Masques Funeraires Fayoum









Egypte Masques Funeraires dits du  Fayoum
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Ces portraits proviennent de photographies prises par moi même dans les musées ou recoltées sur Internet

Les portraits dit Fayoum ont commencé à être connus à la fin du XIX e  siècle En effet en  1887 ,l'archéologue britannique Flinders Petrie débute les fouilles sur le site de la pyramide d'Hawara, près de l'oasis du Fayoum en Égypte Son espoir est de découvrir des tombes datant du IIIe millénaire Av  JC. Toutefois,cette découverte datant de 1887 ne doit pas faire oublier qu'au début du XVIIe, un voyageur italien, Pietro della Valle, avait indiqué avoir vu des œuvres d'art très réalistes pres de la nécropole de Saqqarah
Mais  il ne tombe que sur un cimetière de l'époque romaine, du 1er siècle AP J.-C. Sa déception première passée il se rend compte que le cimetière est très intéressant  car dans les tombes en brique, il trouva des momies avec un portrait peint Il décrira  cette decouverte de momie ainsi " un portrait magnifiquement réalisé d'une fille, dans les tons gris clairs, digne du classicisme à la fois d'un point de vue stylistique et technique.
Il mettra à jour  une soixantaine de portraits similaires au cours des fouilles archéologiques et pour lui on se trouve en face d'un réalisme  qui donne vie aux êtres »

