Grèce Bataille des Thermopyles 480 Av JC

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 10/09/2021 à 22:11:49



La bataille des Thermopyles 480 Av JC

 
L’intervention de Xerxès en Grèce 10 ans après Marathon va être le enclenchement de la 2e Guerre Médique n 480 Av JC
in Memoriam

 


Cette intervention va donner vie à une alliance des cités États de la Grèce Continentale pour permettre de résister à l envahisseur
les noms des batailles sont connues les Thermopyles Salamine Athènes et enfin Platée
Les Grecs vont alterner Défaites et Victoires mais Niké sera in fine dans le camps des grecs et les perses devront refluer en Asie
Pour la bataille du col des Thermopyles. Il faut noter qu’en infériorité numérique, les Grecs ont retardé l'ennemi Une petite force dirigée par le roi Léonidas de Sparte a bloqué la seule route par laquelle l'armée de Xerxès pouvait passer.
Si in fine les Perses ont réussi à vaincre les Grecs c’est au prix de lourdes pertes, incroyablement disproportionnées par rapport à celles des Grecs.
Il faut dire que le contingent grec composé de Spartiates Thébéens et Thespiens a été trahi par un berger local Ephialtes qui révélé un chemin de montagne qui menait derrière les lignes grecques.
Voyant cela le roi Léonidas resta sur place avec 300 Spartiates, 400 Thébains et 700 volontaires Thespiens. Bien qu'ils savaient que cela signifiait leur propre mort, ils ont assuré la retraite des autres forces grecques.
Les pertes de l'armée perse seront lourdes et vont faire enrager Xerxès qui va prendre et incendier Athènes qu’il considérait comme le chef de file de la Coalition
Mais lorsque sa marine a ensuite été vaincue à Salamine, il est retourné en Grèce, laissant un contingent commandé par Mardonios son gendre s forces pour terminer la conquête
En 479 cette force a été battue à la bataille de Platées.
Cette bataille défensive sera souvent utilisée comme un exemple des avantages de l'entraînement, de l'équipement et d'une bonne utilisation du terrain pour maximiser le potentiel d'une armée, ainsi qu'un symbole de courage contre vents et marées.
Le sacrifice héroïque des grecs a marqué l'esprit de beaucoup à travers les âges et a donné naissance à de nombreuses références culturelles.
Mais il ne faut pas perdre cela de l esprit . Ce que nous connaissons sur les Perses de cette époque, cependant, provient d' Hérodote et d'autres sources grecques. Pour les Grecs, les Perses étaient des « barbares », culturellement inférieurs et une menace pour leur mode de vie ordonné. Ils avaient tendance à dépeindre les Perses comme « efféminés, trop friands de luxe et, en fin de compte, sans égal pour les Grecs virils et vertueux »
les guerres Médiques avec ses diverses batailles peut être aussi vu du coté grec comme un combat entre bi polaire entre «eux et nous » ce qui suggère une dichotomie Est-Ouest, l'Ouest représentant l'ordre, la retenue et la liberté tandis que l'Est représente le contraire.
Et dans ce process, Xerxès devient donc la personne idéale à choisir comme exemple de despotisme asiatique et d'orgueil excessif ».
La Guerre froide du XXe siècle possède pas mal de relents similaires .


La marche à la guerre
Xerxès Ier, roi de Perse, fils de Darius le vaincu de Marathon qui avait mis fin à la première, Guerre médique préparait depuis des années sa revanche . En 481 avant notre ère , après quatre ans de préparation, l'armée et la marine persanes arrivèrent en Asie Mineure.
 Un pont de navires avait été construit à Abydos. Cela a permis aux forces terrestres de franchir l'Hellespont.

