Byzance L Armée Byzantine du IV au XIIe siècle

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 07/07/2016 à 09:33:32




L’Armée Byzantine du IVe au XIIe Siècle

La Marine Byzantine  ICI

 


 

 

L'armée byzantine était l’un des 2 éléments des forces armées byzantines, avec à ses côtés la marine
C’était l’héritière des légions de l'ancien Empire romain, Dans cette armée Sont maintenu un niveau de discipline, des prouesses stratégiques et une organisation similaire à celle de l’ancienne Rome Elle fut un des piliers sur lequel l’empereur peut s’appuyer pendant une une grande partie de l’histoire de l’Empire Byzantin .

avec l' Autorisation d'Alain Houot

L'armée de l'Empire romain d'Orient

 

Tout comme l'Empire byzantin [Βυζαντινη Αυτοκρατορια] ou, plus précisément Βασιλεια Ρωμανιον) qui était la continuation de l'Empire romain, l'armée byzantine était elle aussi issue du moule romain d’occident . Sous l ’empire romain le territoire était divisé en Province (provinciae) sous juridiction civile, avec à leurs têtes des gouverneurs nommés par le Sénat romain ou par l'empereur lui-même; l'armée romaine forte de d’une trentaine de légions . Celles-ci étaient casernées le long des frontières de l'empire afin de contrer toutes incursions des barbares à travers vers à l intérieur de l’Empire

Le Système de Dioclétien et Constantin



On peut dater la création de L'Empire d'Orient de 293 quand Dioclétien créa la Tétrarchie ('Quadrumvirat') Son système toutefois n’'a pas survécu à sa mort mais par contre la réorganisation de l'armée elle a perduré , Plutôt que de maintenir les traditionnelles légions composées d'infanterie lourde, Dioclétien transforma l’armée en unités légères et mobiles . Aussi nous voyons émerger un élément dans cette armée . La cavalerie qui prend le pas sur l’ infanterie
Cela a été possible grâce la généralisation et le perfectionnement des étriers et de la selle
De plus apparaissent de nouvelles races de chevaux avec le développement des chevaux venant du plateau iranien Ceux ci sont suffisamment solides pour porter un homme en armure complète.
Les unités militaires sur les frontières ou limitanei étaient casernées dans les forts du limes
C’étaient des unités composées de soldats professionnels mais assez mal formés.
Par contre nous trouvons d’autres unités casernées en retrait de la frontière et capable de se déplacer rapidement là où il était nécessaire, que ce soit pour des rôles offensifs ou défensifs.
Ces petites unités de gestion ont été obtenues en transformant les légions en unités de cavalerie . Ces unités étaient composées de soldas d’élite avec un bon équipememnt et bien encadrés
Nous allons trouver ainsi de:
unités type Scholae comme la Schola Protectores Domestici, ou Garde personnelle de l’Empereur aussi appelé Obsequium,
Cette garde fut créée par l’empereur Constantin l Grand afin de remplacer la garde prétorienne dissoute par Constantin I;
unités Type palatinae – Ce sont des unités casernées prés des palais . Elles sont elles même divisées en 2 sous types;
Les comitatenses – ou unités régulières issues des anciennes légions
Les Pseudocomitatenses unités d’« irréguliers » formées avec d’anciens membres des «limitanei» ou venant de légions moins qualifiés.
Durant tout le IIIe et le IVe elles gardent encore le nom de légions
Nous trouvons les Legiones suivantes d’après les sources de Notitia Dignitatum)

Legion N° I
 


Armeniaca –'pseudocomitatensis' sous le commandement du 'Magister militum per Orientis'
Flavia Constantia comitatensis FlavienConstant," ''
Flavia Gallicana Constantia pseudocomitatensis' sous commandement du Magister Peditum'
Flavia Martis 'pseudocomitatensis'
Flavia Pacis 'comitatensis' sous commandement du Magister Peditum
Flavia Theodosiana 'comitatensis'
Illyricorum -Illyrican"
Iovia - Jovian
Isaura Sagitaria 'pseudocomitatensis
Iulia Alpina 'pseudocomitatensis Basée en Italie sous commandement du Magister Peditum
Martia
Maximiana Thaebanorum comitatensis Basée en Egypte
Noricorum – Basé en Styrie
Pontica – Bésée dur la cote Sud est de la Mer Noire

