France Infanterie Régiments Infanterie Coloniale (R.I.C.) 1919 1939

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 25/06/2026 à 17:17:21



 France  Infanterie Régiments Infanterie Coloniale (R.I.C.)  1919 1939 Stationnement en Métropole et dans l'Empire  Troupes de Marine /
 
 
 
Le contexte de l'après-guerre
Au soir du 11 novembre 1918, les Troupes Coloniales françaises sortent de la Grande Guerre couvertes de gloire mais profondément meurtries. Pendant quatre années, les « Marsouins » (fantassins coloniaux) et les « Bigors » (artilleurs coloniaux) ont payé un tribut considérable sur tous les fronts : la Marne, la Somme, Verdun, les Dardanelles, Salonique, l'Orient. Le terme « Marsouin » désigne familièrement le fantassin colonial depuis le XIXe siècle, par référence au dauphin, animal marin évoquant les origines maritimes des anciennes Troupes de Marine. Le « Bigot » ou « Bigor » est le surnom de l'artilleur colonial. À cela s'ajoutent les tirailleurs sénégalais, malgaches, indochinois et marocains, qui ont combattu aux côtés des Européens avec un courage unanimement salué.
La France sort victorieuse mais exsangue. Avec 1 355 000 morts et 3 595 000 blessés, le pays doit se reconstruire dans l'urgence. Les crédits militaires sont sévèrement réduits. Le recrutement des jeunes engagés dans la Coloniale ralentit brutalement. Dans ce contexte de pénurie budgétaire et d'absence de menace immédiate de la part de l'Allemagne vaincue, une réorganisation radicale s'impose. Ainsi les Troupes Coloniales voient la dissolution de près de 80 % des régiments qui les composaient. »
Seuls subsistent, comme régiments d'infanterie blancs, les 3e, 21e et 23e RIC en métropole ; les 9e et 11e RIC en Indochine ; le 16e RIC en Chine. Pour combler les vides, on incorpore massivement des soldats indigènes comme les Sénégalais, Malgaches, Indochinois  dont l'entretien s'avère moins onéreux que celui des militaires métropolitains.
 Origines et filiation des Troupes Coloniales
 Des Troupes de Marine aux Troupes Coloniales . Ainsi les Troupes Coloniales naissent officiellement en 1900, lorsque l'ensemble des troupes terrestres dépendant du ministère de la Marine  les « Troupes de Marine »  sont transférées sous l'autorité du ministère de la Guerre. C'est la loi du 7 juillet 1900 qui consacre ce transfert et fixe la nouvelle appellation : « Troupes Coloniales ».
Elles héritent d'une longue tradition militaire remontant aux Compagnies de la mer créées sous Louis XIV et Colbert pour défendre les arsenaux et assurer la protection des navires. Après la guerre franco-prussienne de 1870, ces unités participent activement à la conquête coloniale : Madagascar, Tonkin, Dahomey, Soudan français... Leur double vocation  combattre sur les champs de bataille d'Europe et pacifier l'Empire  forge leur identité particulière.
La double composante
Les Troupes Coloniales se composent de deux grandes familles bien distinctes :
La « Coloniale blanche » : l'infanterie coloniale française proprement dite (RIC) et l'artillerie coloniale, constituées en majorité d'engagés volontaires métropolitains. Ces hommes, souvent originaires des régions maritimes ou de familles d'anciens marins, constituent le noyau dur des cadres et des spécialistes.
Et les tirailleurs indigènes qui sont des unités recrutées dans les colonies, composées de « sujets » français des territoires d'outre-mer comme les tirailleurs sénégalais (AOF), malgaches (Madagascar), indochinois (Indochine), somalis — commandées par des officiers et sous-officiers français.
Par contre les troupes recrutées enAfrique du Nord (tirailleurs algériens, tunisiens, marocains) relève de l'Armée d'Afrique et non des Troupes Coloniales. Cette distinction, souvent oubliée, est fondamentale pour comprendre l'organisation de l'armée française de l'entre-deux-guerres.
La réorganisation de l'entre-deux-guerres (1919–1935)
 La loi de 1927qui est la pierre angulaire
La loi du 13 juillet 1927 sur l'organisation générale de l'armée constitue le cadre juridique qui régit les Troupes Coloniales jusqu'à la mobilisation de 1939.pierre angulaire  Elle distingue deux catégories de forces :
Les « forces du territoire métropolitain » destinées à la défense de la France continentale, comprenant la 3e Division d'Infanterie Coloniale, seule division coloniale entièrement blanche.
Les « forces mobiles » — les 1re, 2e et 4e DIC — appelées à intervenir aussi bien en métropole qu'outre-mer selon les besoins.
En application de cette loi, la 1re DIC est recréée le 1er novembre 1927, avec son état-major à Bordeaux. Elle reprend vie à partir des éléments de la 35e division d'infanterie métropolitaine dissoute.
La structure des divisions d'active en 1939
À la veille de la mobilisation de septembre 1939, les Troupes Coloniales entretiennent en métropole quatre divisions d'infanterie coloniale d'active, qui forment le cœur du dispositif :
Division
État-major
Composition principale
Caractéristiques
1re DIC
Bordeaux
3e RIC, 12e RTS, 1er RAC
Division mixte (blancs + sénégalais). Appelée à servir en métropole et outre-mer.
2e DIC
Nîmes / Toulon
2e RIC, 23e RTS, 2e RAC
Division mixte. Organisée initialement sur le type « Montagne » — seule de ce type.
3e DIC
Paris (Tourelles)
1er RIC, 21e RIC, 41e RMIC, 3e RAC
Seule division coloniale entièrement blanche. Force du territoire métropolitain.
4e DIC
Toulouse
16e RTS, 24e RTS, 12e RAC
Division mixte. Région du Sud-Ouest. Secteur colonial Méditerranée.
RIC = Régiment d'Infanterie Coloniale (blanc). RTS = Régiment de Tirailleurs Sénégalais. RAC = Régiment d'Artillerie Coloniale. RMIC = Régiment de Mitrailleurs d'Infanterie Coloniale.
 
