Rome Pompéi Les Murailles

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 21/03/2018 à 18:31:32



Campanie Pompéï Enceinte
English Translation
Merci à Carlo Raso pour les Photographies  et à  MEDITERRANEES pour le texte.
 


Historique Voir ICI
History Click HERE

Préambule

L'histoire de Pompéi est une histoire fascinante . Une ville qui a été figée pour l'éternité par la catastrophe Et bien non pas exactement car tout ne s'est pas figé en 79  à l'éruption du Vésuve. en effet  si les autorités romaines  dirigées par l'empereur Titus organisent  les premiers secours sur zone  on cherche aussi a récupérer tout ce qui est possible de  sauver Aussi pour les zones d'habitat touchées par le Vésuve, sont  nommer  deux dignitaires chargés de leur organisation, les curatores restituendae Campaniae.
Il est sur que le niveau de la catastrophe  n'a pas permis un retour de la population et la reconstruction de la ville, mais  on a retrouver ici et là des traces de tentative  de récupération des matériaux réutilisables par des survivants ou des pilleurs
Mais tout va se figer et il l faudra  ensuite attendre l'époque moderne pour que la ville soit redécouverte avec les  premières trouvailles de 1592 et 1600  lors de la construction du canal du Sarno par Domenico Fontana.
Les premieres fouilles datent de 1748, sous le règne de Charles de Bourbon, sur  la « collina della Cività ». C 'est en 1763  que l''identification de Pompéi est faite grace à  la découverte décisive d'une inscription.

La cité s'élevait sur un éperon de lave dont les faces constituaient une défense naturelle surtout dans ses parties ouest et sud-ouest, mais elle s'était doté également d'une muraille de de 3220m de long. Des diverses études réalisées, il est possible de reconnaître détablir une  chronologie dans la construction des murailles avec diverses phases de construction allant du 6ème siècle. a. C. à l époque de Sylla (1er siècle avant JC).
En résumé
La première phase daté du VIe siècle Av JC a vu l'utilisation de blocs de lave du Vésuve  Mais les premières fortifications devaientêtre mixtes avec des  simples palissades en bois  et  blocs de pierre
.
Un mur de blocs de pierre a certainement été construit avant le 5ème siècle avant J.-C. La ville, à ce stade, avait une extension beaucoup plus petite que l'actuelle, limitée à la partie ouest du plateau, dans la zone entourant le Forum. .
Les murs, ainsi que nous voyons aujourd'hui, ont été construits selon la technique d' Ad Aggere technique, à savoir un mur puissant avec un parement double face externe  et un remblai  face interne Le parement etant composé de blocs de isodomes   en calcaire Sarno et  du Tuf Nocera (IV s BC (tuf tendre que l'on peut travailler facilement appelé pappamonte, les blocs étant liées avec argile mélangée à de la terre.). La dernière phase des fortifications remonte aux premières années du Ier siècle av. J.-C., lorsqu'elles étaient renforcées par de fortes tours de garde à intervalles réguliers, en prévision de la guerre contre Sylla.

La nouvelle ceinture en calcaire de  Sarno
Certainement déjà à partir du 5ème siècle avant JC un nouveau mur de ville avait remplacé l'ancien, incorporant non seulement la zone strictement habitée, mais aussi tout le périmètre du plateau:
la zone de défense sera ainsi six fois plus grande que la précédente, d'une superficie d'environ 66 hectares.
Les nouveaux murs ont été construits en utilisant la technique grecque du double rideau: pour augmenter la capacité de résistance de la fortification, deux rangées de blocs de pierre carrés sont montés; l'espace intermédiaire était rempli de terre battue et de remblais.
Les blocs, soigneusement équarris et de taille égale, étaient disposés régulièrement, pour les rangées horizontales (opus quadratum).

ce type  d'assemblage de mur  voit ses assises d'une hauteur égale, de même que celle des blocs. Lorsque la longueur des blocs n'est pas égale, ou du moins n'est pas liée par un rapport arithmétique simple, l'appareil est dit isodome imparfait.


 Même le matériau utilisé était différent du précédent et répondait aux nouveaux besoins de défense: non plus le tendre pappamonte, mais le calcaire plus ferme de la vallée de Sarno, la rivière qui coulait près de Pompéi.