 

Legion II

Armeniaca pseudocomitatensis
Britannica comitatensis sous commandement du Magister Peditum
Flavia Constantia comitatensis sous commandement du Magister Peditum
Flavia Virtutis comitatensis sous commandement du Magister Peditum
Herculia
Isaura basée en Tarse
Iulia Alpina pseudocomitatensis sous commandement du Comes Illyricum
Felix Valentis Thebaeorum comitatensis basée en Egypte

 

Legion III

Diocletiana

Flavia Salutis comitatensissous commandement du Magister Peditum
Herculea comitatensis' sous commandement du Comes Illyricum
Isaura
Iulia Alpina Basée en Italie comitatensis sous commandement du Magister Peditum

 

Legion IV ou IIII

Italica
Martia
Parthica Province proche de la Perse from the Persia marchland

 

Legion V
Iovia
Parthica

Legion VI

Gemina
Gallicana
Herculia
Hispana
Parthica

 

Legion XII

Victrix
Mais en conclusion il faut savoir que nous ne sommes pas en face de légions type républicain ou impérial avc comme au temps d‘Auguste 5000 hommes mais avec des légions souvent formées de troupes à cheval afin d intervenir rapidement sur un théâtre d’opérations.

 

Les Armées de Justinien et des Successeurs
 

 


 

 

Les armées de l’Empire Byzantin du VIe au VIIIe siècle

Nous voyons apparaître les,thèmes en grec themata, singulier thema, ce qui signifie corps d'armée, puis par extension « région militaire
Les thèmes furent donc les divisions administratives de l'Empire byzantin.Ces divisions territoriales créées par Héraclius Ier ( Flavius Heraclius Ηράκλειος érakleios),
Il etait né vers ou en 575 et il est mort le 11 février 641,Il fut empereur romain d'Orient de 610 à 641 et il est le fondateur de la dynastie des Héraclides. Son successeur Constantin III ( Heraclius Novus Constantinus, Κωνσταντίνος Γ' ne regne que 3 mois du 12 février à 24/25 mai 641. Son successeur est Constant II ( fils de Heraclius et sa premiere épouse )il est aussi connu sous la titulature d’Héraclius Constantin Flavius Constantinus Augustus, Κώνστας Β')
Ces deux empereurs vont reprendre le modèle romain archaïque qui veut que le citoyen qui possède des terres prenne les armes pour defendre son bien Il en été de même en Afrique avec les Exarchats d’Afrique et de Carthage qui regroupaient les anciennes provinces d'Afrique et de Numidie ainsi qu'aux îles de Corse et de Sardaigne (judicats de Sardaigne).
La création de l’exarchat de Carthage tout comme celui de Ravennes , visait à protéger une province excentrée des pressions extérieures en concentrant les pouvoirs civils et militaires dans les mains de l'exarchat (représentant plénipotentiaire de l'empereur).
Le pouvoir civil et militaire est donc partagé entre le préfet du prétoire et le magister militum
Le terme retenu par les Byzantins est le thème en Grec θημ&alpha -τα


Au début du VIIe siècle l’empire byzantin a du faire faire aux attaques des Perses et Avars qui grignotent du territoire peu à peu ,En effet cette perte de territoire entraîne aussi en corollaire une baisse des effectifs militaires aussi pour pouvoir reconstituer son armée, Héraclius divisa les restes de son empire en régions militaires sous le commandement d'un officier de l'armée, dans lesquelles s'effectuaient le recrutement d'une armée d'autochtones.

Le Thème est mis en place pour contrer les attaques des Arabes sous forme de razzia
Cette guerre met en alerte permanente les troupes byzantines et elle oblige les communautés paysannes à organiser leur défense
Par ce système on abandonne l'ancien système d'armée de mercenaires, pour confier la défense du territoire à des gens qui veulent défendre leur vie et leurs biens
Ce système est donc plus efficace.
Le Thème a à sa tête un gouverneur militaire στρατηγος qui a aussi les pouvoirs politiques sur la région. Les communautés paysannes fournissent des paysans-soldats, ou statiotes, qui en plus de leur rôle de soldat sont des agriculteurs
En échange de la défense du territoire, ils bénéficient d’ exemptions d'impôts qui sont payés par d autres membres de la communauté
Les 5 premiers thèmes furent constitués en Asie mineure afin de contrer l’ avance Arabe qui progressait inexorablement dans les provinces de Syrie et en Égypte
Nous trouverons donc

