Bataille 1944 Bataille des Ardennes Die Gotten Dammerung

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 01/08/2011 à 10:29:20



DIE GOTTEN DAMMERUNG
Version Française

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Durant l’automne 1944 la situation militaire du III° Reich devient très préoccupante. A l est l’opération Bagration a laminé l’armée allemande, A l’Ouest suite au débarquement de Normandie, les alliés se rapprochent dangereusement de la frontière du Warterland.

Avec l'autorisation d'Alain Houot


Hitler suite à l’attentat du 20 juillet 1944 a centralisé plus que jamais tous les pouvoirs entre ses mains et celles de ses fidèles. De plus la guerre coûte à l’armée et au peuple allemand 9000 blessés par jour. Une analyse qui se révéla fausse faite par les services de renseignements alliés, conforta le SHAEF(Suprême Headquarter Allie Expeditionnary Force ) qu’une offensive allemand n’était pas possible. Parralèllement des divergences de vue se font jour chez les Alliés.
La préparation de l ‘offensive.
Il est une qualité que l’on ne peut enlever à Hitler, son intuition. Il a eu toujours durant ses années de pouvoir une certaine chance dans ses projets. Il a imposé des choix d’offensive à ses généraux qui souvent se sont révélés judicieux. Toutefois ce trait de caractère ne doit pas cacher le coté obscur de ce sinistre personnage. Ainsi une nouvelle fois il essaye d’imposer son point de vue à son Etat Major. L’idée a germé dès le mois d ‘août 1944
Il en est fait mention pour la première fois dans un rapport. En début août Hitler en étudiant les cartes durant sa convalescence c’est rendu compte qu le déroulement de l’offensive alliée à l’Ouest se rapproche dangereusement des frontières de l’Allemagne mais aussi entraîne un étirement des lignes de ravitaillements de ses ennemis. En même temps son regard se porte sur le massif des Ardennes.

Le plan de 1940 revient à sa mémoire. Pourquoi ne pas rejouer le scénario qui a fort bien réussi en 1940 ! De plus alliées pour faire souffler leurs troupes et en même temps étant soumis à un problème de ravitaillement imposent à leurs troupes un arrêt dans l’offensive. Cet arrêt se produit dans le secteur des Ardennes. C’est un secteur très boisé avec peu de pénétrantes et presque pas de voies secondaires. De plus les Alliés ne laissent qu’un faible rideau défensif dans ce secteur faisant surtout confiance à la nature du terrain d’une part et d’autre part les rapports des services de renseignements occidentaux ont livré des rapports sur l’état moral de l’armée allemande par trop optimistes.
Devant ses divers éléments Hitler décide de tenter un coup de poker et veut imposer son plan.
Et ainsi il pourra reprendre l’initiative sur le front Ouest, voire arriver à une négociation séparée avec les Occidentaux, lui laissant ainsi les mains libres pour lutter contre les Soviétiques à l’Est.

Mais les données par rapport à 1940 ont beaucoup changé. Certes l’armée allemande est une formidable machine de guerre, Elle possède un matériel performant souvent servi par du personnel compétant. Mais A l’Ouest comme à l’Est elle ne possède plus la supériorité numérique et aérienne qui a fait son succès en 1940. IL faut donc tenir compte de ses paramètres dont le plus important et celui de parapluie aérien. Comme la Luftwaffe n’est pas au mieux de sa forme il ne faut pas trop compter sur elle mais plutôt sur la météo.
Ainsi le 19 août 1944 Hitler commence à planifier l’attaque. Des troupes doivent être mises en réserve en vue d’une offensive future. Le 16 septembre 1944 lors d’une réunion d’Etat major il dévoile son plan Contre attaque dans les Ardennes avec comme objectif Anvers. Cela devra être un nouveau Dunkerque selon lui. . Pour lui la surprise initiale plus la supériorité du soldat allemand sur celui américain aura comme résultat que le front sera percé rapidement et les objectifs seront atteints avant que les réserves alliées puissent intervenir. Hitler considère que le soldat américain est un piètre combattant. Les généraux avec leur tête Von Rundstedt émettent des avis très réservés sur le résultat de cette offensive et demandent des modifications. Le 22 novembre 1944 le plan final est adopté