 
Les régiments blancs en métropole 
Trois régiments d'infanterie coloniale blancs sont maintenus en permanence en métropole pendant toute la période 1919–1939 :En plus de ces régiments blancs, les Troupes Coloniales entretiennent outre-mer en 1939 seize régiments d'infanterie (2 RIC, 6 régiments mixtes, 8 régiments de tirailleurs) et quinze bataillons autonomes, pour un effectif budgétaire total de 65 565 hommes hors AFN et Levant.
 
Régiment
Garnison
Division
Histoire et particularités
Paris — Caserne des Tourelles (20e arr.)
3e DIC
Héritier direct du 1er régiment d'infanterie de marine. Présence parisienne symboliquement importante. Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire.
Bordeaux — Caserne Nansouty
1re DIC
Garnison bordelaise depuis le XIXe siècle. Lié à la tradition coloniale de la façade atlantique et aux embarquements vers l'Afrique et l'Amérique.
Fréjus / Saint-Raphaël — Camp Gallieni
3e DIC
Fréjus, plaque tournante coloniale : centre de transit, d'instruction et de rapatriement des unités indigènes. Le camp Gallieni est l'un des plus importants de France.
Paris — Caserne Lourcine (5e arr.)
3e DIC
Régiment de prestige, garnison capitale. Participera au dernier combat à la baïonnette de l'armée française le 21 juin 1940 à Berry-au-Bac.
Aix-en-Provence — Caserne Forbin
2e DIC
Régiment le plus décoré de l'armée française. 10 citations à l'ordre de l'armée (1914-1918). Devise : Recedit Immortalis Certamine Magno. Stationné en Rhénanie 1919-1920 puis à Aix.
 