 

 

Hérodote d'Halicarnasse, donné la taille de l'armée de Xerxès comme suit :


Equipages de la flottes 517600 marins
Infanterie 1 700 000 hommes
Cavalerie  80 000 hommes
Arabes et lybiens 20 000 hommes
Grecs d'Asie  324 000 hommes
 
Total 2 641 610  hommes
 

 
Ce nombre doit être presque doublé en prenant en compte les renforts donc on arrive à presque 6 000 000 d’hommes,chiffre bien sur qui a été rejeté par les historiens modernes. Le poète Simonide , qui un contemporain, parle lui de 4 000 000. Ctésias de Cnide, le médecin personnel d'Artaxerxès Mnémon, a écrit une histoire de la Perse selon des sources persanes qui n'a malheureusement pas survécu, donne le chiffre de 800 000 pour l’armée qui s'est réunie à Doriskos, en Thrace, après avoir traversé l'Hellespont.
Les chercheurs modernes ont donné différentes estimations basées sur la connaissance des systèmes militaires perses, leurs capacités logistiques, la campagne grecque et les fournitures disponibles le long de la route de l'armée.
Une école de pensée rejette les chiffres donnés dans les textes anciens comme des exagérations de la part des vainqueurs.
D'après l'analyse des ressources dont disposaient les armées de l'époque antique, la force perse comptait entre 60 000 et 120 000 combattants, plus une suite de non-combattants, plus importante en raison de la présence du roi perse et de la noblesse de haut rang.
La limite supérieure est donc de 250 000 homme par contre certains pense que l armée n aurait pas excéder 175 000, en raison du problème de ravitaillement en eau.
Une autre école soutient que les sources anciennes donnent des chiffres réalistes. Selon les textes, les Grecs à la fin de la bataille de Platées rassemblaient 110 000 ( Hérodote ) ou 100 000 (Pompée) hommes : 38 700 hoplites et 71 300 ou 61 300 peltastes respectivement,
la différence étant probablement la présence de 10 000 ilotes. Dans cette bataille, selon Hérodote, ils ont affronté 300 000 Perses et 50 000 alliés grecs. Cela donne un ratio de 3 pour 1 pour les deux armées, que les partisans de l'école considèrent comme une proportion réaliste.
A ces chiffres il faut savoir que l armée avait d’après Hérodote qui cite leurs noms 6 commandants majeurs et 29 μυρίαρχοι (muriarxoi)—chefs du baivabaram, l'unité de base de l'infanterie perse, qui comptait environ 10 000 hommes.
Comme il y aura des pertes dues par attrition, les Perses ont préféré dissoudre les baivabarams pour reconstituer et renforcer les rangs des autres.
L'ajout des pertes des batailles et de l'attrition due aux garnisons stationnées dns les villes prises et les points stratégiques donne une force de 400 000 minimum.
Pour cette école l'eau ne manquait pas car l'eau de surface disponible en Grèce aujourd'hui satisfait les besoins d'une population beaucoup plus nombreuse que le nombre des troupes de Xerxès, bien que la majorité de cette eau soit utilisée pour l'irrigation. Cette thèse néglige cependant la présence de la population civile autochtone
Taille de l'armée grecque
Selon Hérodote , l'armée grecque comprenait les forces suivantes :
 
Sparte 300 hommes
Mantinée 500 hommes
Tégée  500 hommes
Orchomène  120 hommes
Arcadie 1000 hommes
Corinthiens 400 hommes
Philée 200 hommes
Mycènes 80  hommes
Thèbes 400 hommes
Phocée 1000  hommes
Autres 700 hommes

Total 5200 hommes
 
A ce nombre il faut ajouter 1 000 autres Lacédémoniens mentionnés par Diodore de Sicile et peut-être 800 troupes auxiliaires d'autres cités grecques. Diodore donne 4 000 comme total des troupes grecques, et Pausanias 11 200.
Les historiens modernes, qui considèrent généralement Hérodote comme le plus fiable, préfèrent sa revendication de 7 000 hommes.
Pourquoi Léonidas n'a-t-il amené que 300 hommes ? Apparemment, à l'époque, il y avait une fête religieuse à Sparte, et les soldats, selon la loi, n'étaient pas autorisés à voyager. La seule exception à cela était la garde du corps de Leonidas de 300 hommes.
La préparation des troupes grecques
Après le début de l'expédition en Grèce, Xerxès envoya des messagers dans tous les États leur offrant des des avantages s'ils se soumettaient selon la formule consacrée en demandant de la terre et de l'eau à leur sol en signe de soumission. De nombreux petits États ses sont soumis. Les Athéniens jetèrent leurs émissaires dans une fosse, et les Spartiates jetèrent les leurs dans un puits, les narguant avec la riposte : « Déterrez-le pour vous-mêmes ».