 


Le Thema Armeniakon, créé autour de l ‘armée d’Arménie par Justinien qui allait de l ‘Est de l ‘Anatolie et la Cappadoce à la Mer Noire et l’ Euphrate;
Le Thema Anatolikon, crée autour de l’ Armée de l Est avec les comptoirs Byzantins de Asie Mineure du Cnetre et du Sud Est;
Le Thema Opsikion, créé autour de 'Obsequium' une forme militaire de type comitatensis dpendant de le l’ Empereur qui englobe la Bithynie et la Paphlagonie;
Le Thema Thrakesion, créé autour de l’armée de Thrace, englobant le Sud Ouest de l ‘ Asie Mineure et l’ Ionie
LeThema Karabisianon, ou le Thème des navirres en Pamphylie et Rhodes responsable de la sécurit é en mer et devant lutter contre la marine Arabe

Chaque recrue au sein de chaque thème, reçoit des concessions de terres pour nourrir sa famille et s’équiper(πρωνοια)
Les recrues et leurs familles des quatre premiers thémes dsont soumis à l’autorité Militaire Par contre le dernier thème ou Karabisianon s’occupé des problèmes de la mer (equipages ou constructions navale )
Ils recoivent des subventions par moment des divers départements du trésor impérial.
Ce modèle fut rapidement copié par l'Empire en Occident .
Après une série de révoltes dues à la trop grande taille de ces thèmes les empereurs suivant Leon III, Theophilos, et Léon VI subdivisent kes thèmes pour les rendre plus petits. De plus au liue de développer des thèmes existants, les empereurs de la dynastie macédonienne vont en créér de nouveaux dans les territoires nouvellement conquis. Au moment de la rédaction de son De Thematibus au Xe siècle, Constantin VII Porphyrogénète en a répertorié vingt-huit répartis comme suit
Asie

Thema Anatolikon, Phrygie, Lycaonie, Isaurie, Pamphylie et Pisidie;
Thema Armeniakon, Armenie, Chaldie, et Cappadoce
Thema Thrakesion, crée par Leon III en Phrygia Lydie et Ionie ainsi nommé après le séjours de troupes Thraces;

Thema Opsikion, Misea Partie Bithynie et Phrygie;
Thema Optimaton, formé à partir du tagma ton Optimaton ou Regiment des meilleurs stationné en dehors de l ‘Opsiakian Bithynia;
Thema Bukellarion, formé à partir du tagma ton Bukellarion ou Regiment des Compagnons et stationné en dehors del’Opsiakian Galatia;
Thema Paphlagonias;
Thema Khaldias, Situe autour de Trebizonte ancien Pontos et Mer noire ou Ευξεινοσ Ποντοσ);
Thema Mesopotamias, Au confin de l ‘empire sur la frontière de Mésopotamie;
Thema Koloneias, situé entre le Pontos et l’ Armenie Minore ,sur le fleuve Lycus coulant vers Neokaisareia;
Thema Sebasteias, Partie Armenie;
Thema Lykandon, theme créé par Leon VI le philosophe aux frontières de l’Armenie
Thema Kibyrraioton, Division navale créé par Leon III in Carie Lycie Rhodes, et la cote de Cilicie qui prend la place de l ‘ancien Thema Karabisianon;
Thema Kypriakon, Chypre
Thema Aigiaon Pelagon, Mer Egée et les iles

Wikipedia

Europe:

 

Thema Thrakes, Thrace mais excluant Konstantinoupolis;
Thema Makedonikon, Macédoine mais excluant Thessalonique;
Thema Strymonos;
Thema Thessalonikes, Thessalonique 2 ville de l’Empire;
Thema Helladikon, crée entre 687 et 695, incluant Grece entre Macédonie et Isthme incluant ancienne regions de l ‘Attique Beotie, Acarnanie, et Etolie;
Thema Peloponneson;

Thema Kephallenias;
Thema Nikopolitikon;
Thema Dyrrakhion, sur les côtes de la moderne Albanie;
Thema Sikelias, Theme naval
Thema Longibardias (ou aussi Kalabrias) Italie
Thema Khersonos ou Thema ta Klimata) situé en Crimée.

