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Introduction
En 1942, l'US Army s'est réorganisée en trois branches autonomes par décret présidentiel du 2 mars, pour optimiser sa mobilisation après Pearl Harbor : les Army Ground Forces (AGF), les Army Air Forces (AAF) et les Army Service Forces (ASF, ex-Services of Supply). La création des trois branches autonomes de l'US Army (AGF, AAF et ASF) répondait à la crise de Pearl Harbor et à l'explosion des besoins en mobilisation industrielle et humaine. Car après l'attaque japonaise du 7 décembre 1941, les États-Unis devaient passer d'une armée de 1,6 million d'hommes à plus de 8 millions en 1945, avec une aviation massive. L'ancienne structure War Department, centralisée sous le Chief of Staff Marshall, était submergée par les rivalités inter-branches (surtout Air Corps vs Ground) et les pénuries logistiques. Le 9 mars 1942, par Executive Order 9100 signé par Roosevelt, Marshall réorganisa l'Army en triade pour déléguer l'autorité Lesley McNair (AGF) pour le combat terrestre, Henry Arnold (AAF) pour l'aviation autonome, Brehon Somervell (ASF) pour la logistique globale. Avec comme objectif : spécialiser, accélérer l'entraînement (AGF), la production d'avions (AAF) et les approvisionnements (ASF, incluant génie/camouflage). Cete organisation est nspirée des réformes européennes (RAF indépendante dès 1918), cette structure permit la victoire logistique : 300 000 avions produits, 90 divisions AGF déployées. Elle préfigura la création de l'USAF en 1947 À cette époque, l'armée américaine était composée de trois branches : Army Ground Forces (AGF),
Au début de la Seconde Guerre mondiale, l'état-major américain (War Department) se trouvait paralysé par une structure bureaucratique héritée de l'entre-deux-guerres.
Le général George Marshall, Chef d'état-major de l'armée, devait superviser directement des dizaines d'agences, de services et de départements disparates une situation intenable face à la montée en puissance rapide que nécessitait le conflit mondial.
En mars 1942, afin de libérer le général Marshall et l'état-major général d'une masse de charges administratives, la responsabilité opérationnelle fut déléguée à trois grands commandements L'AGF ne naît pas en 1942 de rien. Elle est l'aboutissement d'une longue évolution institutionnelle dont la racine remonte à 1927 et dont l'activation réelle date de juillet 1940. L'Army Ground Forces trouve ses origines dans le General Headquarters, United States Army (GHQ), activé le 26 juillet 1940. Bien qu'inactif avant cette date, le GHQ figurait depuis 1921 dans les plans de mobilisation comme quartier général destiné à diriger les armées américaines en opérations extérieures, à l'image du commandement des Forces expéditionnaires américaines de la Première Guerre mondiale. La défaite française de juin 1940 est un choc brutal qui force les États-Unis à accélérer leur remilitarisation. L'armée américaine de 1940 est encore minuscule : environ 280 000 hommes, des équipements largement obsolètes, une doctrine non éprouvée. La chute de la France en 6 semaines démontre que la prochaine guerre sera très différente de celle de 1918. Le GHQ fut établi en juillet 1940 sous la direction du général Lesley J. McNair, qui commandera plus tard les Army Ground Forces. Durant la période de mobilisation initiale, le General Headquarters eut la responsabilité de la formation des forces de terrain, une tâche qui fut confiée en mars 1942 à l'Army Ground Forces. Le lieutenant-général Lesley J. McNair est la figure centrale de toute cette période. Chef d'état-major du GHQ de 1940 à 1942 puis commandant de l'AGF de 1942 à 1944, il façonne littéralement la doctrine, l'organisation et les méthodes d'entraînement de l'armée de terre américaine pendant la guerre. Nominalement, c'est le général Marshall qui commandait le GHQ en tant que Chef d'état-major. Cependant, puisque Marshall voyait McNair rarement et visitait rarement le GHQ, c'est en pratique McNair qui dirigeait le GHQ. McNair avait une philosophie militaire très affirmée : primauté de l'infanterie, économie de moyens, réalisme de l'entraînement. Il déclara en janvier 1943 : "Nous voulons que chaque homme, dans la mesure du possible, vive à l'entraînement ce qu'il vivra au combat." La mission du GHQ (1940–1942) est celle de former une masse d'armée Entre juillet 1940 et mars 1942, le GHQ fut absorbé par une mission tres lourde celle de transformer une petite armée professionnelle en une force de masse capable d'affronter la Wehrmacht. Cette période vit les premières grandes manœuvres américaines les Grandes Manœuvres de Louisiane et des Carolines de 1941 qui révélèrent à la fois les progrès accomplis et les lacunes béantes à combler. Le concept de quartier général général ne fut pas réalisé en pratique parce que la guerre se déroula dans de nombreux théâtres, si bien que la direction générale fut exercée par l'état-major général du War Department. De même, le GHQ ne devint pas l'équivalent d'un commandement de théâtre pour la Zone de l'Intérieur ; l'autorité administrative était exercée par le G-4 de l'état-major général du War Department à travers les Corps Area Commands. Le GHQ fut au contraire absorbé dans l'énorme tâche de lever et former une armée de masse. La réorganisation de mars 1942 : naissance de l'AGF En vertu du décret présidentiel 9082 "Reorganizing the Army and the War Department" du 28 février 1942 et de la Circulaire 59 du War Department du 2 mars 1942, le GHQ devint le Headquarters, Army Ground Forces, et ouvrit à l'Army War College le 9 mars 1942.
