flize et Nouzonville.
- 10 gros blockhaus STG Mle 1939, dont 8 en avant de Mézières, partiellement inachevés.
La particularité de ce secteur, ainsi que celle du SF de Montmédy mitoyen à droite, est la présence de 7 maisons-fortes type Ardennes construites sur les routes et chemin en provenance directe de la frontière. Ces constructions datant de 1937 et construites en réponse à la neutralité Belge sont les seules de type CORF.
Enfin, il faut signaler la présence d'une amorce de seconde ligne fortifiée une quinzaine de kilomètres en arrière de la LPR, entre Signy et Poix-Terron. Celle-ci, imaginée et construite sous la direction de la CEZF (Commission d'Etude des Zones Fortifiées), débute sa construction lors de l'hiver 1939-1940. On y trouve 8 gros blockhaus STG Mle 1939 partiellement achevés et des traces de début de chantier sur 9 autres, sur la petite vingtaine qui était prévue là.


 
Organisation
 
Le SDA est commandé par le Gal François-Arthur PORTZERT de la 52° Division d'Infanterie dés sa création le 20 Novembre 1939. Il conserve ce double commandement jusqu'à la conversion effective du SDA en la 102° Division d'Infanterie de Forteresse (DIF) début 1940, la nomination du Gal Eugène ECHARD à la tête de la 52°DI et le redéploiement de cette division vers la 4° Armée (Sarre), le 20 Janvier 1940.

- Chef d'Etat-Major : Cdt LEFRANC de POMPIGNAN.
- Commandant de l'Infanterie divisionnaire : Col MARCHAL
- Commandant de l'Artillerie : Lt-Col DERUE puis Lt-Col VIGNERON à partir du 01 Avril 1940.

 
Eléments Organiques

Le SDA (102° DIF) est composé de 3 sous-secteurs, qui sont chacun tenus par l'un des régiment/demi-brigade constituant la 102° DIF :
 
- Au nord, sous-secteur de Sécheval : 42° DBMC (Demi-brigade de Mitrailleurs Coloniaux - Lt-Col de PINSUN)
- Au centre, sous-secteur d'Etion : 52° DBMC (Lt-Col BARBE)

- Au Sud-Est, sous-secteur de Boulzicourt : 158° RIF (Régiment d'Infanterie de Forteresse, Lt-Col MANCERON)
 
Hors ces troupes d'infanterie de position, on trouve :
 
- Artillerie : II et III/160° RAP (Régiment d'Artillerie de Position - Lt-Col DERUE > 28 Avril 1940 > CE MAILLARD > 5 Mai 1940 > CE HUGON). Ces deux groupes possédaient 2 (ou 3 selon les sources) batteries administratives.



- Génie : 227/1 Compagnie de Sapeurs Mineurs
- Transmissions : 227/81 et 227/82 (resp. compagnie télégraphiste et radio)
- Train : 217/2 Cie Automobile
- Intendance : 447/2 Groupe d'exploitation divisionnaire
- Santé : 447° Groupe Sanitaire.
Ces derniers éléments sont tous issus du SF de Montmédy.

Bien que considéré comme une division d'infanterie, le SDA (102° DIF) ne comporte qu'à peu près la moitié de l'effectif d'une division de ce type. Si l'effectif de l'infanterie est conforme, l'artillerie - et en particulier l'artillerie antichar - est loin d'être au niveau (30% de la dotation standard).

Ce dernier point aura une incidence négative majeure lors des combats de Mai 1940.


 
Histoire
 
Le secteur défensif des Ardennes est créé le 20 Novembre 1939. Pour consulter les éléments historiques concernant cette zone datant d'avant sa création, voir la fiche du Détachement d'Armée des Ardennes (DAA) .

Lors de sa création le SDA, qui dépend du 4° Corps d'Armée (9° Armée), s'étend sur une distance plus courte que ce qu'elle sera en Mai 1940. Il est limité au Nord à une ligne Sorendal-Tournavaux-Bogny-Arreux, et au Sud-Est à Pont-à-Bar. Il ne comporte que le 148° RIF et des éléments de renforcement issus de la 52° DI (III/291° RI au nord du SDA).
 