Sur cette liste il manque la Sicile qui avait été conquise par les Arabes au début du règne de Konstantinos en 905 et Chypre était un condominium administré conjointement avec le khalifat musulman jusqu'à sa reconquête par Nicéphore II Phocas en 965. La cite de Konstantinoupolis se trouvait dirigée par un eparkhos et protégée par les nombreuses forces militaires (tagmata) et de police .
Elles sont sous l’autorité du strategoi thématique, ou tourmarchai qui commande deux de quatre divisions de soldats territoriaux appelés tourmai . Ensuite on trouve, la « droungarioi » qui gère des subdivisions appelées ' droungoi , ' fortes chacune d’ un millier de soldats .
Sur le terrain, ces unités seraient divisées en « banda » d’une force nominale de 300 hommes ( même si parfois elle se voit réduite à un peu plus de 50. )

 

L’Armée Impériale tagmata

La tagmata (ταγματα, traduction Régiment ) était l'armée permanente de l'Empire, qui était casernée dans et autour de Constantinople.
Les réformes de Dioclétien ont aussi touchées l ‘armée romaine Transposée à l Orient l’armée romaine typique issue des réformes de Dioclétion a été transformée par les souverains dit Héraclides en forces thématiques avec des Tagmata ou régiments à la place des Légions
Vers la même époque, certains tagmata se sont été transformés en clubs branchés (δυνατοι) de la capitale. Justinien, en parle Et ces Régiments répugnent à quitter le confort de la capitale pour gouter à l'inconfort et le danger d'une campagne militaire réelle.Il y eu des rébellions et apres une série de révoltes thématiques aussi  les empereurs conscients de l'utilité d'une force permanente fidèle,réforment les tagmata qui reçoivent une administration distincte, et voit leur équipement et leur formation être améliorés
Ce le socle de l ‘armée Byrantine qui va durer jusqu’à la fin de l'empire.

Léon le Thrace Exkoubitoi

Les 4 plus prestigieuses tagmata, sont dans l ‘ordre
Skholai Gr. Σχολαι, Les Ecoles,
Exkoubitoi Gr. Εξκουβιτοι, les Gardiens;
Arithmoi Gr. Αριθμοι, tles Nombres ou Vigla (Gr. υιγλα, Gardes
Hikanaton Gr. Ικανατοι, Les dignes.
C’etait toutes des unités de cavalerie fortes de de 1 à 6.000 hommes chacunes En moyenne il y avait 4.000 hommes
Les Numeroi Νουμηροι, "ou garçon des thermes étaient basés à l interieur de la ville les Optimatoi tagma ton. Οπτιματοι, les meilleurs et le tagma ton Teikheon Τειχεον, la muraille étaient des unités d'infanterie Le Vigla et Numeroi aident le tagma ton Teikheon, lors des opérations de police à l interieur de la cité . le tagma ton Teikheon comme son nom l'indique, murs de Théodose est en charge de la défense de la capitale.
Venant en complément nous trouvons des unités moins entraînées formées en tant qu'unités de protection de divers empereurs.
Michel II a levé Tessarakontarioi, une unité spéciale de marines et Ioannes Tzimiskes créé un corps appelé Athanatoi ou Immortels faisant référence à l'ancienne unité perse.

 

Troupes Mercenaires et étrangères

 

