Pays Bas 1930 1940 Camouflage Blindés et Softkins

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 13/05/2026 à 22:07:16



Pays Bas  1930 1940  Camouflages des Blindés et Softskins  Néerlandais
Tableaxu générés par IA sur mes indications

 
À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, la Belgique et les Pays-Bas constituaient deux nations neutres cherchant à maintenir leur indépendance face aux appétits expansionnistes du Troisième Reich. Leurs armées, bien que modestes comparées aux grandes puissances européennes, disposaient d'un arsenal de véhicules blindés et motorisés qui reflétait à la fois les contraintes budgétaires de l'entre-deux-guerres et les doctrines tactiques en vigueur.
La période 1930-1940 fut marquée par une modernisation progressive mais insuffisante des forces mécanisées des deux pays. La méfiance envers les alliances formelles, dictée par la politique de neutralité, limita les transferts technologiques et força ces nations à développer ou acquérir leurs matériels dans des conditions souvent difficiles.
Cet article  présente un panorama complet des véhicules blindés (tanks légers, automitrailleuses, véhicules de reconnaissance) et des softskins (véhicules de transport, d'artillerie et de soutien logistique) ayant servi sous les cocardes néerlandaise lors de la brève campagne néerlandaise. qui dura 5 jours du 10 au 14 mais 1940
Les Forces Blindées et Motorisées Néerlandaises en Mai 1940 

I Army Corps
• Hoofdkantoor Nicholas Carstens
1e Divisie
• Regiment Grenadiers
• Regiment Jagers
• 4e Infanterie Regiment
• 2e Veldartillerieregiment
3e Divisie
• 1e Infanterie Regiment
• 9e Infanterie Regiment
• 12e Infanterie Regiment
• 4e Veldartillerieregiment
I Army Corps Troepen
• 3e Huzar Regiment
• 28e Infanterie Regiment
• 34e Infanterie Regiment

II Legerkorps
• Hoofdkantoor Jacob Herberts
2e Divisie
• 10e Infanterie Regiment
• 15e Infanterie Regiment
• 22e Infanterie Regiment
• 6e Veldartillerieregiment
4e Divisie
• 8e Infanterie Regiment
• 11e Infanterie Regiment
• 19e Infanterie Regiment
• 8e Veldartillerieregiment
II Legerkorps Troepen
• 4e Huzar Regiment
• 15e Artillerie Regiment
• 10e Regiment Veldartillerie (gemotoriseerd)
• 12e Regiment Veldartillerie (gemotoriseerd)
• 19e Artillerie Regiment

III Legerkorps
• Hoofdkantoor Adrianus Nijnatten
5e Divisie
• 2e Infanterie Regiment
• 13e Infanterie Regiment
• 17e Infanterie Regiment
• 3e Veldartillerieregiment
6e Divisie
• 3e Infanterie Regiment
• 6e Infanterie Regiment
• 14e Infanterie Regiment
• 7e Veld Artillerie Regiment
Lichte Divisie
• 1e Regiment Fietsers
• 2e Regiment Fietsers
• 1e Regiment Huzar Motorrijders
• 2e Regiment Huzar Motorrijders
• Horse Artillery Regiment (gemotoriseerd)
• Gepantserde Car Bataljon bedrijven vrijstaand
• Ingenieursbataljon (gemotoriseerd)
Peel Divisie
• 27e Infanterie Regiment
• 30e Infanterie Regiment
• 42e Infanterie Regiment
• 20e Veldartillerieregiment
• 2e grensbataljon
• 4e grensbataljon
• 6e grensbataljon
• 15e grensbataljon
• 17e grensbataljon
III Legerkorps Troepen
• 2e Huzar Regiment
• 29e Infanterie Regiment
• 11e Regiment Veldartillerie (gemotoriseerd)

