Italie Préromaine Les Fresques

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 12/06/2026 à 19:07:07



Les Fresques de l'Italie Préromaine  Étrusques et peuples italiques
 

Introduction
La fresque est une technique de peinture antique apparue en Mésopotamie et en Crète au IIe millénaire. Elle consiste en l’application de pigments d'origine minérale, animale ou végétale sur une paroi recouverte au préalable d’un enduit de chaux encore frais.Mais il faut attendre le Moyen age pour voir le terme fresque  apparaître . Il tient son origine de l’expression italienne a fresco, exprimant l’idée de peindre sur l’enduit non séché. soit  à frais, dans le frais Par la suite le terme  a "t" vulgarisé et désignera toute peinture murale sans distinction technique.
La fresque est une technique de peinture ancienne  qui est apparue en Mésopotamie et en Crète au IIe millénaire. Elle consiste en l’application de pigments d'origine minérale, animale ou végétale sur une paroi recouverte au préalable d’un enduit de chaux encore frais.  
Mais à l origine cette technique permet d’obtenir une peinture stable durable dans le temps car les pigments sont imprégnés dans la masse d’enduitEn effet une réaction chimique entre l’hydroxyde de calcium contenu dans la chaux, qui s’échappe lors du séchage, et le dioxyde de carbone contenu dans l’air, va former une fine couche de carbonate de calcium en surface, protégeant la surface picturale.
Gace à cette technique beaucoup de décors peints antiques selon cette technique nous sont parvenus  avec une riche polychromie.
Cette technique est commune surtout dans les mondes grec, étrusque et romain .
Pour ces civilisation les fresques funéraires qui recouvrent les parois des tombes à chambre ou à caisse sont à citer.En Italie préromaine avant que Rome n'étende sa domination sur toute la péninsule italienne, une mosaïque de civilisations brillantes peuplait cette terre. Parmi elles, les Étrusques occupent une place centrale, mais ils ne furent pas les seuls à développer un art pariétal d'une remarquable qualité. Samnites, Lucaniens, Campaniens, Paelignes et bien d'autres peuples italiques laissèrent des témoignages picturaux qui constituent aujourd'hui des sources historiques irremplaçables.les peuples étrusques, italiques, italiotes vont développer ce type de décors peints dans leurs monuments funéraires. Ces décorations comportent de nombreux éléments figuratifs, avec des compositions plus ou moins complexes, qui traduisent à la fois le statut social du défunt et les pratiques funéraires de ces sociétés. Il s’agit également de fresques domestiques, qui recouvrent les parois de la maison et en structurent le décor intérieur.
Ces fresques, majoritairement découvertes dans des contextes funéraires, nous renseignent sur les croyances, les pratiques sociales, les modes de vie et les systèmes symboliques de ces civilisations disparues. Elles constituent un patrimoine exceptionnel, dont une grande partie est aujourd'hui conservée dans les musées de Tarquinia, Paestum, Naples ou encore au Musée National Étrusque de la Villa Giulia à Rome.
Le présent article se propose d'examiner ces peintures sous trois angles complémentaires : les supports sur lesquels elles furent réalisées, les techniques de fabrication et d'application mises en œuvre, et enfin les styles artistiques qui caractérisent chaque peuple et chaque époque.