 

 Generalfeldmarschall Karl Rudolf Gerd von Rundstedt (1875 1953)

 


L’offensive allemande doit pour atteindre son objectif mettre en ligne en un minimum de temps et d’espace des troupes suréquipées et très motivées qui doivent manœuvrer rapidement dans un contexte météorologique défavorable.
Le plan Wacht am Rhein (garde sur le Rhin) fut donc établi en tenant compte de ces éléments. De plus il fallait prendre de court l’offensive alliée prévue pour début 1945.
Front Nord

 

Seep Dietrich
1892 1966

6°SS Panzer Armee SEEP DIETRICH
 

Gruppenführer Wilhelm Bittrich
1894 1979

1°SS Panzer Corps SS


 

 Gruppenfürher Hermann Priess
1901 1985
1eSS Panzer Korps
Oberfürher Wilhem Mohmke
1911 2001
1e SS Panzer Division
Standartenfürher  Hugo Kraas
12e SS Panzer Division
General Major  Gerhard Engel
1906 1976
12e Volksgrenadier Division



 

Oberst Wilhem Viebig (Generalmajor le 1/1/1945)
1914
227e Volksgrenadier Division

 
 Obersturmbannfürher lOtto Skorzeny
1908 1975

150e Panzer Brigade

 
Generalmajor Walther Waldehn
1986 1949
3e Fallshirmjäger Division

Front Sud

General der Panzertruppen Hasso Von Manteuffel
1897 1987

 

5° Panzer Arme Hasso Von Manteuffel

 

Général der Artillerie Walther Lucht

XLVII e Panzer corps

Oberst Hoffman Schönborn
18° Volskgrenadier Division
Oberst Friedrich Kittel
62° Volskgrenadier Division


 

     
 General der Panzertruppen Walther Krüger
1892 1973
LXVI Armee Korps :

 
 Oberst Rudolf Langhäusser
560e Volskgrenadier Division
Generalmajor Siegfried Von Waldenburg
116e Panzer Division

 


 

       
General der Panzertruppen Smilo Freiherr von Lüttwitz
1896 1969

XXXXVII Panzer Korp
 Oberst Meinrad Von Lauchert
1905 1987
2e panzer Division
 Generalleutnant
Frizt Bayerlein
1899 1970
Panzer Lher Division
Oberst Heinz Kokott 
26e Volskgrenadier Division


 

 

Oberst Otto  Remer Fürher Begleit Brigade

 

 

General der Panzertruppen Erich Branderberger
1892 1955

 

7° Arme General der Panzertruppen Erich Branderberger
 

     
General der Infanterie Baptist Kneiss
1885 1956
LXXXVe Armee Korps
Generalmajor Ludwig Heilman
1903 1959
5eFallshirmjäger Division
Oberst Erich Schmidt

352e Volskgrenadier Division

 

     
General der Infanterie Franz Beyer
LXXX Armee Korps

Generalleutnant Franz Sensfuss

1891 1976

212e Volskgrenadier Division

General Major Kurt Möhring
1900 1944

276e Volskgrenadier Division

 




Les Américains

 
Lt General Courtney Hodge
1887 1966
V° US Army

Front Nord
 

 

Major General  Leroy T Gerow
1882 1972
V° US Corps

 

   
Major General
W Lauer

99° Infantry Division
Major General
W Roberston 
2° Infnatry Division
 

Front Sud

 

 
Major General  Troy
H
Middelton
1889 1976


VIII  US CORPS

 

   

Major General Alan Jones
1893 1963

106°Infantry Division

Brigadier  General W Hoge
1893 1979

 