 
 Les régiments coloniaux outre-mer en permanence
 
Régiment
Stationnement
Théâtre
Rôle et missions
Saïgon / Thu-Dau-Mot (Cochinchine)
Indochine
Maintien de l'ordre, défense du territoire indochinois. Formé de blancs. Résistera au Japon jusqu'au coup de force du 9 mars 1945.
Saïgon / Hanoï (Annam-Tonkin)
Indochine
Complémentaire du 9e. Présence française duale nord-sud. Capitulation en mars 1945.
Shanghai / Tien-Tsin
Chine
Défense des concessions françaises en Chine. Régiment de prestige en contexte diplomatique. Rapatrié à la mobilisation de 1939.
 
 
 
 La vie des régiments de l'entre-deux-guerres
 La garnison cadre de vie et instruction
La vie d'un régiment colonial en garnison métropolitaine entre les deux guerres est rythmée par un cycle immuable
 instruction militaire
entretien des casernements
cérémonies protocolaires
préparation à l'embarquement éventuel.
Le statut particulier des Troupes Coloniales  qui est un corps d'engagés volontaires plus que de conscrits  imprime à ces régiments une culture spécifique, distincte de l'infanterie métropolitaine.
Les sous-officiers et officiers font régulièrement des séjours outre-mer (le « service colonial »), qui constituent une obligation de carrière mais aussi un élément valorisé : primes de séjour, avancement accéléré, expérience de commandement au feu lors des opérations de pacification. Ce va-et-vient permanent entre la métropole et l'Empire est la marque identitaire des coloniaux.
Les garnisons de Fréjus et de Saint-Raphaël jouent un rôle central : le Camp Gallieni est à la fois centre de formation, centre de transit pour les troupes embarquant ou débarquant, et lieu de vie pour les familles des militaires coloniaux. L'école d'application de l'infanterie coloniale et le centre de perfectionnement des sous-officiers indigènes y sont implantés.
L'instruction et la doctrine
L'entre-deux-guerres est une période de maturation doctrinale difficile pour toute l'armée française. Les Troupes Coloniales ne font pas exception. Les leçons de la Grande Guerre sont assimilées progressivement, mais la doctrine reste fondamentalement défensive et linéaire, héritée du front de 1914-1918.
Le règlement d'infanterie de 1938  trop récent pour être pleinement assimilé à la mobilisation — n'envisage pas réellement la manœuvre automobile à grande échelle. Quelques officiers clairvoyants, ayant observé les opérations japonaises en Chine ou la guerre d'Espagne, perçoivent la révolution blindée en cours, mais leurs voix peinent à s'imposer dans une institution encore profondément marquée par les méthodes de 1918.
L'armement évolue toutefois : la fabrication en grande série du fusil MAS 36 commence en septembre 1939 ; le mortier de 60 mm est distribué au niveau compagnie, le mortier de 81 mm au bataillon. Mais les régiments d'infanterie coloniale restent en grande partie hippomobiles : chaque régiment dispose de 290 chevaux et 190 voitures hippomobiles, et seulement 60 véhicules automobiles.
 La montée en puissance entre 1936–1939 face à la remontée des menaces
L'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933 et la remilitarisation de la Rhénanie en 1936 modifient profondément l'environnement stratégique. L'armée française reprend des exercices de mobilisation de plus en plus fréquents, avec une participation accrue des cadres de réserve. Les Troupes Coloniales sont concernées au premier chef : leurs effectifs doivent rapidement pouvoir être multipliés par cinq ou dix à la mobilisation.
En 1939, les « soldats indigènes » appartenant aux unités des Troupes Coloniales représentent un peu plus d'un quart du total des forces de l'armée française. La grande majorité d'entre eux est basée dans les colonies, mais les quatre DIC d'active en métropole constituent le noyau qui encadrera la mobilisation.
La mobilisation de septembre 1939
Le 1er septembre 1939, l'invasion de la Pologne par l'Allemagne déclenche la mobilisation générale française. Pour les Troupes Coloniales, c'est un effort considérable : les quatre divisions d'active sont portées à leurs effectifs de guerre ; leurs unités d'artillerie forment des régiments lourds supplémentaires ; de nouvelles divisions coloniales (5e, 6e, 7e DIC puis 8e DIC créée le 1er mai 1940 à Mérignac) sont constituées par mobilisation.
Des régiments dissous depuis 1919 sont recréés pour l'occasion : le 4e RIC est ainsi reconstitué le 15 octobre 1939 à la caserne des Tourelles à Paris, à partir des dépôts coloniaux de la région parisienne et de Brest. Le 2e RIC repasse de la 1re DIC à la 4e DIC. Les régiments de tirailleurs sénégalais sont envoyés au front dans un premier temps, puis rapatriés vers le Midi dès l'hiver 1939-1940  comme en 1914–1918  pour les soustraire aux rigueurs climatiques.
A la mobilisation, le 41e Régiment de Mitrailleurs d'Infanterie Coloniale (RMIC) se dédouble en 41e et 51e RMIC ; les demi-brigades de mitrailleurs indochinois et malgaches se transforment à leur tour. En juin 1940, la 8e DIC sera créée à Mérignac ; une 9e DIC était prévue mais ne put être constituée.