A peine créé, sa mise en place est suspendue le 28 Novembre en attendant la réorganisation plus large du Groupe d'Armées n°1 consécutive à l'arrivée du BEF et de la 7° Armée dans le Nord. La 102° DIF est créée en conséquence en lieu et place du SDA, mais sa mise en place ne sera effective qu'en Janvier 1940. Entre le 20 Décembre 1939 et le 1er Janvier 1940, les limites du SDA sont déplacées 8 km au nord, englobant le méandre de Monthermé et la partie aval du fleuve jusqu'au sud de Revin.

Début Janvier, la 52° DI quitte les lieux, laissant le 148° RIF sur place. En contrepartie, le SDA reçoit la 42° DBMC (Demi-Brigade de Mitrailleurs Coloniaux) - issue de la 1° Armée et composé d'un bataillon malgache et un métropolitain - et la 52° DBMC - issue de la 4° DIC et intégrant des troupes indochinoises dans l'un de ses deux bataillons -. L'artillerie divisionnaire de la 52° DI (17° RAD et 217° RALD) reste sur place jusqu'au 20 Janvier pour couvrir le secteur, avant de se retirer à son tour et d'être remplacée par les II et III/160° RAP, en provenance des forts de Verdun.


- 20 Janvier 1940 : création officielle des 102° DIF et du 41° Corps d'Armée de Forteresse (CAF).

La période entre Novembre 1939 et Mai 1940 est mise à profit pour avancer les travaux des blockhaus STG prévus dans l'avancée de Mézières, qui seront cependant pour l'essentiel inachevées, et de mettre en état de défense les positions.
 
 
Combats de Mai 1940
 
- 10-11 Mai 1940 : dés l'alerte donnée, au matin du 10 Mai, les troupes de la 102° DIF prennent position sur la Meuse et dans l'avancée de Mézières. Les deux jours sont marqués par des bombardements de l'aviation allemande (fort des Ayvelles, etc) et un afflux croissant de réfugiés arrivant de Belgique. Les II et III/248° RI de la 61° DI, en position sur la Meuse au Nord, viennent renforcer la 102° DIF.



- 12 Mai 1940 : les pont de la Semoy sont dynamités préventivement. Dans le journée, c'est le tour de ceux sur la Meuse, sauf à Mézières pour permettre le passage des réfugiés et de la 3° Brigade de Spahis, toujours sur la rive droite de la Meuse.

- 13 Mai 1940 : dés 4h du matin, les bombardements aériens allemands se concentrent sur Monthermé et son méandre. La 6° Pz.D, qui a traversé les Ardennes en 24 heures, arrive sur les rochers dominant la Meuse à 7h du matin, au contact avec la 42° DBMC.

Malgré la défense active et les bombardements de l'artillerie française positionnée en arrière, le régiment d'infanterie de la PzD réussit à franchir la Meuse dans l'après-midi et prendre le village de Monthermé, et ce malgré une contre-attaque française. La situation en fin d'après midi est cependant sous contrôle: les troupes allemandes sont bloquées aux sorties du village et la LPR n'est pas atteinte. Par ailleurs, dans la nuit qui suit, des renforts du II et III/248° RI arrivent sur site.

Ailleurs, autour du SDA:
Dans le nord, les lignes françaises sont percées dans la nuit du 12 au 13 à Dinant en Belgique. Le 13, cette tête de pont s'élargit et les premiers blindés de Rommel (7° Pz.D) franchissent le fleuve. Au même moment, la 32° ID arrive face à Givet.

 


Un scénario similaire est en train de se dérouler à Sedan, face au SF de Montmédy juste à la droite du 148° RIF : le 13 au matin, des troupes d'infanterie de la 1° PzD (PzGruppe Kleist) ont franchi la Meuse face à la

55° DI, après un premier échec. Dans la soirée, la tête de pont s'est considérablement élargie même si aucun char n'a encore franchi le fleuve.