IV Legerkorps
• Hoofdkantoor Adrianus Bent
7e Divisie
• 7e Infanterie Regiment
• 18e Infanterie Regiment
• 20e Infanterie Regiment
• 1e Veldartillerieregiment
8e Divisie
• 5e Infanterie Regiment
• 16e Infanterie Regiment
• 21e Infanterieregiment
• 5e Veldartillerieregiment
Brigade A
• 44e Infanterie Regiment
• 46e Infanterie Regiment
• 22e Artillerie Regiment
• 6/1e Huzar Regiment
Brigade B
• 24e Infanterie Regiment
• 49e Infanterie Regiment
• 22e Artillerie Regiment
• 3/4e Huzar Regiment
Brigade G
• 25e Infanterie Regiment
• 32e Infanterie Regiment
Oostfront Verdediging
• 23e Infanterie Regiment
• 31e Infanterie Regiment
IV Legerkorps Troepen
• 1e Huzar Regiment
• 5e Huzar Regiment
• 9e Regiment Veldartillerie (gemotoriseerd)
• 18e Artillerieregiment

GHQ direct
Maastricht Garrison
• 37e Infanterie Regiment
• 37e grensbataljon
Fortress Holland Garrison
• 47e Infanterie Regiment
• 10e grensbataljon
Hoek van Holland
• 39e Infanterie Regiment
Nord Provincie
• 36e Infanterie Regiment
• 1e grensbataljon
• 12e grensbataljon
Maas Forten
• 26e Infanterie Regiment
• 11e grensbataljon
Friesland Forten
• 33e Infanterie Regiment
• 45e Infanterie Regiment
• 21e grensbataljon
Ijsel Groep
• 35e Infanterie Regiment
• 43e Infanterieregiment
• 5e grensbataljon
• 9e grensbataljon
• 16e grensbataljon
• 19e grensbataljon
• 22e grensbataljon
Zeeland Groep
• 38e Infanterie Regiment
• 40e Infanterie Regiment
• 14e grensbataljon
• 1e Marine Bataljon
• 17e Artillerie Regiment

 

GHQ-troepen
Ingenieur Brigade
• 1e Ingenieur Regt (Pionier & Spoorweg)
• 2e Ingenieur Regt (Signaal)
• 3e Ingenieur Regt (Zoekendrift)
• Ingenieur Regiment (Brug)
2e Marine Bataljon
3e Marine Bataljon
18e grensbataljon
9e Artillerie Regiment
10e Artillerie Regiment
11e Artillerie Regiment
12e Artillerie Regiment
14e Artillerie Regiment
21e Artillerie Regiment
23e Artillerie Regiment
Coastal Artillery Regiment
24e Artillerie Bataljon
25e Artillerie Bataljon
26e Artilleriebataljon
27e Artilleriebataljon