Les troupes étrangères sont appelé à la fin de l'Empire Romain Foederati ou Alliés
Ce terme fut utilisé jusqu’au IXe siècle . On a utilisé aussi le terme hellenisé de Phoideratoi (Gr. Φοιδεράτοι). A compter du Xe siecle ces troupes principalement mercenaires sont connues comme les Hetaireiai (Gr. Εταιρείαι, «Compagnons») et le plus souvent employées dans la Garde Impériale.
Cette force est à son tour subdivisée en
Grands Compagnons (Μεγάλη Εταιρεία),
Moyens Compagnons Moyen (Μέση Εταιρεία)
Mineurs Compagnons mineurs (Μικρά Εταιρεία),
Ils sont commandés par Leurs Hetaireiarches respectifs
Ils sont aussi repartis selon une base religieuse séparant les sujets chrétiens, des chrétiens étrangers, les non-chrétiens voir à ce sujet. Le livre des cérémonies par Konstantinos Porphyrogenitos
Sous le regne des Comnènes les unités de mercenaires seront reparties et nommées selon leur origine géographique ou ethniques les Inglinoi (Anglais), les Phragkoi (Francs), les Skythikoi (Scythes), les Latinikoi (Latins), etc. .
Pendant le règne de Theophilos. ces unités de mercenaires, en particulier le Skythikoi, seront souvent utilisés comme une force de police à Constantinople.
La plus célèbre de ces unités byzantines était la légendaire garde Varangue.

Varègues (Osprey) Varègues


Cette unité trouve ses racines lorsque 5000 à 6.000 Russes furent envoyés à l'empereur Basile II par Vladimir de Kiev en 988.
Leur valeur guerriere avec ces énormes haches et leur loyauté (certes achetée avec beaucoup d'or) vont en faire un corps d'élite, les faisnt même Gardes du coprs de l Empereur. Leur chef devint l’Acolouthos (Ακόλουθος, "Acolyte" à l'empereur).
A l’origine les Varègues étaient pour la plupart d'origine Russe , mais plus tard, ils furent remplacés par des Scandinaves et les Anglo-Saxons (après la conquête normande de la Sicile
La Garde Varangue est dissoute après le sac de Constantinople par les forces de la quatrième croisade en 120

L’Armée Byzantine des Comnèmes.

Alexis Commène Jean II Manuel Commène


Une nouvelle armée puissante
Sous Alexis Jean et Manuel Comnène, on assiste à une renaissance de la puissance de l'Empire byzantin . Cette renaissance politique se conjugue à une renaissance de l ‘armée qui est en grande partie composée de citoyens byzantins et des mercenaires .Cette arme comprenait les puissantes unités de gardes comme la Garde Varangue et les «Immortels» (une unité de cavalerie lourde) stationnés à Constantinople,
A Constantinople sont stationnées des unités venants des provinces. Ces Prélèvements inclus les Kataphraktoi ou unités de cavalerie de la Macédoine, Thessalie et Thrace, ainsi que diverses autres forces provinciales comme les archers de Trébizonde venant des côtes de la mer Noire . Sous Jean II, une division macédonienne a été maintenue, et de nouvelles troupes byzantines indigènes ont été recrutés dans les provinces.
Des soldats issus des peuples vaincus sont intégrés dans cette armée tels les Petchenègues, qui sont des archers à cheval
Les troupes autochtones sont organisées en unités régulières et stationnés dans les provinces asiatiques et européens. Les Unités d'archers, fantassins et cavaliers sont regroupées formant des unités interarmes . Cette armée était donc une force très efficace, bien formée et bien équipée, capable de faire campagne tant en Egypte, qu’en Hongrie, en Italie ou en Palestine.
Cependant, Cet empire est malade de sa grandeur et doit avoir à sa tête des hommes compétents pour le diriger Avec Alexis, Jean et Manuel qui gouvernent entre .1081 et.1180 cela ne pose pas de problème. Mais par la suite à la fin du XIIe siècle les hommes d’etat compétant ont disparu. Les conséquences de cette disparition sont désastreuses pour l'Empire byzantin.