La mission officielle, telle que définie ce jour-là, était sans ambiguïté. La mission spécifiquement assignée aux Army Ground Forces le 9 mars 1942 était "de fournir des unités de forces terrestres correctement organisées, entraînées et équipées pour les opérations de combat." Ses fonctions se résumaient aux termes "entraînement", "équipement", "doctrine" et "organisation". La réorganisation de mars 1942 comportait un aspect radical et délibéré : la suppression des chefs des armes traditionnelles, fiefs bureaucratiques puissants et jaloux de leur autonomie. Les postes des chefs des quatre armes traditionnelles de combat — Infanterie, Cavalerie, Artillerie de campagne et Artillerie côtière furent abolis et leurs fonctions, attributions et pouvoirs transférés aux Army Ground Forces. McNair devint également responsable de quatre nouvelles "pseudo-armes" : aéroportée, blindée, anti-aérienne et chasseur de chars. Ce regroupement brutal sous une autorité unique permettait à McNair de trancher les querelles de chapelle entre armes, d'imposer une doctrine interarmes cohérente, et de former des unités combattantes équilibrées plutôt que des contingents d'une arme particulière. Les chiffres de la mobilisation donnent la mesure du défi. En 1942, on estimait qu'entre 200 et 350 divisions seraient nécessaires pour vaincre l'Allemagne et le Japon. Cependant, seules 89 divisions furent finalement préparées. C'était en partie parce que les besoins en troupes de service et en encadrement s'avérèrent plus importants que prévu, et parce que l'effectif global de l'armée fut fixé à un niveau plus bas qu'escompté. La force de l'AGF, de 780 000 hommes au 1er mai 1942, culmina à 2 200 000 au 1er juillet 1943. Ensuite sa force déclina au fur et à mesure que les unités partaient vers les théâtres extérieurs. En mai 1945, 96 % de toutes les troupes tactiques se trouvaient outremer. Aucune nouvelle unité ne se formait et il n'y avait plus de réserves. La doctrine des Army Ground Forces pendant la Seconde Guerre mondiale insistait sur une approche centrée sur l'infanterie, fortement influencée par le lieutenant-général McNair, qui donnait la priorité aux soldats à pied sur une mécanisation extensive en raison des pénuries de main-d'œuvre et des contraintes logistiques. En septembre 1942, seulement 5 % des volontaires avaient choisi l'infanterie ou les blindés, entraînant un déficit de 330 000 hommes. La doctrine McNair reposait sur plusieurs principes : Le streamlining — allègement maximal des divisions pour réduire les besoins en transport maritime. Chaque homme et chaque tonne comptaient quand il fallait traverser l'Atlantique. Le pooling — les unités spécialisées (artillerie lourde, génie de combat, chasseurs de chars) n'étaient pas organiquement rattachées aux divisions mais constituaient des réserves d'armée ou de corps, affectées temporairement selon les besoins. Cela permettait une concentration des moyens sans alourdir les divisions. Les armes combinées McNair avait acquis au GHQ une expérience unique dans le développement et la conduite de l'entraînement interarmes, et le concept de fusion des quatre armes traditionnelles de combat était inscrit dans la structure même des Army Ground Forces telle qu'établie en mars 1942. L'un des principaux objectifs fixés aux Army Ground Forces était de souder armes et unités en équipes combattantes. Les commandants successifs
McNair mourut le 25 juillet 1944 en Normandie, tué par un bombardement américain lors de l'opération Cobra l'officier général américain le plus haut gradé tué par des tirs amis de la guerre.
La fin de l'AGF (1946–1948)Puisque les commandements ultérieurs, comme le Continental Army Command et le Forces Command, furent des redesignations de leurs prédécesseurs, ils célébrèrent leur anniversaire au 9 mars 1942, le jour où les Army Ground Forces furent établies. L'AGF fut dissoute le 9 mars 1948 et remplacée par l'Army Field Forces, puis le Continental Army Command (CONARC) en 1955, ancêtres directs du Forces Command actuel de l'armée américaine.
l'Army Air Forces (général Henry H. Arnold), 1941 1947 subordonnée à l'armée de terre, sans état-major propre, sans budget autonome, sans doctrine indépendante.