CCB 9e Armoured Division

Front Nord

 

 
Major General 
Matthew Ridgway
1893 1995

XVIII°  US Airborne Corps

 

     
Major General Gavin
1907 1990
82° Airborne Division
Major General Robert Hasbrouck
7th Armoured Division

Major General Leland Hobbs

1892 1966
30th Infantry Division

Le secteur retenu est un secteur abondamment boisé avec peu de routes. ,idéal pour les déplacements et les concentrations de troupes avant l’attaque qui devra être menée par trois armées (dont deux blindées) Hitler avait voulu dans un premier temps confier l’attaque aux seules troupes issues de la SS mais le manque d’effectifs l’en empêcha. Ainsi nous allons trouver du Nord au Sud la 6° Panzer Armée au centre la 5° panzer armée flanquée à sa gauche par la 7° Armée. L effort principal devait être fourni par la 6° Panzer Armée et son 1° SS Panzer Corps qui devaient occuper les têtes de pont sur la Meuse ouvrant ainsi la route de Anvers via Liège, Anvers, où les stratèges allemands pensaient trouver les entrepôts débordants de matériel et d’approvisionnements. De plus des opérations commandos sont prévues sur les arrières des troupes alliés (opération Grief avec les commandos de Skorzeny)
Les hommes retenus pour commander ces forces sont pour la 6° SS Panzer Armé le Oberstgruppenfürher der Waffen SS Sepp Dietrich un fidèle parmi les fidèles. Le compagnon de la première heure. Dietrich était un chef charismatique mais un piètre tacticien c’était un fonceur La 5°Panzer Armée sera sous les ordres du Général der Panzertruppen Hasso Von Manteuffel qui était un général écouté par le Führer Lidell hart historien anglais de la 2° guerre Mondiale avait résumé en peu de mots les caractéristiques de Manteuffel Un maître dans l ‘art de la surprise et de la mobilité. Son mot d ‘ordre était Forward, march march !!!!

 

Wacht Am Rhein (Osprey)


Les concentrations commencent du coté allemand. IL a fallu beaucoup d’habilité aux allemands pour cacher ces mouvements aux Alliés qui ont la suprématie aérienne.
Coté Alliés des mouvements de troupes se produisent. La 99° DI US arrive dans les Ardennes pour se reposer à la mi-novembre 1944. Le 11 décembre 1944 c’est au tour de la 106 ° DI US de venir se positionner dans le secteur de St Vith à cote de la 2° DI
Entre temps les services de renseignements alliés dans un rapport du 10 décembre 1944 avaient mis en garde le Haut Commandement.

Les forces en présence la veille de l’offensive.
Les Américains
L infanterie américaine
Au début de la guerre une division américaine est forte de 14253 hommes. Les hommes sont répartis en 3 régiments à 3 bataillons, à 3 compagnies.
La mobilité est privilégiée par rapport à la puissance de feu
Toutefois durant toute la guerre l’infanterie américaine manquera toujours de mordant. Il faut le signaler que durant les phases initiales de l’offensive notre infanterie manquera cruellement de moyens antichars. Depuis 1943, l’arme en dotation est le 2.36 inch rocket launcher ou Bazooka. En théorie notre régiment possède une compagnie antichar équipée de canon de 57 mm mais cette arme est obsolète. Le soldat us était aussi en infériorité sur le plan artillerie. Le régiment avait certes une batterie tractée de 6 obusiers de 105 mm. Heureusement qu’au niveau divisionnaire l’appui feu était important avec 3 bataillons fort de 12 tubes de 105 mm plus un bataillon a 12 tubes de 155 mm. Durant l’offensive plus de 500 pièces apportèrent leur soutien aux troupes américaines.
Les Allemands en face alignèrent plus de 1900 tubes de tout calibre !!!!
En 1944 chaque division d’infanterie possède aussi en son sein un bataillon de chars fort d’une compagnie de treize chars légers et 3 compagnies de 17 chars moyens.
Comme vous pouvez vous en rendre compte l’infanterie américaine n’était pas à la fête durant cet hiver 1944 ! L’ »amalgame » entre les vétérans des campagnes d’A.F.N ou d’Italie était loin d’être parfait.
Les Blindés américains
La division blindée américaine était composée de 3 bataillons avec 177 chars moyens et 77 chars légers. Un bataillon de Tank destroyers était attaché à celle ci de même que 3 bataillons d artillerie auto mouvante ainsi que 3 bataillons d’infanterie mécanisée
Cette division formait 3 Combat Commands
Ces formations firent preuve d’une réelle agressivité face aux allemands.
Toutefois si leur supériorité était certaine sur le Pz IV il en était tout autrement pour les duels avec les Panther et les Tigres.
Les Allemands ont durement fait payer la progression des troupes alliées malgré une supériorité aérienne et numérique des occidentaux.
Le 16 décembre il n 'y avait que  242 chars et 182 TD face aux 1000 panzers