 La muraille du IVe siecle Av JC.
Lorsque Pompéi fut impliqué dans les guerres samnites, au IVe siècle av. J.-C., les murs, furent jugés insuffisants pour affronter une menca aussi ils furent partiellement reconstruits, remplaçant et modifiant  l'ancienne muraille  et en agrandissant l'enceinte pour englober  de nouveaux quartiers  Cela fait partie d'une réorganisation urbaine générale de Pompéi, qui voit, au quatrième siècle avant JC, une expansion urbaine significative à la fois au nord et à l'est du noyau le plus ancien.
Les blocs utilisés pour les nouveaux murs de la ville étaient en calcaire de Sarno  Les blocs étaient mieux appareillés  et cela  donnait au mur une plus grande adhérence avec le remplissage interne  Pour créer une plus grande résistance aux contraintes  subies par la face externe  exposée aux attaques, on renforce dans les zones faibles la muraille par un remblai (agger) contre  sur le mur-rideau. En outre, le long du rideau interne, une série de piliers a été ajoutée, faisant office de contreforts.


Par la suite, dans le III siècle avant JC la face intern a été batie avec des blocs de tuf de Nocer  ce qui fait que cette partie est plus huate que la facade extérieure On y amenage  un chemin de ronde  afin de faire passer des sentinelle de plus, lors de

Voir le Mur interieur plus haut que celui exterieur

l'attaque, la surélévation permettait aux défenseurs de combattre l'ennemi  se trouvant aux pied des fortifications Ainsi, en cas de nécessité, grâce à la largeur et à cette disposition stratégique  il était possible d'avoir  à un grand nombre de soldats aux postes clé de la défense.
Avec ces défenses Pompéi était prête à affronter l'armée d'Hannibal qui, au début du IIIe siècle avant J.-C., descendait des Alpes le long de la péninsule. Une série de travaux d'aménagement et de réfection des fortifications ont été d'ailleurs éffectuée en utilisant des  blocs de tuf provenant des carrières de Nocera .


Les fortifications de l'âge de Sylla
La dernière grande modification sur les murs de Pompéi remonte à la période de la guerre sociale, entre 90. et 89 av. J.-C. A cette occasion de nombreuses réfections des murailles ont été faites, car elles  avaient été endommagées lors d'événements historiques antérieurs On y ajouta une série de tours de garde placées à intervalles plus ou moins réguliers. Les nouveaux travaux de construction ont été réalisés en opus incertum, constitué de  pierre liées avec du mortier, avec un mur irrégulier et, par conséquent, facilement reconnaissable à partir des phases de construction précédentes.


Les tours, crénelées et quadrangulaires, avaient un double accès: du bas, de l'intérieur des courtines et d'en haut, de la passerelle. Elles étaient à deux étages, accessibles par des escaliers couraient le long des murs. A chaque étage il y avait des meurtrières, le dernier étage possédait des ouvertures plus larges pour permettre un meilleur angle de vue. La tour de Mercure, bien conservée, en est un bon exemple.Des douze tours construites, le plus grand nombre se situe côté nord  qui, était la zone  la plus  faible de tout le système défensif.
Aussi cela n'est pas un hasard si Sylla attaque de ce côté. Il est encore possible de voir, sur les murs extérieurs des murs, les trous profonds causés par les projectiles de pierre lancés par les catapultes romaines, pendant le siège.


Aux portes, d'autre part, deux tours sont placées sur les côtés pour protéger l'accès. Un système de double porte avec un passage interne protégé  compléte la défense
La dernière phase des murs
Avec la consolidation de l'autorité de Rome et l'effondrement des dangers extérieurs, la fonction défensive des fortifications perd de son importance. La pacification de l'Empire, qui eut lieu sous Auguste,  favorise le commerce, si bien que, petit à petit, les murs acquirent une valeur monumentale et symbolique, urbaine plutôt que stratégique.
Pour les nouvelles exigences de circulation  les ouvertures des portes sont agrandies, en ajoutant  d'autres portes aux entrées d'origine: Ainsi la  Porte d'Herculanum a été reconstruit avec trois arches, l'un central, le plus grand, réservé pour les chars les latéraux pour les piétons.
Vers la fin du sec.Av JC  on assiste à une modification des murailles avec leurs transformations et leur insertion  dans des villas luxueuses  ont prennent posséssion des  divers  niveaux en terrasses, en particulier le long des pentes ouest et sud  offrant  un panorama imprenable sur la baie
.