La grande controverse doctrinale des AAF opposait l'approche américaine à l'approche britannique. La RAF avait adopté le bombardement de zone de nuit saturer une zone urbaine ou industrielle. Les Américains défendaient le bombardement de précision de jour sur des cibles économiques identifiées.
La force de bombardement stratégique primaire contre l'Allemagne nazie serait la Huitième Force aérienne, et Arnold nomma Spaatz pour la commander et Eaker pour diriger son commandement de bombardiers. Malgré sa protection de sa force de bombardement stratégique contre les demandes des autres services et des alliés, Arnold fut contraint de détourner des ressources de la Huitième pour soutenir les opérations en Afrique du Nord, affaiblissant la Huitième Eaker découvrit par l'expérience que la doctrine d'avant-guerre du bombardement de précision diurne, développée à l'Air Corps Tactical School comme fondement de la doctrine de bombardement américaine, nécessitait une révision fondamentale. La réalité du ciel européen — couvert de nuages, défendu par une Flak redoutable et par les chasseurs de la Luftwaffe — contraignit les AAF à de douloureuses adaptations : escorte de chasseurs à longue portée (P-51 Mustang à partir de 1944), missions par temps dégagé seulement, révision des altitudes d'attaque. Avec ses missions les chiffres de la croissance des AAF sont vertigineux et sans précédent dans l'histoire militaire. L'expansion depuis l'Air Corps de 1939, qui part de 20 000 hommes et 2 320 avions pour arriver en 1944, à près de 2,4 millions de personnel et 80 000 aéronefs Pour atteindre ces chiffres, les AAF durent bâtir de toutes pièces un système de formation massive. En réponse à une directive d'août 1942, Arnold fit réviser par l'AWPD ses estimations. L'AWPD/42 en résulta, réclamant 75 000 aéronefs et 2,7 millions d'hommes, et augmentant la production d'aéronefs destinés aux alliés. Les commandants des AAF : commandants successifs
La 20 th US Airforce
Arnold commandait personnellement et directement la 20e Force aérienne, celle qui opérait les B-29 Superfortress contre le Japon. Cette force ne dépendait pas des commandants de théâtre (MacArthur ou Nimitz) mais uniquement d'Arnold et donc des Joint Chiefs of Staff à Washington. C'était une décision politique autant que militaire : l'arme décisive contre le Japon resterait sous contrôle direct des AAF. Arnold contrôlait directement la Vingtième Force aérienne, équipée des nouveaux B-29 Superfortress à long rayon d'action utilisés pour bombarder les îles japonaises, d'abord depuis la Chine puis depuis les Mariannes. Dévastés par les raids incendiaires, le Japon était tellement affaibli en août 1945 qu'Arnold estimait que ni la bombe atomique ni l'invasion prévue ne seraient nécessaires pour gagner la guerre. Mais apres la fin de la Guerre on se dirige vers l'indépendance de l'Air Force Arnold avait longtemps planifié et préconisé que les forces aériennes devaient avoir la parité avec l'armée de terre et la marine dans l'établissement militaire américain. La création du National Defense Act de 1947, qui autorisa cette organisation, était sans aucun doute due en grande partie aux efforts et à l'influence d'Arnold. Le 18 septembre 1947, les Army Air Forces cessèrent d'exister et donnèrent naissance à l'United States Air Force — arme totalement indépendante, l'un des objectifs de toute une vie pour Arnold, qui survécut juste assez longtemps pour voir son rêve accompli avant de mourir le 15 janvier 1950. Synthèse : les AAF dans la triade de mars 1942
Les trois commandements répondaient directement au général Marshall, chef d'état-major — la simplification de commandement qu'il avait voulu. Ensemble, ils formèrent la machine de guerre la plus puissante jamais assemblée jusqu'alors dans l'histoire militaire américaine.