 Les Étrusques : maîtres de la peinture funéraire

 
La civilisation étrusque, qui s'épanouit entre le IXe et le Ier siècle avant notre ère en Étrurie (l'actuelle Toscane et une partie du Latium), nous a légué le corpus de peintures funéraires le plus important et le mieux conservé de toute l'Italie préromaine. On dénombre aujourd'hui plus de deux cents tombes peintes dans la seule nécropole de Tarquinia (Tarquinii), classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2004.
 Les supports : la tombe comme espace pictural
Le support privilégié de la peinture étrusque est la roche volcanique taillée, notamment le tuf (tufo), une pierre tendre et poreuse d'origine volcanique largement répandue en Étrurie. Les tombes étaient creusées directement dans la roche, formant des chambres souterraines dont les parois constituaient la surface d'accueil des peintures.
Plusieurs types de supports furent utilisés selon les régions et les époques :
La roche vive directement préparée : après le creusement, la surface était soigneusement lissée, parfois recouverte d'une mince couche d'argile ou de calcite.
L'enduit de chaux (intonaco) : une couche préparatoire à base de chaux et de sable, parfois mêlée de poudre de marbre ou de pouzzolane, était appliquée sur la paroi rocheuse pour créer une surface plus homogène et plus réceptive aux pigments.
Les plaques de terre cuite (antéfixes peints) : bien que moins fréquentes, certaines décorations furent réalisées sur des supports céramiques intégrés à l'architecture funéraire.
La disposition des peintures suit généralement une organisation architecturale précise. Les parois latérales accueillent les grandes scènes narratives ou symboliques, la paroi du fond est souvent réservée aux représentations les plus importantes (le défunt, les divinités, le banquet funèbre), tandis que le plafond — simulant parfois la charpente d'une maison étrusque — est orné de motifs géométriques ou végétaux. Cette organisation reflète la conception de la tombe comme demeure éternelle du mort.
Les techniques picturales
Contrairement à ce que l'on a longtemps cru, la technique dominante de la peinture étrusque n'est pas la fresque au sens strict (buon fresco) — c'est-à-dire la peinture appliquée sur enduit encore humide — mais plutôt la peinture a secco, réalisée sur un support sec.
La technique a secco
Dans la technique a secco, les pigments sont mélangés à un liant organique (œuf, colle animale, caséine, huile, résine) avant d'être appliqués sur la paroi sèche. Cette technique offre plus de souplesse et permet des corrections, mais elle est mécaniquement moins résistante que le buon fresco : le film peint adhère au support par l'intermédiaire du liant seul, sans la réaction chimique de carbonatation caractéristique de la vraie fresque.
Des analyses physico-chimiques récentes (spectroscopie infrarouge, fluorescence X) pratiquées sur plusieurs tombes de Tarquinia ont permis d'identifier des liants à base de protéines animales et parfois de cires végétales, confirmant le recours généralisé à la technique a secco ou à des techniques mixtes.
Les pigments
La palette étrusque, bien que limitée par rapport à ce que connaîtra la peinture romaine, témoigne d'une maîtrise réelle des matières colorantes disponibles :
Rouge : oxyde de fer (ocre rouge, hématite), ou cinabre (sulfure de mercure) pour les tons les plus vifs et les plus précieux.
Jaune et orange : ocres ferrugineuses (goethite, limonite), utilisées seules ou en mélange.
Bleu : bleu égyptien (cuprorivaïte, CaCuSi2O6), un pigment synthétique importé ou produit localement par influence orientale ; parfois azurite (carbonate de cuivre).