 La campagne de France entre mai-juin 1940 
Le 10 mai 1940, l'offensive allemande à l'Ouest balaye les plans français. Les Panzerdivisionen percent dans les Ardennes  secteur jugé impraticable  et tournent les armées alliées. Les divisions d'infanterie coloniale, qui tiennent des secteurs défensifs ou sont en réserve, se retrouvent engagées dans des combats d'une violence extrême, souvent encerclées ou submergées par la rapidité de la manœuvre allemande.
  Les combats des DIC
Les divisions coloniales se battent avec un courage et une ténacité qui leur valent l'estime de l'ennemi lui-même.
La 3e DIC, considérée comme une unité d'élite, tient le secteur de Montmédy jusqu'au bout.
La 4e DIC s'illustre dans les environs d'Amiens (Aubigny, Fouilloy, Villers-Bretonneux, Dury) du 23 mai au 7 juin.
Le 23e RIC effectue le 21 juin 1940 à Berry-au-Bac ce qui sera considéré comme la dernière charge à la baïonnette de l'armée française.
Le RICM paie un tribut particulièrement lourd : en mai-juin 1940, il perd les deux tiers de ses effectifs (tués, disparus, blessés et prisonniers). Ces chiffres illustrent tragiquement la fureur des combats.
La fourragère aux couleurs de la Médaille militaire  distinction suprême  est portée par plusieurs régiments coloniaux. Le RICM, avec sa fourragère double aux couleurs de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre 1914-1918, est le régiment le plus décoré de toute l'armée française.
 Les massacres de tirailleurs
Les combats de 1940 sont aussi marqués par des épisodes tragiques qui touchent plus spécifiquement les tirailleurs sénégalais. Le 11 juin 1940, des militaires allemands massacrent un certain nombre de tirailleurs de la 4e DIC faits prisonniers au bois d'Eraine à Cressonsacq. Ces crimes de guerre, perpétrés dans un contexte de racisme idéologique, endeuillent durablement la mémoire des Troupes Coloniales.
Au total, les pertes parmi les tirailleurs sénégalais lors de la campagne de France sont évaluées à environ 17 000 hommes, sur les 40 000 engagés en métropole  un taux de perte considérable.
Après la défaite et l'armistice du 22 juin 1940, les régiments d'infanterie coloniale et les régiments de tirailleurs sénégalais sont dissous en France métropolitaine. Seuls subsistent à Fréjus, Nîmes et Perpignan le 21e et le 2e RIC, dans les conditions restrictives imposées par les clauses d'armistice.
Rôle, missions et identité des régiments coloniaux
Ils ont une double mission permanente
Le régiment colonial de l'entre-deux-guerres a une double vocation permanente qui structure toute son organisation et sa culture :
La défense du territoire national : les régiments d'active en métropole sont intégrés aux grandes unités de l'armée de terre et participent à la défense du territoire continental, notamment face à l'Allemagne. Cette mission les rapproche des régiments d'infanterie ordinaires.
La protection et la pacification de l'Empire : les régiments fournissent en permanence des cadres, des renforts et des bataillons détachés pour assurer la sécurité des colonies, des protectorats et des territoires sous mandat. Cette mission se traduit par des opérations de pacification au Maroc (guerre du Rif, 1920-1926), en Syrie (révolte druze, 1925-1927), au Levant et dans diverses colonies africaines.
L'organisation interne du régiment
Un régiment d'infanterie coloniale de l'entre-deux-guerres compte en temps de paix environ 1 500 à 2 000 hommes, répartis en trois bataillons à quatre compagnies chacun.
La compagnie de fusiliers-voltigeurs (FV) en est l'élément de base, complétée par une compagnie de mitrailleuses et d'engins (CME) au niveau bataillon.
L'encadrement est assuré par des officiers et sous-officiers d'active, largement expérimentés par les campagnes coloniales.
La troupe est composée d'engagés volontaires pour les régiments blancs, recrutés pour une durée de cinq ans renouvelable. Ce recrutement sélectif explique la qualité opérationnelle reconnue de l'infanterie coloniale.
La mystique coloniale et l'identité « marsouin »
Les régiments coloniaux cultivent une identité forte, distincte du reste de l'infanterie. L'ancre de marine  symbole des origines maritimes des Troupes de Marine reste l'emblème du corps, brodée sur les uniformes, gravée sur les boutons et les insignes. Les galons des officiers coloniaux portent une couleur particulière selon la spécialité.
La culture du risque accepté, du service lointain, de la camaraderie forgée dans des conditions extrêmes, l'esprit d'aventure et le sentiment d'appartenir à une élite : autant de valeurs qui cimentent la cohésion des régiments coloniaux et expliquent leur réputation de combativité.
« Y a-t-il au monde plus petite équipe d'hommes ayant rendu plus de services à l'humanité souffrante ? — Professeur Maurice Payet, premier doyen civil de la Faculté mixte de médecine de Dakar »
 