Le long des murs il y avait 7 portes d'accès à la ville:
Porta Ercolano au nord-ouest, composé d'une structure avec trois arcs; Porta Vesuvio au nord, effondrée après le tremblement de terre de 62 d.C .; Porta di Nola à l'est précédée de deux bastions et décorée d'une tête de Minerve sur la clef de voûte ; Porta di Sarno qui fut, complètement détruit avec seulement une partie du côté externe reconnaissable; Porta Nocera située dans le sud-est, très bien conservée; Porta di Stabia au sud-ouest, peut-être la plus ancienne de Pompéi; Porta Marina à l'ouest menant au port, composée d'une galerie impressionnante avec deux passages, un piéton et l'autre pour les chariots; Et la huiteme, qui est seulement supposée en considérant qu'elle pourrait se trouver à une distance symétrique entre les autres portes, appelée Porta di Capua, qui devait s'élever au nord-est.

 

  Murs et Portes à Pompei  

Je me suis servi du texte du site Mediterranées pour batir une partie de cet article

 

 

Pompei est le seul exemple aujourd'hui de cité romaine  où dans sa totalité, on peut avoir immediatement  une connaissance et vision de la structure urbaine dans toute sa complexité
Les murs de Pompei ont  fait  l'objet d'études et fouilles  qui avaient  pour but de éclaircir la chronologie et les methodes de constructions. Les recherches se sont concentrées surtout dans sur des points dans lesquels on pouvait, deceler divers stades de  construction grace  à la structure visible  des murailles :Ainsi ont été  fouillés surtout  le secteur  entre Porte Herculanum et Porte Vesuve; l'aire présumée de la Porte de Capue ; le secteur  entre la  Torre 8 et la Porte de Nole ; le secteur entre les Tours 4 et 3 et la Porte Nuceriae ; l'aire du Temple de Venus.

 

 

 

L'ensemble des résultats a permis d'établir l'existence de six phases de construction, chronologiquement comprises entre  la première moitié du 6° sec. a.JC et  89 date du siège de Pompéï par les troupes de Sylla.
Dans la première phase, les murs semblent avoir été construit d'une seul jet  sauf  sur l'angle nord-oriental là où se élèvera la Porte de Nolae, où il semble que le tracé était légèrement déplacé vers l'ouest. La structure est très simple et se compose de blocs de tuf ou en pierre de lave tendre, avec au dessus un cheminde ronde ou agger de 3 m  de large A l interieur on trouve  une petite route. 
La seconde phase est caractérisée d'une structure avec 2 blocs de travertin  avec remplissage interne (Opus vittatum), selon un système largement retrouvé dans les voisines villes de Neapolis et Cumae.

 


 


 

 

La datation de ce type de structure est incertaine: pour typologie on tend à la référer à la période de majeure expansion de l'influence de Cumes dans cette aire de la Campanie (Règne d' Aristodemos Malakos, 504-490 Av.JC), mais il n'est pas exclu qu'il ait até construit à une époque plus récente, coïncidant avec la conquête de la ville par les  Samnites ( derniere periode du du V sec. a.JC). 
Les phases suivantes (troisième et quatrième) sont caractérisées de l'adoption des murs à "agger", constituées d'une haute structure à la quelle fait suite une terrasse, de façon à rendre impossible l'emplois des galeries souterraines (mines) pendant les opérations de siège.

 

 

 

La troisième phase, caractérisée d'une structure extérieure à gros  blocs de travertin, remonte à la fin du 4° sec. a.JC et coïncide avec la création du tissu urbain de la ville, orienté sur les portes et sur les tours alignées 
Dans la quatrième phase on enregistre l'agrandissement de l'agger avec la creation d'un chemin de ronde  Les blocs de travertin sont remplacés par des blocs de tuf.
La chronologie de cette intervention n'a pas été déterminée avec précision, mais il est très probable qu'elle daterait de la Deuxième Guerre Punique, lorsque la vallée du Sarno fut pour longtemps  théatre d'affrontements  entre les Carthaginois et   Romains.

 

Carlo Raso

 

 

Dans la derniere periode du 2° sec. a.JC les tours furent agrandies pour prendre la forme visible aujourd'hui en opus incertum de lave (cinquième phase).
Durant cette periode, les zones des murs les  moins exposées, correspondantes avec les secteurs ouest et sud, commencerent à être occupées par des constructions privées, qui en un premier temps s'y adossèrent et ensuite  y furent  englobées 

  On trouve surcertaines zone des  traces du siège de la  ville par Sylla en 89 a.JC,


Les murs  furent enfin restaurés par les  duovirs Cuspius T.F. et M. Loreius MF. (murum et plumam faciundum coeraverunt, CIL X, 937 ; sixième phase). 
Avec l'âge impérial romaine, l'enceinte fortifiée de cette partie  de la cité,fut définitivement déclassée et elle a servi sur certains points à des constructions civiles surtout  dans des endroits où  le point de vue  panoramique était superbe
Deq habitations résidentielles, furent donc construites sur les fortifications.