Vert : malachite (carbonate de cuivre), terre verte (glauconite ou céladonite).
Noir : charbon de bois, noir de carbone, noir de manganèse.
Blanc : calcite (carbonate de calcium), kaolin, céruse (carbonate de plomb) dans les périodes tardives.
Les pigments étaient broyés et mélangés au liant dans de petits récipients en céramique — des godets de peintre ont été retrouvés dans plusieurs contextes archéologiques étrusques. L'application se faisait au pinceau, avec des instruments de différentes tailles selon la précision requise.
Les styles et les grandes périodes
La peinture étrusque ne constitue pas un bloc homogène : elle évolue considérablement au fil des siècles, sous l'influence des contacts culturels (notamment grec et oriental), et en réponse aux transformations internes de la société étrusque.
La période orientalisante et archaïque (VIIe – Ve siècle av. J.-C.)
C'est durant cette période que les premières grandes tombes peintes apparaissent à Tarquinia. Le style est fortement influencé par l'art grec archaïque et oriental : les figures sont représentées de profil, selon la convention que l'on retrouve dans la peinture sur vases grecs. Les silhouettes sont planes, sans modelé, avec un contour fermé qui délimite des aplats colorés.
La Tombe des Taureaux (vers 540-530 av. J.-C.), la Tombe des Augures (vers 530-520), la Tombe de la Chasse et de la Pêche (vers 520-510) sont parmi les exemples les plus célèbres de cette période. Les thèmes dominants sont la vie de plaisir, les banquets, les jeux athlétiques (certains préfigurant les ludi romani), la chasse et la pêche, les danses rituelles. Ces représentations reflètent une vision optimiste et joyeuse de l'au-delà : le mort y perpétue les meilleures activités de sa vie terrestre.
Le fond des compositions est souvent neutre (clair ou ocre), sur lequel se détachent des frises de personnages. Les registres horizontaux organisent l'espace pictural, avec parfois une ligne de sol schématique et quelques éléments végétaux stylisés (arbres, plantes) pour suggérer un cadre naturel.
La période classique (Ve – IVe siècle av. J.-C.)
Sous l'influence de la peinture grecque classique, dont les chefs-d'œuvre de Polygnote et de Zeuxis étaient alors fameux dans tout le monde méditerranéen, la peinture étrusque connaît une évolution stylistique notable. Le rendu des volumes s'améliore grâce à l'utilisation du modelé (ombrage et dégradé de couleur), les compositions se font plus complexes et les figures acquièrent davantage de dynamisme.
La Tombe Golini à Orvieto (vers 350-330 av. J.-C.) illustre bien cette période : ses représentations du banquet funèbre dans le royaume des morts (Aïta et Phersipnei, équivalents étrusques d'Hadès et Perséphone) témoignent d'une conception de l'au-delà qui se fait désormais plus ambivalente et moins sereine.
La période hellénistique et tardive (IIIe – Ier siècle av. J.-C.)
Cette dernière grande période de la peinture étrusque est marquée par une vision beaucoup plus sombre et angoissée de la mort. Les démons et créatures de l'au-delà se multiplient : Charun (Charon étrusque) armé de son marteau, Vanth la déesse ailée de la mort, Tuchulcha le démon à tête d'oiseau. La palette s'assombrit, les scènes de procession funèbre et de voyage vers les enfers remplacent les joyeux banquets des siècles précédents.
La Tombe François à Vulci (IVe-IIIe siècle), dont les fresques sont aujourd'hui conservées à Rome au Musée Torlonia, représente l'un des sommets de cet art tardif avec ses grandes compositions historiées mêlant mythologie grecque et légendes étrusques locales.
 Les peuples de l'Italie préromaine
 