Des cités états vont se fédérer autour de ces deux cités Un congrès réuni à Corinthe en fin d' automne de 481 Av JC avec comme résultat la formation d’une alliance de cités grecques
On pouvait sous le couvert de celle ci envoyer des émissaires pour demander de l'aide et des troupes des États membres vers des points défensifs après consultation conjointe.
Il n y a aucune mention d’une hégémonie d’une cité sur les autres
Hérodote cite simplement « les Grecs » ou « les Grecs qui s'étaient regroupés »


Les intérêts de tous les États ont joué un rôle dans la détermination de la stratégie défensive. On ne sait rien d'autre du fonctionnement interne du congrès ou de la discussion au cours de ses travaux.
Les premiers contacts voit la route de l’armée perse barrée par à une force conjointe de 10 000 hoplites athéniens et spartiates dirigée par Euanetus et Themistocle dans la vallée de Tempe.
Aussi Xerxès évite le combat et se dirige vers la Grèce via le détroit de Sarantaporos, qui n'était pas gardé,
Les hoplites, prévenus par Alexandre Ier de Macédoine, quittent le col. Et après la réunion d’un conseil de guerre les grecs jugent que prochain obstacle pouvant arrêter les troupes perses serait le point d'étranglement stratégique des Thermopyles.
Ils ont décidé de le défendre et dans le temps ils envoient une flotte à Artémision, un point d'étranglement naval.
Il faut savoir que l'armée de Xerxès était ravitaillée et soutenue par mer. En utilisant la flotte, ils auraient également pu traverser la baie de Maliacos et déborder à nouveau l'armée grecque.La haute stratégie grecque est confirmée par un discours plus tard dans le même siècle :
Mais tandis que la Grèce montrait ces inclinations [à se joindre aux Perses], les Athéniens, de leur côté, s'embarquèrent dans leurs navires et se hâtèrent à la défense d’Artémision ; tandis que les Lacédémoniens et quelques-uns de leurs alliés allaient prendre position aux Thermopyles, estimant que l'étroitesse du terrain leur permettrait de sécuriser le passage.
Certains historiens affirment que le but des forces terrestres était de ralentir l'armée perse pendant que la marine perse serait vaincue sur mer. Une autre théorie est que l'armée de terre devait maintenir l'armée perse dans le nord aussi longtemps que possible et la vaincre par l'usure, les épidémies et la privation de nourriture.
Certains ont fait valoir aussi que les Athéniens étaient convaincus que la présence des spartiates de Léonidas étaient suffisantes pour arrêter les Perses, sinon ils auraient déjà quitté leur ville et envoyé toute leur armée aux Thermopyles. Pour étayer cette thèse il faut prendre comme point de repère t un cas dans lequel une petite force a arrêté une plus grande force d'invasion du nord ; en 353 avant notre ère /352 avant notre ère, les Athéniens ont réussi à arrêter les forces de Philippe II de Macédoine en déployant 5 000 hoplites et 400 cavaliers.
Hérodote est assez clair sur le sujet.
La force avec Léonidas a été envoyée par les Spartiates en avant de leur corps principal, afin que leur vue puisse encourager les alliés à se battre et les empêcher de passer aux Mèdes, comme ils l'auraient probablement fait s'ils avaient vu que Sparte était en arrière.
Ils avaient l'intention bientôt, après avoir célébré la fête carnéienne, qui les retenait maintenant chez eux, de laisser une garnison à Sparte, et de se hâter en pleine force de rejoindre l'armée. Le reste des alliés avait l'intention d'agir de la même manière ; car il arriva que la fête olympique tomba exactement à cette même époque. Aucun d'eux n'avait l'air de voir le concours des Thermopyles se décider si vite ; c'est pourquoi ils se contentèrent d'envoyer en avant une simple avant-garde. Telles étaient donc les intentions des alliés.
Le roi spartiate reçut le commandement de cette troupe devant barrer la route aux Thermopyles.
De son leadership, Hérodote dit seulement qu'ils l'admiraient particulièrement. Il était convaincu qu'il allait à une mort certaine, ce qu'il n'aurait pas été s'il avait pensé que les forces qui lui étaient données étaient suffisantes pour une victoire. Il n'a sélectionné que des hommes qui avaient engendré des fils suffisamment âgés pour assumer les responsabilités familiales.
Plutarque mentionne dans ses Paroles de femmes spartiates, qu'après avoir encouragé son mari avant son départ pour le champ de bataille, Gorgo, l'épouse de Léonidas Ier lui a demandé ce qu'elle devait faire quand il serait parti. À cela, il a répondu : « Épouse un homme bon et aie de bons enfants. »