Internet

Quand les forces allemandes envahirent les Pays-Bas le 10 mai 1940, elles rencontrèrent une armée qui, comme la Belgique, avait misé sur la neutralité comme bouclier protecteur. Les Pays-Bas n'avaient pas connu de guerre depuis 1830 — cent dix ans de paix qui avaient laissé leurs forces armées dans un état d'obsolescence dramatique. Le choc fut brutal et la campagne ne dura que 5 jours  du 10 au 14 mai 1940  avant la capitulation, précipitée par le bombardement terroriste de Rotterdam.
Comme la Belgique, les Pays-Bas avaient pratiqué une politique de neutralité stricte depuis la Première Guerre mondiale. Cette neutralité avait des conséquences militaires désastreuses :
Pas de planification commune avec les Alliés
Budget militaire réduit au minimum pendant les années 1930
Équipements vieillissants et insuffisants
Doctrine d'emploi dépassée  axée sur la défense des lignes d'eau (waterlinie) plutôt que sur la guerre de manœuvre
Le plan de défense néerlandais reposait sur un concept très ancien et typiquement hollandais — inonder les polders pour créer des obstacles naturels infranchissables par les armées ennemies. Ce plan, qui avait fonctionné contre Louis XIV au XVIIe siècle, se révéla totalement inadapté face à la Blitzkrieg allemande de 1940.
Les effectifs globaux
L'armée néerlandaise mobilisée en mai 1940 comprenait environ 280 000 hommes répartis en :
4 corps d'armée comprenant 8 divisions d'infanterie
1 division légère — la seule formation à vocation mobile
Diverses unités de forteresse et de frontière
Sur le papier, c'était une force respectable. Mais l'armement était catastrophiquement insuffisant notamment en ce qui concerne les blindés.
Les blindés néerlandais
Les Pays-Bas étaient l'une des nations européennes les moins bien dotées en blindés en 1940. L'armée néerlandaise ne possédait pratiquement pas de chars au sens propre du terme — quelques véhicules blindés légers dispersés entre diverses unités, sans doctrine d'emploi cohérente et sans concentration possible.
La comparaison avec leurs voisins est édifiante
Pays
Chars disponibles
France
Plus de 3 000 — R35, H39, S35, B1bis, FCM36...
Belgique
~300 — T13, ACG1, T15...
Royaume-Uni
~600 — Matilda, Cruiser, Valentine...
Pays-Bas
0 char — uniquement automitrailleuses à roues
Les véhicules blindés disponibles
Les Pays-Bas possédaient quelques Renault FT  chars de la Première Guerre mondiale, totalement obsolètes en 1940. Ces véhicules, achetés à la France dans les années 1920, n'avaient aucune valeur militaire face aux blindés allemands modernes. Ils furent utilisés uniquement pour des missions de défense statique des points fortifiés.
Les automitrailleuses Pantserwagen M39 or DAF Pantrado 3

Le véhicule blindé le plus moderne de l'armée néerlandaise était l'automitrailleuse DAF M39  un véhicule à roues développé par la firme néerlandaise DAF (Van Doorne's Automobielfabriek) spécialement pour l'armée.
Le DAF M39 était un véhicule correct pour les missions de reconnaissance, mais totalement insuffisant pour s'opposer aux blindés allemands.
  • Châssis : 4 roues motrices sur châssis DAF
  • Blindage : 6 à 12 mm
  • Armement : mitrailleuse lourde de 13,2 mm Browning + mitrailleuse de 7,92 mm
  • Vitesse : environ 70 km/h sur route
  • Équipage : 4 hommes
  • Production : environ 12 exemplaires disponibles en mai 1940
  • Les Landsverk L-180 et L-181 

    Les Pays-Bas avaient également acquis quelques automitrailleuses suédoises Landsverk — les modèles L-180 et L-181. Ces véhicules à roues, armés de canons de 20 mm et de mitrailleuses, représentaient le haut de gamme du parc blindé néerlandais.
    Ces véhicules étaient relativement modernes et bien armés, mais leur nombre dérisoire ne permettait pas de constituer une force blindée significative.
  • Blindage : 8 à 14 mm
  • Armement : canon automatique de 20 mm + mitrailleuse de 7,92 mm
  • Vitesse : environ 80 km/h sur route
  • Équipage : 4 hommes
  • Nombre : environ 12 exemplaires en service
 