Army Service Forces — d'abord appelée Services of Supply (général Brehon B. Somervell). La création via deux décrets Les Services of Supply furent créés le 28 février 1942 par le décret présidentiel n° 9082 "Reorganizing the Army and the War Department" et la circulaire du War Department n° 59 du 2 mars 1942. Les Services of Supply devinrent l'un des trois composants autonomes de l'armée américaine le 9 mars 1942. L'organisation fut rebaptisée un an plus tard : Services of Supply furent renommés Army Service Forces le 12 mars 1943, car il était estimé que le terme "supply" (approvisionnement) ne décrivait pas avec précision l'étendue de ses activités. Le général Somervell : l'architecte de la logistique américaine De son activation le 9 mars 1942 jusqu'à la fin de la guerre, les SOS/ASF furent commandés par le lieutenant-général (puis général) Brehon B. Somervell. L'organisation consolida 21 agences auparavant indépendantes, dont six services techniques et huit services administratifs, ainsi que neuf commandements de service responsables des opérations intérieures. Diplômé de West Point en 1914, où il avait terminé sixième de sa promotion, Somervell avait été commissonné dans le Quartermaster Corps . Avant de reprendre du service militaire actif, il avait dirigé les Works Progress Administration à New York de 1936 à 1940, gérant les efforts de secours de la Grande Dépression, dont la construction de l'aéroport de LaGuardia affinant ainsi ses compétences dans la coordination de vastes ressources humaines et matérielles. Structure et organisation L'ASF était articulée autour de trois niveaux fonctionnels principaux. Les services techniques formaient le cœur de l'organisation. Six services d'approvisionnement intégrèrent la nouvelle organisation : le Corps of Engineers le Signal Corps, le Département de l'Ordnance (armement), le Quartermaster Corps (intendance), le Chemical Warfare Service (guerre chimique) et le Medical Department (service médical). Ils furent désignés "services d'approvisionnement" en avril 1942, puis "services techniques" en avril 1943. Un septième service technique, le Transportation Corps, fut créé en juillet 1942. Les services techniques développaient les équipements militaires, les fabriquaient ou les achetaient, les stockaient dans des dépôts, les entretenaient et les réparaient, et les distribuaient aux troupes. Commandements de service couvrant le territoire américain : On trouvait neuf commandements qui furent établis sur le territoire des USA , le Premier à New York couvrant le Nord-Est, le Quatrième à Atlanta gérant le Sud-Est, et le Neuvième à San Francisco supervisant la Côte Ouest. Ces commandements remplacèrent les zones de corps d'avant-guerre pour rationaliser le soutien intérieur à l'armée en expansion. Les services administratifs : le Quartier général de l'adjudant-général, le Bureau du juge militaire, l'Office financier et le Bureau du prévôt général. L'ampleur colossale des réalisations Les chiffres donnent la mesure de l'entreprise logistique. L'organisation supervisa l'achat de 68,45 milliards de dollars en munitions et fournitures. Elle gérait plus de 80 % du personnel de l'armée en dehors des unités de combat — comprenant les troupes de service, les cadres d'entraînement et le personnel de soutien —, ainsi qu'environ 600 000 employés civils dans des rôles allant de la production en usine à la gestion des dépôts. Dans les seuls marchés publics, l'organisation gérait environ 100 milliards de dollars de contrats et livraisons. Les évacuations médicales, coordonnées par le Medical Department dans la logistique des Services of Supply ou SOS, transportèrent par avion 10 à 25 % des victimes outremer totalisant 568 000 patients évacués des théâtres d'opérations atteignant un taux de mortalité de 4 % pour les blessés, contre 8 % lors de la Première Guerre mondiale. Le rôle stratégique : bien plus que la logistique Bien qu'il disposât de son propre état-major logistique dans la division G-4 de l'état-major général du War Department, c'est vers Somervell que Marshall se tournait pour les questions logistiques, et c'est Somervell qui participait aux importantes conférences de guerre. En août 1942, le général Somervell créa une Division de logistique stratégique au sein de l'ASF, chargée de mener des "études à long terme montrant l'impact" des décisions sur la conduite de la guerre. L'ASF s'affirma ainsi progressivement comme l'entité logistique de référence de l'armée américaine. L'extension mondiale : les Services of Supply dans les théâtres d'opérations La plupart des théâtres de guerre disposaient de leur propre organisation logistique, généralement aussi dénommée Services of Supply. Les Services of Supply, Théâtre d'Opérations Européen, furent établis à Cheltenham, en Angleterre, le 24 mai 1942, sous le commandement du général de division John C. H. Lee. Presque deux ans de montée en puissance suivirent, soutenant la campagne d'Afrique du Nord et finalement l'invasion de Normandie. Le commandement fut redesigné COMZ (Communications Zone ) après l'invasion du 6 juin 1944. L'ASF déploya des organisations sœurs dans tous les théâtres : Europe, Méditerranée, Pacifique Sud-Ouest, Chine-Birmanie-Inde. Chacune gérait la chaîne d'approvisionnement locale tout en étant coordonnée depuis Washington. La dissolution de l'ASF (1946) Le 13 mai 1946, le président Truman signa le décret exécutif 9722 abrogeant l'ASF. La circulaire 138 du War Department dissolvant l'ASF fut émise le lendemain, prenant effet le 11 juin 1946. L'Army Service Forces réussit dans sa mission telle que définie par Marshall lors de sa création en mars 1942 : elle le libéra du fardeau de devoir superviser un grand nombre de personnes lui rapportant directement, et lui donna une seule personne capable de gérer la logistique.et l'armée de l'air (AAF). |
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