Un autre dicton courant des femmes spartiates était : « Revenez à la maison avec votre bouclier ou dessus », ce qui signifie que le soldat devait rentrer chez lui soit victorieux (avec votre bouclier) soit mort - emporté du champ de bataille (sur son bouclier), plutôt que de fuir la bataille et de laisser tomber leur bouclier par lâcheté (car c'était une pièce d'armure trop lourde à porter en courant).

 


Topographie du champ de bataille


A l'époque, le col des Thermopyles consistait en une piste longeant le rivage du golfe du Malia si étroite qu'un seul char pouvait y passer.
Du côté sud de la piste se dressaient les falaises, tandis que du côté nord se trouvait le golfe. Le long du chemin se trouvait une série de trois étranglements, ou « portes » (pylai), et à la porte centrale on trouvait un petit mur qui avait été érigé par les Phocéens au siècle précédent pour les aider à se défendre contre les invasions thessaliennes. Le nom Thermopyles vient des sources chaudes qui s'y trouvaient.
Aujourd'hui, la passe n'est pas celle-là, mais est à l'intérieur des terres, en raison de l’ensablement du golfe du Malis. L'ancienne piste se trouve au pied des collines autour de la plaine, en parallèle d’une route moderne. Elle reste une position défensive naturelle pour les armées modernes et sera utilisé en 1941 par l armée grecque pour essayer de ralentir l’Armée Allemande
La bataille
D ‘abords à quelle date se situe la bataille
D'après le livre VII des Histoires d'Hérodote , la date de la trahison d'Éphialte et de l'utilisation du chemin de la montagne par les Immortels ou Melophores se situe en en septembre 480 Av JC.
Ne connaissant pas le terrain, ils auraient eu besoin de lumière, mais les torches auraient trahi leur intention. Ils ont donc emprunté le chemin sous la pleine lune.
Dans le livre VII, Hérodote mentionne l'éclipse solaire survenue lors de la traversée de l'Hellespont par les Perses. En estimant la distance que l'armée perse pouvait parcourir chaque jour, il peut être établi que la bataille a eu lieu en septembre 480 Av JC et en étudiant un calendrier lunaire, la date de la trahison peut être située entre les 18, 19 ou 20 septembre 480 Av JC
Lorsque l'armée perse atteignit l'entrée des Thermopyles, les Grecs organisèrent une réunion du conseil. Les Péloponnésiens ont conseillé de se retirer dans l'isthme et de ne défendre que le Péloponnèse.
Ils savaient, bien sûr, que les Perses devraient vaincre Athènes avant d'arriver à l'isthme. Les Phocéens et les Locriens, dont les États étaient situés à proximité, s'indignèrent, conseillèrent de défendre les Thermopyles et d'envoyer davantage de secours. Léonidas jugea préférable d'adopter leur plan.


Pendant ce temps, les Perses pénétrèrent dans le col et envoyèrent un éclaireur à cheval en reconnaissance. Les Grecs lui ont permis de monter au camp, de les observer et de partir.
Lorsque l'éclaireur a signalé à Xerxès la taille de la force grecque et que les Spartiates se livraient à la gymnastique et se coiffaient les cheveux longs, Xerxès n’ a pas fait confiance à ce rapport