 
Les chenillettes Carden Loyd

L'armée néerlandaise possédait également quelques chenillettes Carden Loyd britanniques  de petits véhicules semi-blindés utilisés pour le transport de munitions et le remorquage de pièces antichar légères. Sans valeur combative directe, elles servaient principalement à la logistique des unités d'infanterie.
Les véhicules blindés de transport de troupes
Par manque de ressources, les Néerlandais improvisèrent également quelques véhicules blindés sur châssis de camions civils réquisitionnés. Ces «blindages de fortune», bardés de plaques d'acier rivetées sur des châssis Ford ou Chevrolet, offraient une protection minimale mais permettaient d'armer des points fixes et des convois de sécurité. Quelques camions blindés improvisés complétaient le parc  des véhicules civils partiellement blindés utilisés pour le transport de troupes en zone dangereuse. Ces engins de fortune n'avaient évidemment aucune valeur militaire face aux Panzers.
Les Softskins Néerlandais
La motorisation de l'armée néerlandaise était plus avancée que dans d'autres domaines. Les entreprises nationales DAF, Spyker et les filiales de constructeurs étrangers fournissaient l'essentiel des véhicules de transport.
DAF 318 et 328 — Camions militairesLes camions DAF 318 et 328, produits à Eindhoven, constituaient l'épine dorsale du transport logistique de l'armée néerlandaise. Disponibles en versions 4x2 et 4x4, ils assuraient le transport de troupes, de munitions et de matériel.
Fabricant
Van Doorne's Automobiel Fabriek (DAF)
Charge utile
1,5 à 3 tonnes selon version
Motorisation
DAF 6 cylindres diesel, 75 ch
Vitesse maximale
70 km/h
Autonomie
500 km
Configuration
4x2 ou 4x4
Utilisations
Transport de troupes, munitions, carburant

Tracteurs d'artillerie néerlandais
L'artillerie de campagne néerlandaise utilisait principalement des tracteurs à roues de fabrication étrangère. Le Tatra T72 tchécoslovaque et le Krupp Protze allemand figuraient parmi les tracteurs les plus répandus, complétés par des réquisitions de tracteurs agricoles.


Krupp Protze L2H 43/143 : tracteur léger 6x4, utilisé pour les pièces de 75 mm
 


Tatra T72 : tracteur tout-terrain tchécoslovaque à moteur central

Latil TAR 400 : tracteur 4x4 français pour artillerie de campagne
Requisitions civiles : tracteurs agricoles Fordson et Ferguson adaptés
Véhicules de liaison et de commandement
Pour les missions de liaison et de commandement, l'armée néerlandaise recourait largement à des voitures civiles réquisitionnées. Quelques modèles militarisés complétaient cette flotte hétérogène :
Willys de Dion-Bouton : voiture de liaison légère
Ford Canada modèle 1938 : voiture de commandement
Chevrolet 4x2 : voiture d'état-major et d'officiers
Motocyclettes BSA et Douglas : liaison rapide entre unités
Bilan du parc blindé
Au total, l'armée néerlandaise disposait d'environ 40 à 50 véhicules blindés de toutes catégories en mai 1940  un chiffre absolument dérisoire comparé aux 2 400 chars alignés par les Allemands sur le front occidental.
C'était de loin le parc blindé le plus faible de toutes les armées combattantes en mai 1940  y compris les armées belge et française pourtant elles-mêmes insuffisamment équipées.
Si la doctrine belge du penny packet était déjà insuffisante, la doctrine néerlandaise était encore plus déficiente  tout simplement parce qu'il n'y avait pratiquement pas de blindés à employer d'une manière ou d'une autre.
Les rares véhicules blindés disponibles étaient dispersés entre :
La Division Légère — la seule formation à vocation mobile
Les régiments de hussards — la cavalerie néerlandaise motorisée
Les unités de forteresse — pour la défense des positions fixes
Il n'existait aucune unité blindée autonome, aucune concentration de blindés, aucune doctrine de contre-attaque mécanisée.
Les unités et formations
La Division Légère
Cette principale formation mobile de l'armée néerlandaise Lichte Divisie était une formation hybride comprenant :
Des régiments de hussards motorisés
Des unités cyclistes
Des automitrailleuses DAF M39 et Landsverk
De l'artillerie légère motorisée
Son rôle était la reconnaissance, la couverture des flancs et le retardement de l'ennemi — pas le combat blindé à proprement parler. Face aux Panzerdivisionen allemandes, elle ne pouvait que tenter de ralentir l'avance sans jamais l'arrêter.
L'armée néerlandaise comptait plusieurs régiments de hussards (Huzarenregimenten) qui constituaient sa cavalerie  partiellement motorisée mais principalement à cheval. Ces régiments étaient équipés de :
Chevaux pour les missions traditionnelles de cavalerie
Motocyclettes pour la reconnaissance
Quelques automitrailleuses pour le combat
Véhicules légers pour la liaison
Le Corps des Guides de la Frontière (Korps Rijdende Artillerie) assurait la surveillance et la défense de la frontière. C'était une force légère, motorisée, sans blindés significatifs.
Les unités de forteresse
Une partie importante des forces néerlandaises était affectée à la défense des grandes lignes fortifiées — notamment la Ligne de l'Yssel (Ijssellinie) et la Ligne principale de résistance (Hoofdverdedigingslinie) autour du Réduit national hollandais (Vesting Holland) — le cœur défensif des Pays-Bas comprenant Amsterdam, La Haye, Rotterdam et Utrecht.
Le Réduit national hollandais