Les Allemands
Les terribles pertes subies par les Allemands sur tous les fronts vont entraîner une profonde restructuration des forces
L Infanterie allemande
En 1944 Hitler décide de créer les Volksgrenadiers Divisions (VGD)
Les jeunes soldats de 16 et 17 ans sont appelés sous les drapeaux. On racle les fonds de tiroirs, les hommes affectés en surnombre dans la Luftwaffe et la Kreigmarine sont affectés à ces VGD
Celle-ci devra avoir un effectif théorique de 12769 hommes regroupés en 3 régiments à 2 bataillons Un bataillon de fusiliers d’élite est toutefois affecté à chaque division. De plus pour faire face à la baisse de la qualité de son infanterie les stratèges décident d’augmenter la puissance de feu. Armes automatiques et anti-char nouvelles et plus puissantes sont en dotation auprès des ces Grenadiers. L’artillerie avec ses canons d’assault appuie autant qu’elle peut les attaques avec l’aide des nebelweffer

La panzer grenadier division avec ses 9 bataillons d’infanterie et ses éléments organiques (char moyen et engins anti-chars)
La Panzer Division
Une panzer division est forte d’un régiment de char à 2 bataillons, de 2 régiments de Panzer grenadier et d’un bataillon d’artillerie mécanisée. Sa force de frappe réside dans ses 100 chars
Les chars lourds comme les tigre sont regroupés en bataillon de chars autonomes. Ils sont le bras armé du général commandant la division qui décide de leur emploi.
Durant cette offensive environ 250 chars lourds ont été regroupés. Fait à noter ; Durant cette offensive la 6° SS Panzer Division aurait du recevoir le renfort de 25 Jagdtiger
de la Schwere Panzer abteilung 653 sous le commandement du Major Rudolf Grillenberger . En effet Les Ja-Ti des 1e et 3 Kompanies devaient appuyer l'attaque . Des problèmes de transport et des pannes mécaniques certaines dues à des sabotages en usine firent qu' à la date prévue les engins n'étaient pas disponibles. Ils furent dirigés vers la Sarre à Weibrücken pour participer à l'Operation Nrorwind, mais là aussi ils prirent le train en marche
La Bataille

 

Osprey 


Elle peut être décomposée en 3 phases Le choc initial avec trois résultats finaux tous différents. L’échec relatif de la 6° SS panzer Armée au Nord, la percée au Centre de la 5° Panzer Armée et une fixation des renforts américains au sud
Ensuite viendra la percée de Peiper vers la Meuse sur le font Nord, la résistance de St Vith et de Bastogne et enfin la réaction Alliée et le reflux allemand.

