Israel-Judée Les rituels Funéraires chez les Juifs anciens

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 13/11/2020 à 09:27:14



Les rituels Funéraires chez les Juifs anciens
 
Le rite funéraire ou funérailles est un ensemble de gestes, de rites et de paroles et dans certains pays de danses, accompagnant l'agonie puis la mort d'un être humain pour lui rendre hommage et, en quelque sorte, l'accompagner grâce à une cérémonie. Ce rite est presque toujours le mêmes pour toutes les religions
Si le
s rituels funéraires ont varié selon les ages il y a toujours des étapes qui son récurrentes et qui correspondent à des rites de passage en trois étapes
l’ étape de séparation concrétisée par le décès,
le rite de la vérification du décès
l'annonce du décès
avec ensuite

l'exposition du défunt,
la veillée funèbre
le convoi funéraire,
la messe des morts,
l'inhumation ou crémation 

L’étape d'agrégation (repas de funérailles, commémorations) qui survient après une période de deuil plus ou moins longue selon les époques et les appartenances religieuse
Pour le judaïsme et aussi pour toutes les religions monothéistes, notre vie ne s’arrête pas ici-bas mais a un prolongement après la mort.

Le passage vers l’au-delà est donc un moment important pour un croyant. La vie éternelle est réservée à ceux qui se sont bien conduits et qui reçoivent une juste rétribution de leurs actes, contrairement à ce qui a cours durant la vie terrestre où nous avons l’impression que parfois, il n’y a pas de justice immanente.
Et les juifs avaient et ont un profond respect de la mort
Tout être humain sera amené à, comparaître devant le Juge suprême et devra rendre compte de ses actes, de ses bonnes et mauvaises actions
Pour certains
Tous les morts même ceux non juifs sont regroupés au Shéol le monde des morts
ils sont de Réphraims des ombres condamnés au néant elles savent rien ne font rien ne peuvent rien ne sont rien Dans ce monde on ne célèbre pas Dieu
Toutefois cette conception de l ‘Au-delà n ‘est partagée par tous les Juifs Beaucoup croit à la résurrection des mort et à leur Jugement . Cette doctrine est apparue au lendemain de l’exil sous influence Perse
Aussi le plus terrible pour eux d’être privé  de sépulture
Aussi la Loi est formelle Riche ou Pauvre prince ou esclave sage ou fou et honnête ou criminel tout le monde a droit à une sépulture décente
Toutefois la Mishnah signale des conditions particulières d'ensevelissement pour les condamnés à mort, notamment une interdiction de les ensevelir dans le tombeau de leurs ancêtres

L’agonisant ou gossess doit être entouré parles membres de la famille dont c’est une devoir et aussi par la communauté .
La Loi juive ou Halakha  interdit de hâter la mort de quelque façon que ce soit mais en tout cas, de ne pas prolonger son agonie.
Une fois la fin des battements cardiaques et du souffle conformément à ce qui est indiqué par le Talmud Un traité de la Mishnah (Sabbat 23,5) postérieur au 1er siècle, précise les conditions de cette préparation
On ferme les yeux du cadavre, on l embrasse on lave son corps d’arômes et de parfums en généra de la myrrhe du nard ou du bois d ‘aloès L'usage immédiat était de prévenir la mauvaise odeur du cadavre. et on l’enveloppe d’un drap blanc le takhrikhin qui fait avec du lin, l'une des étoffes les plus humbles
Le visage,est recouvert d’un suaire le Soudarion et les mains et le pieds de bandelettes c’est le rituel de  tahara  (purification)


La veillée hemira "veillée"qui est obligatoire par la famille, les amis et connaissances peut commencer afin qu’il ne soit pas seul.
Le rituel v
eut qu’on le place par terre sur de la paille avec deux bougies allumées, aux pieds tournés vers la porte et à la tête .


Vient ensuite le moment de l’inhumation. Les défunts sont accompagnés à leur dernière demeure, au cimetière, par les proches, les amis et les connaissances.
Il est porté en terre sur une simple civière Les porteurs étaient de membres de la famille ou des amis Les femme marchaient en tête du cortège en se lamentant bruyamment en singe de douleur et de désespoir
On trouvait aussi des pleureuses professionnelles et des flûtistes dans le cortège jouant des airs lugubres
Les proches parents ont leurs vêtements déchi
rés en signe de deuil ou portent un vêtement sombre en toile grossière le Saq . Il est aussi d’usage de se jeter de la poussière ou de la cendre sur la tête ainsi que de s’asseoir par terre pour se lamenter
Une fois le corps déposé dans la tombe on
récite le Kaddish qui est une prière écrite en araméen afin de glorifier Dieu
Au temps de Salomon le défunt pouvait être enterré avec quelques objets personnels une épée ou un bouclier pour les hommes des bijoux ou
instruments de beauté comme un miroir pour les femmes
La tombe


L’inhumation ou Kevoura est réalisée le plus rapidement possible après le décès, en vertu de l'interprétation exégétique du verset biblique : « Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois, son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même »
Ce lieu de sépulture a varié selon les époques et la classe sociale du defunt
Les pauvres étaient enterrés dans des fosses communes de 3 mètres sur deux et haute de 1 mètre
Les morts étaient déposés les uns s
ur les autres .
Par contre les classes aisées avaient en général un tombeau familial certains creuses dans la roche pouvaient être asse vaste On a retrouvé à Rome sous la villa du Duce une catacombe  juive


La tombe la plus simple était constituée dune chambre funéraire de forme rectangulaire ornée de niches de différentes sortes appelées Arcosolia et Kokim
Elles sont creusées dans la roche à la taille du défunt . Le corps y est deposé ou placé dans un cercueil ou un sarcophage

 


 

 

Chaque chambre du caveau était fermée par une porte en pierre et l ‘entrée principale était fermée par une pierre en forme de meule placée dans une rainure


Après l’enterrement la porte était blanchie à la chaux afin d ‘avertir les passants de ne pas s’en approcher car le contact de la mort induit une impureté très grave . Les tombes pouvaient servir sur plusieurs générations Les ossements étant retirés pour être placés dans des ossuaires
Rarement le nom du défunt était mentionné

Le rite de déposer des pierre est une tradition présente que chez les juifs Ashkénazes qui ne déposent pas de fleurs sur les sépultures contrairement aux juifs Séfarades par exemple.
Mais cette tradition peut trouver une explication
Comme autrefois, les défunts n’étaient pas portés en terre dans les cimetières. L’emplacement des « âmes » devait donc être signalé par des pierres. Car selon des écrit du IIIe siècle, les prêtres devaient éviter de se rendre impurs en traversant des lieux souillés par des cadavres. Les pierres leur signalaient ces lieux.
Après l’enterrement la famille se réunie pour un repas funèbre debute la période dite de la Qeri'ah
Le deuil durait sept jours La période de sept jours se termine généralement au matin du septième jour.
Durant le Sheloshim qui durant 30 jours les proches parents, mari, épouse, enfants, frères et sœurs ne doivent pas exercer des activités professionnelles et ne doivent répondre au salut . Les hommes se laissent pousser la barbe en signe d’affliction et doivent porter des vieux vêtements . Les endeuillés ne peuvent se marier, ni assister à une seoudat mitzvah (« festin de prescription », c'est-à-dire un repas festif d'origine religieuse, donné à l'occasion d'un mariage, d'une Bar ou Bat mitzvah, de certaines fêtes, du Shabbat, etc.)Ensuite arrive la période du shannah שנה) qui suit le deuil, l'activité des endeuillés doit graduellement retourner à la normale,

 
 
 
   


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