La stratégie défensive néerlandaise reposait sur le concept du Réduit national (Vesting Holland) qui est une zone fortifiée au cœur des Pays-Bas, protégée par :
Des canaux et des rivières — le Rhin, la Meuse, l'Yssel
Des zones inondées — les polders délibérément inondés pour créer des obstacles
Des lignes fortifiées — la Ligne de Grebbe (Grebberlinie), la Ligne de l'Yssel
L'idée était de tenir cette zone fortifiée jusqu'à l'arrivée des secours alliés — les troupes françaises et britanniques qui devaient avancer depuis la Belgique.

C'était un plan raisonnable en théorie  mais il supposait que les Allemands attaqueraient frontalement, ce qu'ils ne firent pas.car ils vont utiliser eune arme nouvelle les parachutistes allemands
Cela va rendre la défense néerlandaise particulièrement difficile  et qui distingua la campagne des Pays-Bas de celle de la Belgique et de la France c'est l'utilisation massive par les Allemands de parachutistes et de troupes aéroportées pour ce secteur
Le 10 mai 1940 à l'aube, des milliers de parachutistes allemands sautèrent simultanément sur plusieurs objectifs stratégiques au cœur même du Réduit national hollandais :
Les ponts de Rotterdam et de Moerdijk  capturés intact pour permettre l'avance des Panzers
L'aéroport de Waalhaven près de Rotterdam
L'aéroport de Ypenburg près de La Haye
Le Palais royal de La Haye  pour tenter de capturer la famille royale et le gouvernement
Cette opération aéroportée sans précédent  la première grande opération de ce type dans l'histoire militaire  prit complètement par surprise les défenseurs néerlandais. Les blindés légers disponibles furent immédiatement engagés contre les parachutistes — une mission pour laquelle ils n'avaient pas été conçus et qui les dispersa encore davantage.
Malgré leur infériorité écrasante, les Néerlandais se battirent avec un courage remarquable pendant cinq jours.
La bataille de Grebbeberg