 

 Photos JM Brams  Photos JM Brams


Le choc initial
Mon but n’est pas de vous décrire en détail cette offensive mais de vous en décrire les principales phases de la bataille.
Elle débute le 6 décembre 1944 à 5 h 30 par une préparation d ‘artillerie ( 657 canons de tout calibre et 340 nebelweffer ) 8 divisions blindées et 13 divisions d’infanterie allemandes se lancent sur 5 divisions américaines. Les 5° et 6°SS Panzer armées percent le front américain. La 6° SS panzer armée attaque au Nord les deux divisions du V° Corps US mais elle est bloquée au niveau d’Elsenborn par la défense de Compagnie K du 3° Bataillon du 393 RI . Elle sera obligée de contourner l’obstacle par le sud le long d’une ligne Elsenborn Malmédy Stavelot la Gleize


Dans le même temps la 5° Panzer Armée attaque 50 kilomètres plus au sud les éléments du VII° US Corps. Les soldats qui composent les troupes américaines du VII° Corps sont des jeunes recrues pas aguerries ; Face aux troupes allemandes ils ne firent pasl e poids et les redditions furent nombreuses.
A l’extrême Sud les éléments de la 7° Armée de Branderbereger fixent les Américains de la 14°DI sur une ligne Echternach Ettelbruck
Voyons tout d abord le front Nord et la 6° SS Panzer Armée
Hitler avait basé tous ses espoirs sur les troupes SS de la 6° Panzer Armée. Ils furent déçus car les troupes allemandes se heurtèrent à une vive résistance des troupes américaines.
Les Allemands(277°VGD avec les Gren Rgt 989 et 990 ) et se heurtèrent à une résistance des 99 ° et 2° DI US.Seul le corps blindé de Peiper remplira sa mission. Débouchant par la trouée de Losheim, voie traditionnelle d’invasion des troupes allemandes (un peu comme la fameuse trouée de Fulda en RFA qui aurait du voir déboucher les chars de feu le Pacte de Varsovie en cas de conflit Est /Ouest. Ces troupes vont progresser rapidement vers l ‘Ouest dans les jours qui vont suivre.
Le front Centre et la 5° Panzer Armée
Au centre de l ‘attaque allemande menée par Von Manteuffel balaye le rideau défensif américain. Manteuffel pour percer les lignes ennemies a décidé de faire passer les blindés en tête. La rivière Our est franchie et les positions de la 28° DI US sont balayées La présence de ponts permet aux chars des 116° et 2° Panzer Division de passer les coupures humides, par contre la Panzer Lher est ralentie dans sa progression par des chemins en très mauvais état. Au soir de ce premier jour d’offensive les lignes américaines sont percées sur une profondeur de 10 kilomètres sur une ligne Trois Vierges, Clervaux Munshausen.
Le Front Sud et la 7° Armée de Branderberger
Le rôle de cette Armée était à l’origine de protéger le flanc sur de la 5°Panzer Armée et en même temps de progresse vers le ouest
Si la 5° Fallschirmjäger perce les lignes américaines en évitant soigneusement les points d’appui ennemis, il n’en va pas de même pour la 352° VGD qui se heurtent après le franchissement de l’Our aux positions du 109° RI US commandé par le lieutenant colonel Rudder, celui même qui c’est illustré lors de la pointe du Hoc en Normandie.
Au soir du premier jour les adversaires se font face sans qu’aucun puisse dirent qu’il a l’ascendant sur l’autre.

 

Maisons Ardennes Belges Photos JM Brams


Bilan de la première journée
Pour résumé le front américain est percé mais il ne s’est pas effondré. Les rapports d’activité sont confus de part et d autre. Les Américains ne semblent pas dans un premier temps analyser correctement la situation. Seul Eisenhower a vu le danger contrairement à Omar Bradley qui pense que cette attaque est une manœuvre de diversion pour gêner l’avance de Patton au sud. IL décide toutefois de diriger vers le front les 7° et 10° DB US. Entre temps sur le Front dans la soirée le Général Middleton décide de faire converger vers Bastogne les 82° et 101° Divisions de Parachutistes.