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PORTE  HERCULANENSIS (Porta  Salaria) 

 

Plan Porte Herculanensis Pompei
Fouilles 1763; 1769 - 1927

 

Cette porte, découverte de 1763 à 1769, est d'une construction beaucoup moins ancienne que celle des premières murailles de Pompéi, et date évidemment du temps des Romains ; elle présente une grande arcade flanquée de deux plus petites destinées aux piétons. Cette arcade a 4 m. 30 de largeur, et sa hauteur, lorsqu'elle avait encore sa voûte, dut être de 6 m. 66 ; elle était fermée par une herse dont on voit encore les coulisses dans les pieds-droits de la porte du côté de la campagne.
Le passage de la herse  était intérieurement revêtude stuc, ce qui paraît assez mal approprié à leur destination, car ce revêtement peu solide devait être en peu de temps totalement détruit par le frottement de la herse.
Ces herses,  étaient appelées chez les Grecs Kataraktoi ou epirraktoi, et chez les Romains  portae pendulae ou recidentes, et aussi de cataractae.
«Les anciens, dit Végèce, ménageaient devant les portes un réduit à l'entrée duquel était une herse, cataracta, suspendue avec des cordes ou des chaînes de fer ; et si les ennemis s'avisaient d'entrer, la herse tombait sur eux, les enfermait et les livrait aux assiégés.»

Les petites arcades, larges de 1 m. 33, n'ont conservé de leurs voûtes que les arcs des entrées et quelques-uns des arcs-doubleaux à l'intérieur ; leur hauteur est de 2 m. 90 du côté de la ville et de 3 m. 25 à l'extrémité opposée, le sol étant incliné du dedans au dehors ; elles avaient des portes, et non des herses, ainsi que le témoignent les trous dans lesquels tournaient les pivots. Les trois arcades ouvraient sur un passage long de 18 m. 10, au fond duquel elles étaient répétées. Ces arcades intérieures étaient toutes trois garnies de portes. Le passage du milieu était découvert, de façon que, lorsque la herse était forcée, la seconde porte pouvait encore être défendue par des combattants placés sur les terrasses qui couvraient les passages laté-raux. La porte d'Herculanum est construite en briques et en moellons posés par assises alternatives et revêtues d'un beau stuc blanc. Au dehors de la ville, ce revêtement servait d'album, à en juger par la quantité d'inscriptions qu'on y trouva ; malheureusement la plupart étaient illi-sibles. A l'époque de la découverte, Winckelmann put constater que ces inscriptions avaient été tracées par-dessus d'autres qui s'y trouvaient antérieurement, et sur lesquelles on n'avait fait que passer une légère couche de blanc.


 

 

 

Elle avait donc une pente beaucoup plus forte, qui augmentait en se repprochant de la ville de manière  à assurer la protection de ce secteur.  Toutefois cela ne n'empecha pas Sylla de battre ce mur avec ses machines de siège en  89 avant JC; l Les traces sont toujours visibles( projectiles de catapulte )

 

La porte, possède trois passages (deux latéraux pour les piétons et le passage central utilisés pour les chars), elle est construite en pierre volcanique et tuf   .Elle  peut être datée à la première période de la colonie ; un récent réexamen de l'entière documentation relative à la porte et à ses approches  immédiates ont permit de dater plus précisément cette construction l'a datant de 69 ap jc

 

 

 

Le tronçon  compris entre la Porte Herculanum  et la Torre XI  possède  un parement important de  blocs de travertin et de tuf  datant de la troisième et quatrième phase  Sur la partie interne des blocs  (et dans quelques infractuosités interieurs du mur  sont visibles des signe ou marquages creusés, reproduisaient des signes alphabétiques (lettres grecques A, B, K, L, P, R, S, T) ou les outils  utilisés par les ouvriers pour la coupe des blocs de pierre  (hache,  niveau, pioche, scie…) ; ces marques étaient une signature de divers compagnons  ou  ouvriers,

 

 

 

Tour XII Tour XI dite Mercure  Tour X

 