Les combats les plus acharnés eurent lieu sur la Ligne de Grebbe (Grebberlinie)  une ligne défensive naturelle s'appuyant sur la colline de Grebbeberg dans la province d'Utrecht. Les divisions d'infanterie néerlandaises résistèrent avec acharnement aux assauts allemands pendant plusieurs jours.Sans blindés pour soutenir leur défense, les soldats néerlandais durent faire face aux Panzers avec uniquement des canons antichar légers et des fusils antichar  des armes insuffisantes contre les chars allemands.
La bataille de Rotterdam
La bataille la plus dramatique fut celle de Rotterdam  où les parachutistes allemands, bien que peu nombreux, tinrent les ponts stratégiques pendant plusieurs jours contrants  les contre-attaques néerlandaises.
Les quelques automitrailleuses DAF M39 et Landsverk disponibles furent engagées dans les combats urbains de Rotterdam qui est un environnement totalement inadapté à leurs capacités. Plusieurs furent détruites par les parachutistes allemands armés de Panzerfaust et de grenades.
Le bombardement de Rotterdam
Le 14 mai 1940, la Luftwaffe bombarda massivement le centre de Rotterdam  faisant environ 900 morts civils et détruisant une grande partie du centre-ville. Ce bombardement terroriste  utilisé délibérément pour briser la volonté de résistance néerlandaise  atteignit son objectif. Le lendemain, les Pays-Bas capitulèrent.
Le camouflage des blindés néerlandais
Couleur de base
Les véhicules blindés néerlandais portaient une couleur verte de base  un vert kaki assez proche du vert utilisé par d'autres armées européennes de l'époque.
Mais contrairement aux Belges et aux Français qui utilisaient souvent des camouflages multicolores, les blindés néerlandais semblent avoir porté principalement une couleur unie verte  sans taches de camouflage supplémentaires pour la plupart des véhicules.
Quelques véhicules portaient un camouflage bicolore vert de base avec des taches de brun ou de kaki foncé  mais cette pratique semble avoir été moins systématique que chez les Belges.
Les automitrailleuses DAF M39 étaient généralement peintes en vert kaki uni  une couleur qui les rendait relativement discrètes dans le paysage hollandais fait de prairies et de canaux.
Les Landsverk L-180 semblent avoir porté un camouflage légèrement différent  certaines sources mentionnent un vert plus foncé que celui des DAF, avec parfois des taches de brun.
Conclusion
La défaite des forces blindées néerlandaises en mai 1940 était inévitable dès le premier jour. Avec seulement 40 à 50 véhicules blindés de toutes catégories face à une armée allemande disposant de milliers de chars et d'une aviation de soutien écrasante, il n'y avait aucune chance d'arrêter l'invasion.Mais comme les Belges, les soldats néerlandais se battirent avec un courage remarquable dans des conditions impossibles. Les équipages des rares automitrailleuses disponibles combattirent jusqu'au bout — dans les rues de Rotterdam, sur la Ligne de Grebbe, autour des ponts stratégiques — sachant parfaitement qu'ils ne pouvaient pas gagner mais refusant de capituler sans se battre.Leur histoire mérite d'être rappelée — non pas comme celle d'une défaite, mais comme celle de soldats qui firent leur devoir jusqu'au bout dans des circonstances qui dépassaient totalement leurs moyens.
Équivalences peinture pour maquettes
 
  • Vert de base :
    • Vallejo : 70.893 US Dark Green ou 70.967 Olive Green
    • Humbrol : 150 Forest Green
    • Tamiya : XF-61 Dark Green
  • Brun (pour les véhicules avec camouflage bicolore) :
    • Vallejo : 70.984 Flat Brown
    • Humbrol : 29 Dark Earth
    • Tamiya : XF-52 Flat Earth
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   


Copyright © 2003-2026 MaquetLand.com [Le Monde de la Maquette] et AMM- Tous droits réservés - Contactez l'Administrateur en cliquant ici

Ce site sans aucun but lucratif n’a pour but que de vous faire aimer l’ Histoire
Droit d’auteur
La plupart des photographies publiées sur ce site sont la propriété exclusive de © Claude Balmefrezol
Elles peuvent être reproduites pour une utilisation personnelle, mais l’autorisation préalable de leur auteur est nécessaire pour être exploitées dans un autre cadre (site web publications etc)
Les sources des autres documents et illustrations sont mentionnées quand elles sont connues. Si une de ces pièces est protégée et que sa présence dans ces pages pose problème, elle sera retirée sur simple demande.

Principaux Collaborateurs:

Gimeno Claude (+)
Brams Jean Marie
Janier Charles
Vincent Burgat
Jean Pierre Heymes
Marie Christophe (+)
Jouhaud Remi
Gris Patrice
Luc Druyer
Lopez Hubert
Giugliemi Daniele


Nb de visiteurs:9260856
Nb de visiteurs aujourd'hui:594
Nb de connectés:53