L’armée du XIIe siècle et ses limites

Au XIIe siècle nous assistons au déclin du système des thèmes système qui avait fourni un grand nombre de troupes à l’empereur les siècles précédents,
Cette faiblesse est une des causes du déclin de l'armée byzantine qui durant le règne de Manuel Comnène (1143 à 1180) était forte de 40.000 hommes.
Mais ce qui est paradoxal c’est que cette armée sur le schéma des thèmes était plus importante numériquement au XIIe qu’au IXe siècle du moins sur le papier
Mais comme l’armée romaine du Bas Empire cette armée est très coûteuse bien qu’elle soit moins chere que la grande armée permanente de Basile II
Il faut aussi s’enlever de la memoire que les mercenaires qui jouent un grand rôle dans cette armée ne formaient pas le gros des forces byzantines
En effet les empereurs Commènes ont fait des efforts importants pour recruter des unités indigènes et aussi des mercenaires. Les mercenaires et les unités alliées fournies par les États sujets ne forment qu’un tiers de l Armée
Mais s’ils ne sont pas nombreux ils coûtent très chers
Et si le système des thèmes s’effondre lui qui fourni un moyen de mobiliser un grand nombre d'hommes à moindre coût en corollaire le recrutement des troupes mercenaires augmente et coûte plus cher donc on assiste à une réduction du nombre de soldats que l'Empire pouvait entretenir.
Un autre avantage du système des thèmes était sa simplicité. Au XIIe sous les Commènes , la mobilisation de l'armée était une affaire complexe lourde et coûteuse, impliquant la levée des troupes provinciales la mobilisation des unités de la Garde stationnées dans la capitale, et ,les les divisions des provinces, plus les troupes des étas alliés. Cela ne veut pas dire que l'armée Comnène était moins efficace sur le terrain encore fallait-il quelle soit bien commandée Si les premiers basileus ont été des chefs compétants par le suite cela fut différent et la disparition du système de thème, l'un des principaux points forts de l’armée Byzantine conjugué à la carence du pourvoir central entraine une décadence irrémédiable
Sans chefs compétents sans armée puissante le système dont l’Etat devenait très vulnérable en temps de crise.

Siège de 1204


L'Empire byzantin était un état très hierarchisé et possèdant une bureaucratie importante . La plupart des bureaux et titres étaient seulement honorifiques car c’est l'empereur qui est le seul maitre
Au cours de ses 1000 ans d'existence différents titres ont été créés et mis au rebut, et beaucoup ont perdu ou gagné en prestige.
Au début, les différents titres de l'empire étaient les mêmes que ceux de la fin de l'Empire romain,
A l'époque de Héraclius au VIIe siècle de nombreux titres sont devenus obsolètes et durant le regne d’ Alexis I, de nombreux titres sont créés ou ont radicalement changé, Par contre apres ce règne il y a une stabilisation jusqu’à la chute de l'Empire en 1453.

 

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Titres de noblesse

Héraclius   Basileus (Βασιλεύς) 629



    Basileus (Βασιλεύς) – Ce mot désigne dans la langue grecque le «souverain»


Sous l’empire Romains cela désignait à l'origine un roi dans les régions de langue grecque de l'Empire romain, comme Hérode en Judée.
Héraclius en 629 adopte ce terme pour remplacer l'ancien titre latin d'Auguste (Augustus . Héraclius utilisé également les titres Autokrator αυτοκράτωρ - "autocrate", " et kyrios (κύριος - «seigneur»
Les Byzantins se réservent le terme «basileus» et ils désignent les souverains chrétiens s d'Europe occidentale comme «rigas», une forme hellénisée du mot «rex» latin (= roi).
La forme féminine de basileus est basilissa et elle désigne l’ impératrice.
Les Impératrices sont nommées Eusebestati Augousta" ce qui peut être traduit en latin comme Pious Augusta), mais elle peuvent etre appelées Kyria (= Madame) ou Despoina la forme féminine de "despotès",
Basiléopatôr est le titre honorifique pour nommer le «père» d'un empereur bien que souvent le basiléopatôr ne soit pas le père bilolgique del'empereur.
Le premier basiléopatôr fut Zautzes, un noble sous Léon VI ; Romanus I Lécapène utilisa aussi le terme lorsqu’il fut régent pour Constantin VII.
Il faut savoir que dans l « Empire Byzantin normalement il n y a pas de succession d’office due à la primogéniture, car en principe, l'empereur est choisi par le Sénat, le peuple et l'armée.
Cela est un héritage de la tradition romaine «républicaine», où la royauté héréditaire a été rejetée
L'empereur normalement était nommé car il etait le meilleur de tous
Mais ce système est souvent detourné car de nombreux empereurs, furent soucieux de préserver le droit de leur fils aîné au trône
Autres moyens de succession lorsque le trône est vacant . Le mariage avec la veuve de l'empereur précédent, ou bien forcer l'empereur précédent à abdiquer et devenir moine.
 Porphyrogenitos (πορφυρογέννητος) – "né dans la pourpre":
Titre porté par les empereurs qui veulent mettre l'accent sur la légitimité de leur ascension au trône et qui ajoutent ce titre à leurs noms,
Cela signifie qu'ils sont nés dans la salle d'accouchement du palais impérial (appelée Porphyra Parce qu'il a lambrissé avec des dalles de marbre pourpre
 Autocrator (Αυτοκράτωρ) - «empereur», ce titre était à l'origine équivalente à Imperator, et a été utilisé par les empereurs.
Sebastos (ο Σεβαστός) - «Majesté», ce titre est la traduction grecque littérale du terme latin Augustus ou Augoustos, et a été utilisé par les empereurs. Sous Alexius I, il est devenu moins important après la création de Protosebastos. La forme féminine était sébaste ( "η Σεβαστή").