 

La  Tour XI (dite de Mercure) de là on peut  jouir de la vue complète du secteur nord-occidental de la ville - est à trois étages et elle permet d'arriver au chemin de ronde réalisé dans la quatrième phase du bâtiment des murs ; dans cette zone  furent effectuées des importantes enquêtes stratigraphiques  qu'ils permirent pas seulement de reconstruire la séquence des diverses interventions constructives, mais de déterminer même les restes d'une porte urbica dans les tronçon de murs les plus archaïques posée en correspondance du tracé de la Tour  Mercure. Même la Tour suivante, appelé  Torre X, en grande partie restaurée, a la même structure et remonte à la même époque.

 

 

 

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PORTE VESUVE ( Porta Campanie ) 

 

 

La construction  en Brique rouge est un castellum Aquae
Fouilles : 1811-1812; 1902; 1927
Plan Porte Vesuve Pompei
 

Détruite pendant le tremblement de terre du 62 après JC, comme documenté dans le célèbre relief du laraire de la Maison de Caecilius Lucundus, la porte n'avait pas été encore reconstituée à l'instant de l'éruption du 79 après JC. Le flanc occidental, l'unique conservé, montre la qualité des travaux réalisés en travertin et tuf, respectivement datables  à la troisième et quatrième phase de murs ; des récentes fouilles ont fixé la chronologie de ces interventions respectivement  autour du 300 avant .JC, dans le milieu du II sec. avant JC. Sur le côté oriental il est visible un trait de la seconde phase de murs, à double parois  avec èmplecton centrale.
Le parcours  qui longe le mur septentrional à l'extérieur, permet de  voir la structure toute entière et les diverses périodes de  construction. Attaché à la parois de la porte, il y a le Castellum Aquae, le château d'eau  de la ville ou affluaient  les eau  venant de l'aqueduc  du Serinum, et reparties ici, vers les principales rues de la ville pour rejoindre les principales fontaines 

 

 

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PORTE CAPUAE 

 

 

( Les fouilles sont toujours en cours )
 
Plan Porte Capuae Pompei
 

Les restes d'une tour, partiellement détruite furent  retrouvés dans la partie nord-est  et l'on avait pensait qu'il s'agissait d'une tour intermédiaire pas encore étudiée
En fait  il s'agissait  des reste de la Porte urbicae de Capuae partiellement détruite  dans le premier tremblement et totalement démolie dans le deuxième du 79.
Des récentes fouilles ont déterminé dans ce point, les  restes de murs archaïques, avec des vestiges de l 'Âge du Bronze  . des restauration datant d'après le siège de Sylla  ont été effectuées par les duovirs Cuspius et M. Loreius)

 

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Plus loin, prés de la  Tour IX, on a retrouvé les restes  de crépis blanc sur la parois des murs  extérieur  avec des gravures de signes alphabétiques Osque, première population pompéienne,

La Tour VIII, entre la Porte de Capuae et la Porte de Nolae, reste en grande partie  à fouiller. Sont visible uniquement les structures qui laissent imaginer les formes et les dimensions de la construction.

 

 

 

 

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PORTE NOLAE ( Porta Urbulana ) 

 

 

 

Plan Porte Nolae Pompei

 

Fouilles : 1813; 1995; 2007
 

Les restes visibles du veru urublanu (la « porte de l'urbs »), montrent trois différents phases d'édification. À la plus ancienne, appartient le bastion avec des blocs de travertin qui protégeait le côté ouest  et les  restes de la porte extérieure,contruits eux aussi avec des blocs de travertin.

 

 

 

Cette porte, située au côté N.-E. de la ville, à l'extrémité de la rue de Nola, est, comme la porte des Lions à Mycènes, placée en retraite au fond d'un passage protégé par deux fortes murailles construites en très grand appareil, pleins sur jointsA en juger par cette disposition, elle devait remonter à une haute antiquité. Elle était double, ce qui forçait l'ennemi à franchir l'étroit passage qui conduisait d'une porte à l'autre en restant exposé sans défense aux projectiles des assiégés, comme nous le verrons aussi à la porte d'Herculanum.


 

L'avant-porte n'existe plus, et la seconde, construite en blocs de pierre de grand appareil, présente du côté de la ville des restaurations en briques qui datent évidemment de l'époque romaine. La porte à simple arc actuellement visible  appartient à une période plus tardive de II° siècle avant JC. La reconstruction de la porte fut  exécutée par les soins du meddìx (magistrat suprême chez les Osques ) Tutìcus V. Popidius (Vetter 14) .
 