Mais il demande toutefois conseil à un Grec à son service, Démarate, qui lui repond que les Spartiates se préparaient au combat et qu'ils avaient l'habitude de se parer les cheveux à l'avance. C'étaient les hommes les plus braves de Grèce, dit-il, et ils avaient l'intention de se tenir la passe.
Xerxès resta incrédule. Selon un autre récit, il a envoyé des émissaires aux forces grecques. Au début, il a demandé à Léonidas de le rejoindre et lui a offert la royauté de toute la Grèce. Léonidas répondit : « Si vous saviez ce qui est bon dans la vie, vous vous abstiendriez de souhaiter des choses étrangères. Pour moi, il vaut mieux mourir pour la Grèce que d'être monarque sur mes compatriotes. Puis Xerxès lui a demandé avec plus de force de rendre leurs armes. À cela, Léonidas a donné sa réponse notoire, Μολών Λαβέ, qui signifie « Viens les prendre. » Cette citation a été répétée par de nombreux généraux et politiciens ultérieurs, afin d'exprimer la détermination des Grecs à risquer un sacrifice plutôt que de se rendre sans combattre. Ce fut la devise du premier corps d'armée grec.
Le moral des Grecs était élevé. Hérodote écrivit que lorsque Dienekes, un soldat spartiate, fut informé que les flèches persanes seraient si nombreuses qu'elles masqueraient le soleil, il fit remarquer avec une prose laconique caractéristique : « Tant mieux, nous nous battrons à l'ombre. Aujourd'hui, la phrase de Dienekes fut la devise de la 20e division blindée grecque.


Xerxès a attendu quatre jours pour que la force grecque se disperse. Le cinquième jour, il ordonna aux Mèdes et aux Cissiens de les faire prisonniers et de les amener devant lui.
Échec de l'assaut frontal
Le premier assaut des perses est effectué par les troupes Mèdes . Pourquoi Xerxès a t il choisi ces unités. Les mèdes sont réputés pour leur bravoure mais pas que . En effet la prise du pouvoir des les Perses qui ont remplacé les Mèdes va changer la donne dans ces contrée et les combats vont permettre de tester la fidélité de ces troupes sur leur ri C ‘est Diodore de Sicile que le suggère
L assaut frontal sur la Muraille Phocéenne reconstruite pour la circonstance débute
Les Grecs stationnent en avant de celle ci et vont s’en servir comme support pour la défense.


Comment ont il fait car les détails sur cette bataille sont rares. Les Grecs ont probablement déployé comme à leur habitude une phalange qui offre un mur de boucliers superposés et de lance , s'étendant sur toute la largeur du col. Hérodote dit que les unités de chaque cité ont combattu ensemble. Les Perses, armés de flèches et de lances courtes, ne pouvaient pas entamer cette muraille de boucliers et leurs hommes légèrement équipés sans armure ne pouvaient rien faire . A cette différence de l armement des suréquipements va s’ajouter la discipline supérieurs des hoplites grecs.
On sait que en certains point la formation serrée de la phalange fut modifiée avec des feintes pour attirer les Mèdes . En effet feignant de battre en retraite et en désordre ils vont attirer les Mèdes dans un piège car ils vont se retourner brusquement et attaquer les Mèdes qui les poursuivaient.
Cette première attaque engagea 10 000 homme qui selon Ctésias, étaient commandés par Artapanus.


Xerxès présent au cours de cette journée ordonne le retrait des Mèdes pour lancer des autres troupes car il a pris la mesure de l'ennemi, il lança les meilleures troupes dont il disposait dans un second assaut :