- 14 Mai 1940 - journée décisive : Face à la 42° DBMC, les combats dans la tête de pont de Monthermé reprennent dés le matin. Attaques et contre-attaques se succèdent sans décision claire ni dans un sens, ni dans l'autre. Cependant, en fin d'après-midi, le III/248° RI et le II/42° DBMC sont contraints de se replier sur la ligne d'arrêt en arrière du méandre. Les premiers chars de la 6° Pz.D traversent dans la soirée. La situation se dégrade rapidement.

Au centre, la 52° DBMC est maintenant au contact de l'ennemi au niveau de la tête de pont STG face à Mézières. L'artillerie de position bombarde les troupes se concentrant face à la ville. La casemate d'artillerie de Nouzonville tire par ailleurs au profit de la défense de Monthermé.

Au sud: Le 148° RIF est en situation très délicate : la tête de pont à Sedan s'est fortement agrandie grace à la traversée de la Meuse et la percée de la 2° Pz.D (XIX AK - Gal Guderian, appartenant au Pz.Gruppe Kleist) à Donchéry. LA 55° DI est gravement disloquée et en repli, laissant la place libre aux blindés allemands pour descendre le long de la rive droite de la Meuse, vers Pont à Bar et Flize, en plein flanc et sur les arrières du 148°RIF. Cédant à la panique, l'artillerie du sous-secteur se replie en catastrophe, laissant l'infanterie seule face à l'ennemi. L'avance allemande est rapide : Pont à Bar, Dom le Mesnil puis Flize (19h) tombent.

Ailleurs, au nord du SDA:
La 32° ID a franchi la Meuse à Givet et la tête de pont s'élargit rapidement à gauche de la 102° DIF. Plus au nord, la 9° Armée est en déroute et reflue en Belgique face au Pz.Gruppe Hoth qui est maintenant en situation de déferler face à Dinant.

- 15 Mai 1940 - l'effondrement : A 5h30, le 41° CAF constate la situation de quasi-encerclement et de disparition de ses deux flancs gauche et droit. Le Gal LIBAUD donne en conséquence l'ordre de repli à la 102° DIF pour tenter de se positionner sur une ligne Rocroi-Signy l'Abbaye.

Au nord du SDA, la situation de la 42° DBMC est maintenant critique. Les chars traversent la Meuse grace à un pont provisoire construit dans la nuit, et à sa gauche la 61° DI est en repli. A 9h15, des chars allemands arrivent par le sud et la rive gauche, profitant du repli de la 52° DBMC. Les restes encerclés de la 42° DBMC sont capturés avec leur chef, le Lt-col de PINSUN, ainsi qu'une partie du 248° RI et du 3° BM.

Dans le centre, la 52° DBMC résiste à l'attaque frontale allemande dans la nuit du 14 au 15 Mai. A 8h30, la ligne de défense de l'avancée tient toujours quand l'ordre de repli arrive aux défenseurs. L'unité ne parviendra pas à atteindre sa ligne de repli. L'essentiel des troupes sera fait prisonnier dans le triangle Tournes-Sury-Belval, à l'Ouest de Mézières.

Des deux demi-brigades coloniales, seuls 15 officiers et 400 hommes arrivent à s'échapper.

Au Sud le 148° RIF est sérieusement malmené et déjà complètement contourné sur son flanc par les 1° et 2° Pz.D. Le repli du régiment est de courte durée: il est dispersé dans la région de Fagnon à l'Ouest de M2zières.

- 16 Mai 1940 : Le Gal PORTZERT est fait prisonnier au matin avec son chef d'état-major. La 102° DIF et le Secteur Défensif des Ardennes ont cessé d'exister. Une partie du 148° RIF (1300 hommes) arrive cependant à se replier vers le sud et échappe ainsi à la captivité. Le 148° RIF sera dissous le 30 Mai au camp de Souges et ses éléments versés aux 64° et 118° RI.

Les II et III/160° RAP disparaissent aussi dans la tourmente. Le régiment est dissous en même temps que la 102° DIF.

 
   


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