Cf l' inscription osque que M. de Clarac a traduite ainsi : «Caius Popirius, fils de Caius, Meddixtucticus, a rétabli cette porte et l'a consacrée à Isis.»
De là le nom de Porte d'Isis donné parfois à cette entrée de Pompéi ; «mais, dit Dyer, cette erreur un peu comique provient de la mauvaise traduction des deux derniers mots Isidu pruphatted, qui n'ont aucun rapport avec Isis et signifient seulement et l'a approuvée.» Nous avons eu déjà l'occasion de citer plusieurs inscriptions latines où se retrouve cette formule : eidem que probarunt.La porte extérieure avait 4 m. 40 de largeur ; elle était à 7 m. 50 en avant de la porte intérieure ; celle-ci n'a qu'une seule arcade, large de 3 m. 30, haute de 7 mètres et profonde de 5 m. 50 ; elle est construite en briques, en blocage et en blocs de travertin, le tout revêtu de stuc. On voit au seuil la pierre sur laquelle battait la porte. Sous la voûte, au côté gauche, en sortant, règne un trottoir qui se continuait contre la muraille de ce côté, mais qui n'existe pas à droite. Le pavé en blocs polygonaux est profondément et presque régulièrement sillonné d'ornières parallèles, creusées par les roues des chars.

Ce Fut pendant cette intervention du bâtiment que la clé de voute interne de tuf fût décorée d'une tête de Minerve.Cette tête fort dégradée qui forme la clef de l'arc  doit être regardée comme une des plus anciennes sculptures de Pompéi

Sur les blocs en tuf de la paroi extérieure sont visibles quelques inscriptions latines, qui qui sont des graffiti d'esclaves ou de personnes humbles  qui ont laissé  un signe de leurs passage. Hors les murs,  on trouve, une petite nécropole en cours de fouilles 
 


 

 

 

La Tour VII juste âpres la porte Nolae.  elle est en partie détruite, mais elle reste visible. Elle ne se limitait pas seulement à motif défensif mais aussi elle permettait de sortir de la ville et accéder donc à l' agger ou il y avait des terres cultivées.

 

 

 

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PORTE du SARNUM ( Fouilles en cours )

 

 

 
Plan Porte Sarnum Pompei

 

 

Très mal conservée  la  porte  Urbica,ou  Porte Sarnum, est elle aussi  construite en opus incertum  avec des arêtes en blocs de tuf. Une partie du  mur, jusqu'à à la terrasse de la Tour IV est inexistante  Les blocs de tufs qui composait ce tronçon de mur, furent utilisés pour remettre en état les parois de l'amphithéâtre.C'est Sylla lui même en avait ordonné l'exécution; il avait  exploité  l'ancien agger pour y adosser le .coté  oriental de la cavea nord. Des fouilles sont toujours en cours

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TOUR VI , V , IV , III - zone  Amphithéâtre
 

 

 

 

 

Plan Murs et Tours Amphitheatrum Pompei


 

 

Les Tours 6 , 5 , 4 , 3, constituent la protection sud oriental de la cité et dans le même temps une protection pour l' Amphithéâtre lui même. Elles étaient d'une hauteur limitée en rapport aux autres car les murs à double paroi  de l'Amphithéâtre constituaient par eux même déjà une protection.

 

 

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PORTE NUCERIAE 

 

 

 

Fouilles : 1799; 1814; 1952; 1954; 1982 
 
Plan Porte Nuceriae Pompei
 

Le tronçon de l'enceinte  comprise entre les deux tours hellénistiques  IV et III jusqu'a la porte Nuceriae ne donne aucune données particulière sur des précédentes remaniements sur ce secteur des murs, qui reste lié à la 3° phase de construction, constituée de une double paroi  de pierre de lave tendre
La  Porte Nuceriae a une structure très similaire à celle de la porte précédente de Nolae: un seul couloir de entrée, des blocs de pierre de lave aux coins pour les chars; elle aussi réalisée dans le tard II° siècle avant JC

 

 

 

 

Comme le montrent les fondations de la base, le niveau de la rue était à l'époque  beaucoup plus haut qu'actuellement en conséquent, sa pente était beaucoup plus  importante; Apres le tremblement de terre de  62, on  en profite pour rendre cette pente beaucoup moins importante et permettre un passage plus facile aux chars qui entraient dans la cité.
Lee mur immédiatement à ouest de la porte montre les restes de trois phases de  fortification, mises en lumière dans le cours de récentes fouilles  stratigraphiques : la paroi la plus  extérieure est   en travertin, datée de la troisième phase et a été daté de la fin du IV sec. avant JC ;

