Seine St Denis St Denis Basilique 4 Bertrand Du Guesclin Gisant









Seine St Denis St Denis Basilique 4 Bertrand Du Guesclin Gisant
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Le corps, réparti en quatre sépultures
Il avait souhaité que son corps fût rapporté en Bretagne. La route étant longue, il était nécessaire de l’embaumer : on enleva ses viscères et son cerveau au couvent des Dominicains du Puy où ils furent déposés.
Mais l’embaumement ayant été mal réalisé, le corps se mit à pourrir sur le chemin : il fallut le bouillir au couvent des dominicains de Clermont-Ferrand dans un grand chaudron pour détacher les chairs du squelette.
Celui-ci et le cœur poursuivirent leur route vers la Bretagne jusqu’à ce que le roi Charles V décide de faire enterrer les ossements de son défunt connétable dans la basilique royale de Saint-Denis, aux côtés des rois de France, ce qui était un privilège très rare.
Seul son coeur parvint à Dinan où il fut déposé sous une dalle au couvent des Jacobins à Dinan.
Du Guesclin eut donc la particularité rare de posséder quatre tombeaux :
1) Le tombeau des viscères au Puy fut profané en 1793, mais l’urne fut mise en dépot à la mairie en vue de lui donner une sépulture laïque puis fut finalement replacée dans l’église saint Laurent avec son contenu.


 

 




 


2) Le tombeau des chairs du couvent des Dominicains de Montferrand fut profané et détruit en 1793 : il n’en reste rien.

3) Le tombeau du squelette de Saint-Denis fut évidemment profané en 1793 avec celui des rois de France : son gisant s’y trouve toujours.

4) Son carditaphe du couvent des Jacobins de Dinan fut déplacé : en 1810, la pierre tombale et l’urne contenant le cœur furent transférées dans l’église Saint-Sauveur de Dinan où elles se trouvent encore.

 



 


Trois des quatre tombes sont donc encore visibles et ornées de monuments, celle de Montferrand ayant disparu lors de la Révolution française. Les gisants de Saint-Denis et celui du Puy permettent d'observer un personnage et un visage apparemment sculptés à la ressemblance du sujet, par ailleurs connu par des descriptions physiques et plusieurs miniatures contemporaines, insistant toutes sur la laideur et la pugnacité que révélait son visage.
Il existe à Chateauneuf-de-Randon (Lozère) et au lieu dit « L'Habitarelle » où se situait le campement de Du Guesclin au moment de sa mort, un cénotaphe construit par subvention et souscription nationales, dont le gisant reproduit celui du Puy.

 

L'honneur de la chapelle caroline à Saint-Denis
Dans la charte de fondation de sa chapelle funéraire, Charles V mentionnait que seuls les rois (reges) devaient être inhumés à Saint-Denis. Cependant, l’autorisation que son père lui avait accordée comme dauphin et régent démontrait que l’on pouvait modifier les règles et les coutumes, qu’on pouvait faire des exceptions.
De fait, après son avènement, Charles V libéralise le système en vigueur. C’est sans doute la tombe du chambellan de Saint Louis, Pierre de Beaucaire, qui lui donne l’idée, le 15 mai 1374, d’accorder à son propre chambellan, Bureau de La Rivière, la faveur de reposer à ses pieds à l’intérieur de la chapelle royale. Il autorise aussi l’épouse de ce dernier à être enterrée « devant ladite chapelle », où elle pourra jouir de la compagnie des abbés et « grans prieurs » de Saint-Denis. Cette faveur exceptionnelle ne fut toutefois pas renouvelée dans le testament royal d’octobre 1374. Seul Bureau (et non son épouse) reposera donc aux pieds du tombeau de Charles V, sous une plaque de bronze portant une longue épitaphe.
Le roi accorde encore une faveur similaire à Jean Pastourel, président de la Cour des Comptes. Mais celui-ci sera finalement inhumé en l’abbaye Saint-Victor de Paris, laissant sa sépulture dionysienne à sa femme, Sédile de Sainte-Croix (+ 1380). La dalle de pierre à épitaphe était dans la chapelle Saint-Lazare, près des reliques du lépreux et de la consécration divine (sur lesquelles nous reviendrons bientôt).

 

 



Le tombeau d'ossements de Bertrand du Guesclin dans la chapelle caroline

Mais c’est Bertrand du Guesclin qui aura le plus bel emplacement dans la chapelle caroline, voulu par Charles V qui mourut deux mois à peine après son connétable. Le tombeau sera commandé par Charles VI en 1397 à Thomas Privé et Robert Moisel, et placé au Sud de l’autel de l’oratoire.
Les tombeaux de la chapelle caroline à Saint-Denis - Le tombeau de du Guesclin est en bas à gauche, à l'Est du tombeau de Charles VII.

Le gisant de du Guesclin est peut-être le plus individualisé de tous ceux installés dans la chapelle caroline Saint-Jean Baptiste. Il apparait comme un homme trapu, courtaud, au visage de bouledogue et au regard terriblement intense. On devine à ses traits qu’il ne faisait pas bon être son ennemi. L’œil gauche présente la marque d’un coup de lance que du Guesclin reçut en combattant les Anglais. Mais comme le soulignait Guilhermy, la réalisation de cette sculpture n'est pas très fine et les deux artistes n'ont pas donné le meilleur d'eux-mêmes. S'il est le plus individualisé par sa laideur, ce n'est assurément pas le plus réussi des gisants de la chapelle. Les images royales sont d'une qualité autrement supérieure.

 


Le gisant en armure est vêtu du surcot et porte au côté l’épée et la dague. Des cercles en torsade et des feuillages décorent le baudrier auquel sont attachés l’épée et l’écu. Un écusson arbore les armoiries de la famille du Guesclin, « à l’aigle impérial de sable » (Ce n'est aujourd'hui qu'une reconstitution du XIX°s, les armoiries se trouvant avant 1793 au pied du soubassement du tombeau, et non pas sur l'écusson du gisant).


 

 

Il reposait sur un socle en marbre noir, lui-même orné des emblèmes du connétable. La tête du gisant était protégée par un dais gothique et les pieds reposaient sur un lion.
L’épitaphe était la suivante :


« CY GIST NOBLE HOME MESSIRE BERTRAND DU GUESCLIN CONTE DE LONGUEVILLE ET CONNESTABLE DE France / QUI TRESPASSA A CHASTELNUEF DE RANDON EN JUVAUDAN EN LA SENESCHAUCEE DE BEAUCAIRE LE XIII° JOUR DE JUILLET LAN M CCC IIIIXX PRIEZ DIEU POUR LUY ».


Profanation et destruction du tombeau en 1793 - Sauvetage du gisant
En 1793, ce socle de marbre noir fut détruit. Le dimanche 20 octobre 1793, les ouvriers mandatés par la Convention profanèrent le tombeau de celui qui avait versé son sang pour la libération de la France. Le cercueil de plomb fut retiré : « L’on découvrit son squelette tout entier, la tête bien conservée, les os bien propres et tout à fait desséchés ». Ces restes furent aussitôt jetés dans la fosse commune au Nord de la basilique.

 

Bertrand du Guesclin 1320 1385

 

*

Avec l'autorisation d'Alain Houot

 

   


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