Il va envoyer les Immortels, un corps d'élite de 10 000 hommes. De son côté, Léonidas avait organisé un système de relève entre les hoplites des différentes villes de l arrière de manière à avoir constamment des troupes fraîches en première ligne.
Pourtant, dans le feu de l'action, les unités n'ont pas eu la chance d’être relevées ,Si les perses avaient l avantage du nombre celui ci ne pouvait jouer dans un espace aussi restreint , aussi , les Immortels n'y réussirent pas mieux que les Mèdes. Xerxès dut aussi les retirer.
Ce deuxième assaut va clore la première journée de la bataille
Le récit des auteurs anciens (tous grecs ce qui peut nuire à l objectivité  fait état du moral en baisse chez les Perses car la vision des corps de leurs compatriotes tués à due jouer sur leur mental
En escaladant les corps, en allant à l assaut ils ont pu voir qu'ils étaient entrés dans une machine à tuer, mais les officiers placés derrière les ont empêchés de se retirer.
Le roi arrêta enfin l'assaut et se retira dans son camp, totalement perplexe. Il savait maintenant qu'une confrontation frontale contre des troupes dirigées par des Spartiates dans un endroit étroit était la mauvaise approche.
L'encerclement des Grecs
Alors que la deuxième journée de la bataille, était sur le point de s’achever avec les mêmes résultats laissant Xerxès dans le doute se déroula un fait exceptionnel : un dénommé Ephialtes, a informé le Roi qu’'un chemin permettant de tourner les Thermopyles existait et il lui a proposé de les guider. Ephialtes accompli son acte de trahison t motivé par le désir d'une récompense, . Mais il fut mal récompensé car il fut plus tard assassiné.
Le chemin menait de l'est du camp perse le long de la crête du mont Anopaea derrière les falaises qui flanquaient le col. Il bifurquait, ensuite vers un chemin menant à Phocide, et l'autre vers le golfe de Malis à Alpenus, première ville de Locris.
Léonidas avait toutefois posté 1000 volontaires phocéens sur les hauteurs pour garder ce chemin.
Mais ces troupes n'étaient pas préparées à cet assaut . Les retranchements n avaient pas été faits et il n'y avait pas de positions avancées, de sentinelles ou de patrouilles.
Le premier avertissement de l'approche des Immortels commandés par Hydarnes fut le bruissement des feuilles de chêne aux premières lueurs du troisième jour de la bataille.
Hérodote ecrit que les Grecs dormaient encore et qu'ils étaient "grandement étonnés", et que les sentinelles n’étaient pas à leur poste.
Hydarnes fut aussi étonné de les voir s'armer à la hâte. Il craignait de se heurter aux Spartiates, mais fut rassuré par Ephialte.
Ne souhaitant pas s’enliser dans un assaut frontal Hydarnes a eu recours à une tactique qui s'est avérée plus tard gagnante : il leur a tiré des "pluies de flèches". Les Phocéens se retirèrent sur la crête de la montagne, pour le baroud d’honneur Last stand comme disent les Anglo saxons


Les Perses se dirigèrent vers à gauche vers Alpenus. Pour cet acte, le nom d'Éphialte a reçu un stigmate durable : il signifie « cauchemar » et est synonyme de « traître » en grec.
Le round Final Spartiates et Thespiens
Le plus surprenant est que cette action des Perses n'a pas été une surprise pour Léonidas. De diverses sources, il a été tenu au courant de chacun de leurs mouvements, recevant des informations sur le mouvement de débordement persan avant l'aube.
Lorsque Léonidas apprit que les Phocéens n'avaient pas tenu, il convoqua un conseil de guerre à l'aube. Au cours du conseil certains Grecs ont plaidé pour le retrait face à l'avancée écrasante des Perses, tandis que d'autres se sont engagés à rester.
Aussitôt après le conseil de nombreuses forces grecques ont choisi de se retirer.

 


Hérodote a écrit que Léonidas avait autorisé leur départ par contre oint de vue alternatif : que ces forces en retraite sont parties sans ordre. Les Spartiates s'étaient engagés à combattre jusqu'à la mort, tandis que les Thébains étaient retenus en otage contre leur gré.
Cependant, un contingent d'environ 700 Thespiens, dirigé par le général Démophilos, fils de Diadromes, refusa de partir avec les autres Grecs, mais se rangea du côté des Spartiates.
Apparemment, les Spartiates obéissaient à leur serment et suivaient l'oracle de Delphes. Cependant, cela aurait pu aussi être une stratégie calculée pour retarder l'avance des Perses et couvrir la retraite de l'armée grecque.
Mais que dit cette prophétie
Elle est rapporté par Hérodote qui raconte que Sparte a consulté l'Oracle avant de partir en campagne contre de l'armée perse. On dit que l'Oracle a fait la prophétie suivante en vers hexamètre
O hommes qui habitez les rues du large Lacédémone !
Ou ta glorieuse ville sera saccagée par les fils de Persée,
Ou, en échange, doit traverser tout le pays laconien
Pleurez pour la perte d'un roi, descendant du grand Héraclès .
Il ne peut être résisté par le courage des taureaux ni des lions,
Efforcez-vous comme ils peuvent; il est puissant comme Jupiter ; il n'y a rien qui le retienne, Jusqu'à ce qu'il ait pour proie ton roi, ou ta cité glorieuse.
En substance, l'avertissement de l'Oracle était que soit Sparte serait conquise et laissée en ruines, soit l'un de ses
deux rois devait sacrifier sa vie pour la sauver.
En fait, avec les Perses si proches, la décision de se lever et de se battre était probablement une exigence tactique, rendue plus acceptable par l'oracle.
L'importance du refus des Thespiens de partir ne doit pas être ignorée. Les Spartiates, aussi courageux que fût indubitablement leur sacrifice, étaient des soldats professionnels, entraînés dès la naissance pour être prêts à donner leur vie au combat comme le dictait la loi spartiate. À l'inverse, les Thespiens étaient des citoyens-soldats Démophilos, était un architecte qui ont choisi de se sacrifier avec les Spartiates
Bien que leur bravoure soit souvent négligée par les Historiens elle ne doit pas être oubliée
D’ailleurs les Spartiates, avec qui ils avaient échangé des capes ont jurés d'être des alliés pour l'éternité.
A l'aube, Xerxès fit des libations. Puis il s'arrêta pour laisser suffisamment de temps aux Immortels pour descendre de la montagne, puis commença par faire avancer les corps de troupes