Il fut  le premier archéologue à mettre en place une analyse académique de ces portraits   datant du 1er siècle avant J.-C. au 4e siècle après J.-C., période durant laquelles les coutumes et les styles égyptiens, grecs et romains cohabitaient. Les portraits des humains momifiés relèvent d'un courant artistique témoignant de ce mélange culturel et qui aurait influencé par la suite l'art chrétien (copte).Les portraits du Fayoum témoignent donc de l’assimilation à une pratique funéraire ancienne d’une technique nouvelle de représentation, importée par les Romains
A cette époque  la technique de momification n’évolue plus.  sauf dans de petits details comme un soin particulier donné aux bandelettes qui forment des dessins géométriques très savants,  on note aussi une utilisation de tissus polychromes et des éléments décoratifs en stuc souvent doré.
Mais ce qui est nouveau  c'est l'utilisation de portrait peint inséré dans les bandelettes : Ces « portraits s'inspirent  d’une technique importée, proche de la peinture pompéienne, mais avec la touche locale  dans la continuité de la tradition égyptienne du masque funéraire À l'instar des masques utilisés de nombreux siècles auparavant pour recouvrir les visages des momies égyptiennes ces masques sont réalisés sur bois ou sur lin, à cire ou à la détrempe, partir de lin durci avec du plâtre, qui est ensuite sculpté en prenant pour modèle le torse et la tête du défunt, puis peint. avec une palette de teintes relativement peu étendues et uniforme  mais une grande varité des portraits Mais ces portraits  d’hommes et de femmes du commun bien vivants sont anonymes car ni leur nom ni leur vie ne nous sont connus À l'époque gréco-romaine, certains masques étaient fabriqués selon un modèle de style égyptien plus ancien et traditionnel, qui comprenait habituellement un Némès et un collier protecteur appelé ousekh. qui  serviront à protéger le défunt au cours de son voyage vers l'au-delà. Le masque était souvent surmonté d'une couronne, ici en fleurs pour une touche romaine. S'il était possible d'essayer de reproduire les traits du défunt sur certains types de masques, ceux fabriqués en cartonnage ne le permettaient pas : la représentation était donc plus générique.
Mais ces portraits posent  une question  Tous ces portraits ont été retrouvés dans des tombes, mais existait -il un usage pré-funéraire. Ces portraits se trouvaent ils dans la demeure du vivant de l individu et  ensuite auraient -ils découpés pour s’ajuster au réseau de bandelettes de la momie. ?
En effet  la plupart des portraits ont été coupés afin de pouvoir être fixés correctement au sarcophage. Cela indiquerait que la plupart des portraits ont été réalisés d’après nature, excepté quand il s’agissait de la mort d’un enfant.Les portraits du Fayoum représentent en général des hommes ou des femmes âgés entre 25 et 30 ans, au zénith de leur vie Enfin pour conforter cette thèse , les recherches sur certains sarcophages décorés de portraits d’adultes contiennent des momies de vieillards, confirmant que certains portraits avaient été réalisés bien avant le décès de la personne
Techniques
La première chose qui nous frappe lorsque l’on regarde ces portraits, c’est leur familiarité : le réalisme des traits conjugué avec la profondeur de l’expression
On utilis de très fines planches de bois souvent local figuier de sycomore, acacia ou importé  cyprès, cèdre, tilleul, hêtre d'une épaisseur de 2 à 20 mm  ensuite on enduit  ces planchettes d'une fine couche de stuc liquide, sur lequel on dessin une esquisse. On trouve un autre support  la toile de lin
la peinture
Les artistes antiques utilisaient la palette à quatre couleurs d’Apelle, la tétrachromie qui se retrouve dans les portraits de Fayoum :
le melinum, un blanc constitué d’une craie argileuse venant de l’île de Mélos (éventuellement remplacé par le blanc de plomb) ;
le sil attique ou ochra : un jaune tiré du limon recueilli dans les mines d’argent ;
la sinopis du Pont : une terre d’ocre rouge venant de Sinopis ;
l’astramentum : un noir fabriqué de diverses manières, en toute probabilité du noir de vigne permettant des reflets bleus.
D’autres pigments apparaissent seulement pour remplacer ces derniers selon des circonstances de disponibilité ou pour le détail d’un bijou (terre verte naturelle ou malachite) ou d’un vêtement (rose garance naturel, rose cyclamen ou la coûteuse pourpre extraite des coquillages).
Pour les portraits du Fayoum, soit on appliquait une peinture à la cire (encaustique importée par les grecs et romains C'est une peinture à la cire, mêlée à des pigments, appliquée à chaud ou à froid, et qui permet des effets de transparence et de volume. ) sur des supports en bois soit on travaillait à la détrempe sur des toiles de lin principalement de minces planchettes en figuier de sycomore, facile à trouver à cette époque en Egypte, ou en cyprès (le chêne typique des peintres du nord étant très rare en méditerranée). La cire d’abeille (blanchie) était chauffée et mélangée avec d’autres substances, comme des résines du type Mastic de Chios, aux pigments Pour les portraits réalisés sur du
bois, on appliquait d’abord une couche de colle à la détrempe, on posait les carnations parfois directement sur le brun miellé du bois nu ou sur un fond teinté kaki, le proplasmos, équivalent de l’impression ou de l’impregnatura des grands maîtres classiques européens.

On pouvait aussi la préparer pour être appliquée à froid (cire punique) après l’avoir émulsionnée ou saponifiée, permettant des mélanges astucieux avec l’œuf ou l’huile
 Pour travailler la matière, on utilisait trois types d’instruments : le pinceau le cautère (un fer chaud) ou et le cestre (un petit poinçon).
Ces portraits du Fayoum, présentent toujours des yeux  très grands et qui portent toute l’énergie de la représentation, tenue dans le regard. Ce regard est tourné vers le spectateur généralement, il semble lointain, l’air général est solennel, un peu distant,
En général, les sujets n'étaient pas représentés de face, mais de trois-quarts. Les artisans jouaient sur les ombres et la lumière pour dévoiler les contours et les courbes du visage ; Larrivée du christianisme en Egypte  marquent la fin de ces portraits Toutes traces de la religion antérieure seront progressivement effacées et en particulier la représentation des corps féminins.
Actuellement environ 1000 portraits environ ont été découverts

 

 

 

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