 

 

 

Celle  plus intérieur,  possède de nombreuses inscriptions  et elle peut être datée  de la quatrième phase de construction ; entre les deux paroi sont encore visibles les éléments en  pappamonte, qui est une pierre dure utilisée pour combler  datant de à la première phase des murs, daté de la première moitié du VI° siècle avant JC.
A l'extérieur des murs,  on trouve une grande Nécropole Peut être la plus importante des nécropoles de la cité.
Les terres ont été expropriées par les autorités romaines et redonnées au peuple, comme le rappel une pierre  ici posée.

 

 

 

Ex auctoritate imp(eratoris) Caesaris
Vespasiani Aug(usti) loca publica, a privatis
possessa T(itus) Suedius Clemens tribunus causis c
ognitis et mensuris factis rei publicae Pompeianorum
restituit,

Sous le haut patronage de l'empereur César Vespasien Auguste, Titus Suedius Clemens, tribun, a fait rendre à la communauté de Pompéi les lieux publics indûment occupés par des particuliers, après avoir étudié les dossiers et effectué les mesures sur le terrain.

 

 

 

 

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La Tour II,  situé entre la Porte Nuceriae et la Porte Stabiae,  constitue la tour la plus au sud de la cité. Elle était d'une hauteur supérieure en rapport aux autres  car il n'y avait ici de pente naturelle; même le tronçon de mur ici retrouvées sont d'une hauteur supérieur et cela pour besoin défensif.
La tour ne possède pas de petite porte de sortie.En une période plus archaïque , elle a du être une vrai porte vue sa configuration interne à double arcade,qui fut ensuite murée

 

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PORTE STABIAE 

 


 

Plan Porte Stabiae Pompei


 

Fouilles : 1869; 1920 
 

La porte de Stabia n'a été mise à découvert qu'en 1851 ; elle est de construction très ancienne et flanquée de fortes murailles composées de grands blocs de pierres du Sarno assemblées sans ciment, entre lesquelles passe une voie de largeur médiocre, n'ayant de trottoir que d'un seul côté.
Cette porte ne fermait pas par une herse, et l'on y voit, comme à celle de la Marine, les dés en pierre qui recevaient les pivots de ses deux battants. Dans un angle du passage est implantée dans le sol une pierre de travertin portant une inscription osque qui a beaucoup exercé la sagacité des antiquaires napolitains et donné des renseignements curieux sur la topographie et la voirie de Pompéi. Voici comment elle a été interprétée par l'archéologue Quaranta :
«Les édiles Publius Sittius, fils de Marcus, et Numerius Pontius, fils de Publius, ont déterminé les limites de cette rue et les ont fixées à dix pieds devant la porte de Stabia. Ils ont aussi fixé les limites de la via Pompeiana à trois pieds en avant de l'enceinte de Jupiter Meilichius
(1). Ces rues ainsi que la via Giovia et la via Decumana ont été faites par les esclaves publics de Pompéi sous la direction des inspecteurs des rues, et les mêmes édiles ont approuvé ces travaux.»
 

Cette inscription nous apprend que le pavement  interne de la rue fut refait par  Lucius Avianus Flaccus :

 

L - AVIANVS - L - F - MEN
FLACCVS - PONTIANVS
Q - SPEDIVS - Q - F - MEN
FIRMVS - II - VIR - I - D - VIAM
A - MILLIARIO - A - D - GISIARIOS
QVA - TERRITORIVM - EST
POMPEIANORVM - SVA
PEC - MVNIERVNT

Lucius Avianius Flaccus Pontianus, fils de Lucius, de la tribu et du Quintus Spedius Firmus de Menenian, fils de Quintus, de la tribu de Menenian, duumvirs avec la puissance juridique, a pavé la route à leurs propres frais de l'étape importante à la station des conducteurs de chariot, à où il est dans le territoire de Pompeii. (CIL.X1064 - ILS 5382)

 

 
 
 

 

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Remparts du Forum Triangulaire

 

 

 

 

 

Toute la partie sud de la  Regio 8, constitue une défense naturelle de la ville de Pompéi, elle se situe en hauteur  par rapport aux autres zones de la ville.
Malgré cela, le périmètre constitué des Théâtres et du Forum  triangulaire, ont été renforcés d'une courtine de maçonnerie qui en augmentait les protections. 
Une tour Tour I, à a été construite  sur la base même  du Forum triangulaire puisque telle zone est très riche de végétation, donc la tour permettait de pouvoir voir au loin et  assurer donc la protection. murs arrivaient jusqu'à la limite des constructions civiles. À partir de l'insula 2, il n'existe plus protection de maçonnerie, vue l'énorme dénivellation du terrain,  c'est une falaise qui en assure la  protection.