Les Grecs abandonnent la protection du mur pour rencontrer l’ennemi dans la partie la plus large du col, dans une tentative désespérée de tuer le maximum d’adversaires. Ils se sont battus avec des lances jusqu'à ce que chaque lance soit brisée, ensuite ils vont utiliser le xiphos qui est une épée courte efficace pour le corps à corps Dans cette lutte, Hérodote raconte que deux frères de Xerxès sont tombés, Abrocomes et Hyperanthes. Léonidas est également mort dans l'assaut.


Recevant des informations selon lesquelles Ephialtes et les Immortels arrivaient, les Grecs se retirèrent et prirent position sur une petite colline derrière le mur. Les Thébains sous les ordres de Léontiades ont levé la main, mais quelques-uns ont été tués avant que la capitulation ne soit acceptée.
Certains des Grecs restants se battaient avec leurs mains et leurs dents. Abattant une partie du mur, Xerxès ordonna d'entourer la colline et les Perses firent pleuvoir des flèches jusqu'à ce tous les grecs soient morts Les fouilles archéologiques ont confirmé cette version de pluie de flèches à la fin du combat

Conséquences
Après le combat fait rare chez les perses qui ont l’habitude de traiter avec un grand honneur les ennemis qui combattaient bravement contre eux, et les morts Xerxès, furieux de la perte d'un si grand nombre de ses soldats, ordonna après la récupération du corps de Léonidas que la tête soit coupée et le corps crucifié
Cependant Xerxès, était connu pour ses colères , comme lorsqu'il fit fouetter l'Hellespont parce qu'il ne lui obéissait pas.

Après le départ des Perses, les Grecs ramassèrent leurs morts et les enterrèrent sur la colline. Un lion de pierre a été érigé pour commémorer Léonidas.
Quarante ans après la bataille, le corps de Léonidas fut ramené des Thermopyles à Sparte, où il fut à nouveau enterré avec tous les honneurs et des jeux funéraires furent organisés chaque année.
Simultanément la bataille navale d’Artémision se solda par un match nul, après quoi la marine athénienne se retira.
Ainsi les Perses contrôlaient la mer Égée et toute la Grèce jusqu'en Attique au sud ; les Spartiates se préparent à défendre l'isthme de Corinthe et le Péloponnèse, tandis que Xerxès saccage Athènes vidée de ses habitants qui s’étaient réfugiés dans l'île de Salamine.
Mais en septembre, les Grecs vont vaincre les Perses lors de la bataille navale de Salamine, qui a conduit à la retraite rapide de Xerxès. L'armée perse restante, laissée sous la responsabilité de Mardonios, a été vaincue à la bataille de Platées par une armée grecque combinée à nouveau dirigée par les Spartiates, sous le régent Pausanias.

Pour honorer cette bataille des Monuments furent érigés sur place
Reste de nos jours divers monuments récents donc un monument érigé en 1955 avec une épitaphe
Allez, étranger, et dites à Lacédémone qu'ici, obéissant à ses ordres, nous sommes tombés.
ξεῖν', Λακεδαιμονίοις ὅτι τῇδε
, κείνων ῥήμασι πειθόμενοι .
De plus, il y a un monument moderne sur le site, appelé "Monument de Leonidas Monument", en l'honneur du roi spartiate. On trouve une seule phrase: "Μολών λαβέ" ("Viens les prendre.")


 

 

   


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