Despotes (Δεσπότης) - ce titre a été créé par Manuel Ier Comnène au 12ème siècle, comme le titre le plus élevé après celui de l’empereur. Un despote pourrait être le titulaire d'un despotat; par exemple, le Despotate de Morée, avec Mistra,comme capitale fut gouverné par l'héritier du trône de Byzance après 1261. La forme féminine, despoina, renvoye à un despote femelle ou la femme d'un despote.
 Sébastocrator (Σεβαστοκράτωρ) - «Vénérable guide», C’est un titre créé par Alexis I comme une combinaison de Autokrator et sebastos. Le premier sébastocrator fut le frère d'Alexis Ie ; Ce titre était totalement dénué de pouvoir mais cela i signifiait seulement°qu’il était en relation étroite avec l'empereur. La forme féminine était sebastokratorissa.
Kaisar (Καίσαρ) Ce titre Caesar fut comme chez les Romains utilisé pour une co-empereur subordonné ou l'héritier présomptif. Lorsque Alexis Ie cré le titre deSébastocrator, le terme Kaisar designe alors le troisième ou quatrième personnage de l’État surtout apres la création du titre de despotès par Manuel I La forme féminine était kaisarissa.
Panhypersebastos (Πανυπερσέβαστος), et Protosebastos (Πρωτοσέβαστος) – Ce titre est issu de sebastos ( «majesté»). Alexis créa un grand nombre de titres en ajoutant pan ( "Tous"), hyper ( "au-dessus"), proto ( «première»), et d'autres préfixes à des titres de base, tels que sebastos par exemple
Cette titulature tDespotes, sébastocrator, Kaisar, panhypersebastos et protosebastos était normalement réservés aux membres de la famille impériale,
la distinction se faisaient sur les Habits et les régalia de forme et type différents (couronne ) Mais ces titres pouvaient être attribués à des étrangers.
Un des premier despotes étranger fut Bela III de la Hongrie Le titre de sébastocrator fut accordé à Stefan Nemanja de la Serbie, en 1191. Kaloyan de Bulgarie le fut aussi. Justinien II a nommé Tervel, khan des Bulgares, Kaisar en 705; le titre fut ensuite transformé en tsar Le doge de venise Enrico Dandolo fut proclamé Protosebastos pour sa participation à la quatrième croisade.
khronokrator (χρονοκράτωρ) et Kosmokrator (κοσμοκράτωρ) Vers la fin de l'empire, les empereurs byzantins seront aussi appelés khronokrator (χρονοκράτωρ) et Kosmokrator (κοσμοκράτωρ) - littéralement, «la règle de temps» et «maître du monde."

Les titres de Cour


 

Justinien et Théodora

Les byzantins sont friands des titres à ralonge comme Pansebastohypertatos, panoikeiotatos, protoproedros – Ces titres sont attribués par l'ajout de préfixes aux membres de la famille impériale après Alexis I. Ces titres montrent le lien étroit avec l'empereur, mais ils sont vides de tout popuvoir réel.
 Protovestiaire – C’est le chef de la garde-robe personnelle de l'empereur, en particulier durant les campagnes militaires. En outre, il est parfois responsable des finances personnelles de l'empereur.
Ce terme a remplacé le terme ancien, de curopalata (ou curopalate en grec). Le vestiarios était un fonctionnaire subalterne. Pour le service de l ‘impératrice on trouve le vestiaria de protovestiaria
Les membres éloignés de la famille impériale possedaient eu aussi de titres issus souvent du latin comme prinkeps (prince), doux (duc), et Komes (comte). ON trouve aussi les termes kleisourarka, apokomes et Akrita, équivalent à des nobles inférieurs tels que, vicomtes, marquis, comtes et barons.
Les emplois dans les résidences imperiales donnent lieu aussi à l’attribution de titres commme parakimomène ( garde du corps) et pankernes ( échanson) et megas konostaulos ( "grand connétable,« en charge des écuries de l'empereur).