Structure de la Tour 1 juste sous le Forum Triangulaire avec la pente

 

 
 

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PORTE MARINE ( Porta Forensis ) 

 

 


Fouilles : 1863 - 1863 ; 1915
 

Plan Porte Marine Pompei


 

 

La porte de la Marine, voisine de la station du chemin de fer et par laquelle on pénètre aujourd'hui dans Pompéi, est un passage montant, voûté et pavé, de 23 mètres de long sur 5 m. 35 de large et environ 8 mètres de hauteur ; il est percé au milieu de grands magasins antiques et surmonté de constructions modernes.A gauche de la voûte principale est un second passage réservé aux piétons, large seulement de 1 m. 72 et haut de 4 mètres. Celui-ci rachète le plan du pavé incliné réservé aux chars par une suite de degrés aboutissant à un trottoir horizontal qui ne se réunit à la rue passant sous la grande voûte qu'à son extrémité.
Les murs sont en opus reticulatum, preuve de leur construction romaine.
L'entrée de la grande arcade présente dans le sol une grosse pierre saillante sur laquelle venait battre la porte, mais qui ne conserve aucune trace de verroux, et aux côtés les deux pierres qui portaient les pivots sur lesquels elle roulait. Dans la muraille sont les deux trous de la barre, appelé en latin repagulum  ou sera
qui la tenait fermée.


C'est à droite, avant de pénétrer sous la voûte, que l'on voit le larairef qui devait contenir une statue de Minerve, déesse des portes

; ses murs de stuc sont bien conservés, mais ne paraissent pas avoir eu d'autre ornement que des peintures aujourd'hui disparues.



 

 

 

 

Probable que déjà depuis la troisième phase de construction, se trouvait ici déjà une porte constituée d'une longue cour interne fermé d'une contreporte au sommet de la montée, dont des traces ont été signalées en correspondance du portique nord du Temple de Venus. 
Le tronçon de mur au sud de la porte montre les restes d'un long portique en brique appartenant à la Villa Impériale, un grand édifice privé dont des importants éléments ont été mis en lumière,  la date de la villa remonte aux derniers décennies du 1° sec. avant JC. ; Elle a été restaurée après le tremblement de terre du 62; 

 

 

On trouve aux murs des  peintures de belle facture, elle fut partiellement démantelée en époques flavienne pour la construction d'un grande horrea dans les années suivants  suite aux expropriations  dans cette zone par intervention du tribunus T. Suedius Clemens (une pierre commémorant l'intervention a été retrouvée  prés des Thermes  Suburbaines).
ON a trouvé à l' intérieur  des  peintures, probablement exécutées par un atelier  urbain ; on signale en particulier la décoration de 3° style (en partie restaurée après le tremblement de terre) d'un grand oecus, avec des grands cadres mythologiques reproduits dans les kiosques posés à centre des murs (Abandon d'Arianne sur le mur nord )
Thésée  et le Minotaure, le mur est ; Dédale et Icare, mur sud) et  representation de poètes dans la zone supérieure.
Le tracé nord de la porte est en partie envahi par les pièces inférieurs de la grande Maison de. De T.Umbricius Scaurus, qui  ajouta ici, un magnifique belvédère sur divers étages, à la forme d'une tour.

 

Mais parfois l'autorite agit Ainsi su une Pierre volcanique  on lit :

 

 

 

Ex auctoritate imp(eratoris) Caesaris
Vespasiani Aug(usti) loca publica, a privatis
possessa T(itus) Suedius Clemens
tribunus causis cognitis et
mensuris factis rei publicae
Pompeianorum restituit,

Sous le haut patronage de l'empereur César Vespasien Auguste, Titus Suedius Clemens, tribun, a fait rendre à la communauté de Pompéi les lieux publics indûment occupés par des particuliers, après avoir étudié les dossiers et effectué les mesures sur le terrain.

 

   


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