 
Si les Étrusques dominent notre connaissance de la peinture préromaine par la quantité et la qualité de leurs témoignages, d'autres peuples de la péninsule ont également développé des traditions picturales originales, aujourd'hui partiellement connues grâce aux découvertes archéologiques des XIXe et XXe siècles.
Les Lucaniens et la peinture de Paestum

 
La cité de Poseidonia — rebaptisée Paestum après sa conquête par les Lucaniens vers 400 av. J.-C. — a livré un ensemble remarquable de tombes peintes datant principalement de la période lucanienne (IVe-IIIe siècle av. J.-C.). Ces peintures, conservées au Musée archéologique national de Paestum, sont particulièrement précieuses car elles nous montrent une tradition artistique distincte de la tradition étrusque, bien que influencée par elle et par l'art grec colonial (Magna Graecia).
Les thèmes lucaniens se distinguent nettement de leurs homologues étrusques : les scènes de combat (machiai), les courses de chars, les concours athlétiques et les processions funèbres dominent l'iconographie. Ces représentations reflètent les valeurs guerrières d'une société aristocratique où la performance martiale et sportive constitue le principal vecteur de distinction sociale.
Du point de vue technique, les peintures lucaniennes sont réalisées sur des dalles de calcaire local, qui constituaient les parois de cistes (coffres funéraires en pierre). La surface était préparée par un enduit de mortier fin, puis peinte a secco avec une palette proche de celle des Étrusques : rouge, ocre, noir, blanc, avec quelques touches de bleu et de vert.
Le style lucanien se caractérise par des figures robustes, au dessin parfois schématique mais toujours expressif. Les proportions sont souvent délibérément exagérées — poitrines larges, membres puissants — pour traduire la vigueur physique des guerriers représentés. La Tombe du Plongeur (vers 480-470 av. J.-C.), bien qu'antérieure à la période lucanienne et attribuée à la présence grecque, reste la pièce maîtresse du musée de Paestum et l'une des rares peintures de plein air (non funéraire stricto sensu) connues pour cette période.
Les Samnites et les peintures campanniennes

 
La Campanie préromaine, sous domination samnite à partir du Ve siècle avant notre ère, a développé une tradition picturale spécifique que l'on connaît principalement par les tombes peintes de Capoue, Cumes et de la région de Nola. Ces peintures campanniennes se distinguent par leur caractère narratif particulièrement développé.
Les fresques campanniennes montrent une prédilection pour les scènes de combat singulier (duels), les processions triomphales et les banquets. L'armement représenté — bouclier rond (clipeus), casque à cimier, ceinturon (cingulum) caractéristique des guerriers samnites — constitue une source iconographique précieuse pour les historiens militaires.
Techniquement, les peintres campaniens maîtrisaient un procédé proche du buon fresco pour certaines de leurs œuvres, appliquant les pigments sur un enduit encore humide à base de chaux. La palette, riche en tons chauds, fait une large place aux rouges et aux ocres, avec des rehauts de blanc pour les carnations claires et un usage notable du noir pour les contours et les détails.
Les Paelignes et les peuples de l'Italie centrale
 

 
Les Paelignes, peuple italique de la région des Abruzzes, et d'autres populations de l'Italie centrale (Marses, Vestins, Picéniens) ont également laissé des traces picturales, bien que plus modestes et moins étudiées que celles des Étrusques ou des Lucaniens.
Les quelques tombes peintes découvertes dans ces régions montrent un style généralement plus rustique, aux formes schématiques, mais qui témoigne d'une tradition iconographique propre, centrée sur les thèmes guerriers et les rituels funèbres. Ces peuples de montagne, moins exposés aux influences grecques directes que leurs voisins côtiers, développèrent un art plus introverti mais non dépourvu de force expressive.
 Les influences grecques et le rôle de la Magna Graecia
 

 
Il serait impossible d'aborder la peinture de l'Italie préromaine sans évoquer l'influence déterminante des colonies grecques du sud de la péninsule et de Sicile — la Magna Graecia. Cumes, Tarente, Sybaris, Métaponte, Rhégion : ces cités apportèrent avec elles les traditions artistiques du monde grec, qui diffusèrent progressivement vers l'intérieur des terres.
Les artisans grecs — peintres, potiers, bronziers — travaillèrent souvent directement pour une clientèle étrusque ou italique, tandis que les élites locales adoptaient les modèles esthétiques grecs tout en les adaptant à leurs propres traditions et croyances. Ce phénomène d'acculturation partielle est au cœur de la compréhension de la peinture préromaine : elle n'est ni purement grecque ni purement indigène, mais le produit d'une synthèse originale entre apports extérieurs et substrats locaux.
 