 
 
SYNTHÈSE — Les Troupes Coloniales 1919–1940
Thème
Points clés
Dissolution post-1918
80 % des régiments coloniaux dissous. Seuls 3e, 21e, 23e RIC (métropole)
 
, 9e et 11e RIC (Indochine), 16e RIC (Chine) maintenus comme régiments blancs.
Cadre légal
Loi du 13 juillet 1927 sur l'organisation de l'armée. Quatre DIC d'active en métropole (1re à Bordeaux, 2e à Nîmes, 3e à Paris, 4e à Toulouse).
Régiments en métropole
1er RIC (Paris), 3e RIC (Bordeaux), 21e RIC (Fréjus), 23e RIC (Paris), RICM (Aix-en-Provence). Plus les bataillons et demi-brigades de mitrailleurs.
Tirailleurs
Sénégalais, Malgaches, Indochinois intégrés dans les DIC mixtes. Rapatriés hivernalement vers le Midi pour protéger les Africains du froid.
Missions
Double vocation : défense nationale en Europe + protection et pacification de l'Empire colonial. Service outre-mer obligatoire pour les cadres.
Montée en puissance 1939
Mobilisation : 7 puis 8 DIC constituées. Régiments dissous recréés (4e RIC à Paris). Effectif de guerre atteint mais matériel insuffisant.
Campagne de France 1940
Combats acharnés sur tous les fronts. RICM perd 2/3 de ses effectifs. Dernier charge à la baïonnette (23e RIC, 21 juin 1940). Massacres de tirailleurs à Cressonsacq.
Héritage
Les rescapés constituent les noyaux des futures 1re DFL, 9e DIC et autres unités de la France Libre. Le RICM devient le régiment le plus décoré de l'armée française.

 

 

   


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