Les titres militaires


    Exarchos - Les exarques étaient gouverneurs des régions éloignées de l'empire comme l'Italie ou de l'Afrique. Ils jouissent d'une plus grande autonomie que les autres gouverneurs de province, combinant l'autorité civile et militaire, pratiquement agissant en tant que vice-rois.
Les  Domestique étaient gardes impériaux devenu généraux dans les thèmes.
On trouve
        Megas (Grand-domestique des domestiques) - le commandant général de l'armée.
        Domestique des Scholes (domestique des scholes) - le commandant scholes, à l'origine une division de l'armée prestigieuse, plus tard, un thème qui a fourni des troupes pour la division. Ce fut un titre très prestigieux, qui confère beaucoup de puissance, contrairement à de nombreux autres titres.
    Thematos domestique des tou (Domestique des Thèmes) - le commandant et organisateur des thèmes militaires; il y avait un pour les thèmes européens et l'un des thèmes asiatiques.
    Strategos - un commandant militaire d'un thème, qui souvent avait le titre de doux. Le grade est celui équivalent à «général» ou «amiral»,
    Hypatos - Habituellement traduit en latin comme consul.
    Tourmarches - le commandant d'une Tourma, une division de l'armée.
    Protospatharios - un officier supérieur de la garde impériale. Les spatharios était son subordonné.
    Protostrator - maître des écuries de l'Empereur, et plus tard, le terme a été utilisé pour le commandant de l'armée.
    Stratopédarque (Maître du Camp) -Commissaire ou Intendant qui avait aussi éventuellement des pouvoirs juridiques.
    Protokentarchos et kentarchos - commandants d'une division plus petite de l'armée sur le terrain. Le nom est dérivé du centurion latin.
    Merarches - commandant d'une division de cavalerie (meros) dans l'armée.

Marine

 


    Mégaduc - le Megaduke ou grand-duc, Responsable des thèmes de la marine byzantine. Il était très probablement l'un des rares qui connaissait le secret de la composition du feu grégeois.


   Drongaire Megas - un subordonné du doux de megas, qui était en charge des officiers de marine.
   Drongaire - un officier de marine, ainsi qu'un officier de l'armée. Une version un peu plus élevé des drongaire était les drungarokomes.
    Catépan - le gouverneur d'un thème naval, comme le catapan de l'Italie, un titre développé au 9ème siècle.

Autres titres militaires

    Kontostaulos - forme grecque de «constable», le chef des mercenaires franques
    Hetairiarches - le chef des mercenaires barbares, l'Hetaireia
    Acolouthos - "Acolyte", le chef de la Garde Varangue
    Spatharokandidatos - un autre titre Varague
    Manglavites - un autre titre Varague.

 

Deviant Art

 

Sources

 

Notitia Dignitatum

A History of the Byzantine State and Society by Warren Treadgold

Warfare in Roman Europe by Hugh Elton

The Late Byzantine Army by Mark C. Bartusis

By John Haldon:

Byzantium at War

Warfare, state and society in the Byzantine World

Byzantine Praetorians

The Idea of Holy War in the Orthodox World by Irina Moroz, from Quaestiones medii aevi novae v. 4

 

Byzantine Empire

Byzantine navy

 

Byzantine aristocracy and bureaucracy Main article on Byzantine military ranks

 

Byzantium at war: AD 600-1453, John F. Haldon

 

Romano-Byzantine armies 4th-9th centuries, David Nicolle

 

Byzantine Infantryman: Eastern Roman Empire C.900-1204, Timothy Dawson,Angus McBride

 

Byzantine armies, 886-1118, Ian Heath,Angus McBride

 

Medieval siege weapons: Byzantium, the Islamic world & India AD 476-1526, David Nicolle, Sam Thompson

 

 

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