Aspects techniques : méthodes et matériaux
Préparation des surfaces
La préparation du support est une étape fondamentale qui conditionne la qualité et la longévité de la peinture. Dans les tombes rupestres étrusques, le processus commençait par le lissage minutieux de la paroi rocheuse au ciseau et à la râpe de pierre. Un ou plusieurs couches d'enduit (arriccio puis intonaco) étaient ensuite appliquées selon un procédé en deux temps :
L'arriccio : couche grossière de mortier (chaux + sable grossier), d'environ 1 à 2 centimètres d'épaisseur, destinée à réguler l'absorption et à créer une surface d'accroche pour la couche suivante.
L'intonaco : couche de finition plus fine (chaux + sable fin ou poudre de marbre), d'environ 3 à 5 millimètres, qui constitue la surface de peinture proprement dite.
Dans certains cas, notamment pour les tombes taillées dans un tuf de bonne qualité, l'enduit pouvait se limiter à une simple couche de calcite ou de kaolin pour blanchir la paroi et la rendre plus réfléchissante. Des analyses stratigraphiques ont montré que certaines tombes de Tarquinia furent peintes directement sur la roche préparée, sans enduit intermédiaire.
Le tracé préparatoire
Avant l'application des couleurs, les peintres étrusques et italiques traçaient les grandes lignes de la composition sur le support. On distingue deux procédés principaux :
Le tracé incisé : à l'aide d'une pointe dure (stylet de métal ou d'os), les contours principaux étaient gravés dans l'enduit frais ou sec. Ces incisions, parfois encore visibles sur les originaux, guidaient le travail du peintre et témoignent d'une préparation soigneuse de la composition.
Le tracé au pinceau ou à la craie : dans d'autres cas, un dessin préparatoire à la peinture (souvent en ocre dilué ou en rouge) était appliqué sur le support avant les couches de couleur définitives. Ces sous-dessins sont parfois visibles aux endroits où la couche de finition s'est écaillée.
L'utilisation de règles, compas et cordeaux de craie est attestée par les régularités géométriques observées dans les bandeaux décoratifs et les bordures des compositions. Certaines scènes présentent également des traces de quadrillage préparatoire, suggérant l'utilisation d'une mise au carreau pour agrandir un modèle original de plus petit format.
 L'organisation des ateliers
L'étude stylistique comparative des tombes peintes a permis aux archéologues d'identifier des « mains » distinctes et de reconstituer l'existence d'ateliers de peintres qui travaillaient ensemble sur un même programme décoratif. Dans certaines tombes, on peut distinguer le travail d'un maître (les figures principales, les visages) et celui d'assistants (les arrière-plans, les détails décoratifs, les motifs répétitifs des frises).
Ces ateliers étaient probablement itinérants, se déplaçant d'une cité à l'autre selon les commandes. La comparaison stylistique entre des tombes de Tarquinia, de Chiusi (Clusium) et de Cerveteri (Caere) montre parfois des ressemblances si frappantes qu'elles ne peuvent s'expliquer que par la mobilité des peintres ou la circulation de modèles iconographiques partagés — carnets de dessins, petites peintures sur bois ou sur parchemin servant de répertoire.
Conclusion
Les fresques de l'Italie préromaine constituent un patrimoine d'une richesse exceptionnelle, encore trop peu connu du grand public en dehors des spécialistes. Elles témoignent de la vitalité créatrice de civilisations qui, bien avant Rome, avaient développé des systèmes symboliques complexes, des techniques picturales élaborées et des styles artistiques originaux.
La peinture étrusque, par son ampleur et sa qualité, occupe une place de premier plan dans ce panorama. Mais les contributions des Lucaniens, des Campaniens et des autres peuples italiques ne doivent pas être négligées : elles complètent le tableau d'une Italie plurielle, culturellement diverse, qui fut le creuset dans lequel se forgea progressivement la civilisation romaine.
Les recherches archéologiques et les analyses physico-chimiques continuent de renouveler notre compréhension de ces œuvres : de nouvelles tombes sont découvertes, de nouvelles techniques d'analyse permettent de mieux comprendre les matériaux utilisés, et la numérisation en haute résolution offre de nouvelles possibilités d'étude et de diffusion. L'histoire de la peinture préromaine n'est pas close — elle continue de s'écrire.
   


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