Coté allemand c’est l’euphorie Les rapports par trop optimistes venant des unités et ceux provenant des écoutes téléphoniques masquent un peu la réalité de la situation.
En conclusion les Allemands n’ont percé qu’au centre du front ; Sur les ailes les résultats sont plus mitigés. Si on se base sur les Principes généraux de la guerre selon Jomini datant de 1816 article 3 Si vous avez l’armée la plus forte attaquez les extrémités de la ligne ennemie jamais le centre. Ce stratège suisse qui a servi Napoléon et les tsars russes est toujours étudié dans les Académies Militaires. La doctrine AirLandBattle appliquée durant la guerre du Golfe version 1991 est une application directe de la théorie de Jomini. Comme vous pouvez le voir les Allemands ont percé le centre mais pas les ailes du dispositif.
Dans les jours suivants la bataille sera surtout concentrée autour de Stavelot avec le Kampf Groupe Peiper , St Vith et Bastogne ; Le front Sud étant relativement calme
Aussi nous allons seulement nous concentrer que sur ces trois actions .
Le sort du Kampf groupe Peiper

Standartenführer Joachim Peiper
1915 1976

 


Avec le siège de Bastogne c’est l’épisode le plus connu de cette offensive. Le Kampf Groupe Peiper est le seul élément de la 6° SS Panzer Division à avoir presque atteint les objectifs fixés à savoir percée sur la Meuse.
Il profite dans la nuit du 16 au 17 décembre pour se déplacer sans attendre l’appui des parachutistes et le matin il débouche dans le village de Honsfeld où il surprend un groupe motorisé du 14° Cavalry Group appartenant à la 99°DI US qu’il détruit. Une autre colonne de la 1°SS Panzer Division (LSAH) progressant vers St Vith détruit à Poteau une autre colonne blindée américaine. Cette attaque a fait l’objet d’un reportage très connu de la Propaganda Kompanie(PK).Malgré ces différents combats les troupes américaines (291° Génie et 14°Cavalry Group) se replient en bon ordre vers ST Vith. C’est durant cette journée que se déroule le drame de Malmédy. Dans la soirée Peiper arrive à Stavelot où il trouve devant lui des éléments blindés américains appartenant au 526° Armoured Infantry Bataillon et au 815° Tank Destroyer Bataillon. Par contre l’opération aéroportée allemande (Opération Stösser) échoue complètement. Pendant ce temps à St Vith la résistance s’organise. Elle en débutera que le 21 décembre
Peiper se retrouve donc en flèche du dispositif mais complètement isolé dans la vallée de l’Amblève et sans nouvelles des autres unités allemandes. IL décide donc de se mettre en défensive autour de La Gleize. Son problème majeur est le ravitaillement en carburant. Bien que vivant sur les réserves et les prises de guerre il comprend que sans ravitaillement en essence et munitions il ne pourra aller plus avant. Un ravitaillement aérien échoue car il ne peut récupérer que 10 % du ravitaillement largué. Peiper ne savait pas qu’il avait à portée de ses unités le dépôt d’essence de la 1° US Armée. !!!

Merci à Vincent


Dans les jours qui vont suivre de durs combats auront lieu entre les troupes allemandes de la 1° SS Panzer Division et les Américains de la 30 °DI US. Pour contenir toutes les attaques Peiper se replie sur La Gleize en abandonnant tous les postes avancés. La pression américaine se faisant de plus en plus forte et ayant reçu finalement l’ordre de repli les survivants du Kampf Groupe se replient le 24 décembre en abandonnant tout leur matériel. Sur 5800 hommes seulement 800 rentrent dans les lignes allemandes
La bataille de St Vith

Osprey 


Si le Kampf groupe Peiper a réussi son attaque et sa percée dans les lignes américaines il n’en vas de même dans les autres secteurs dévolus à la 6° SS Panzer Armée. En effet les éléments de la 7° DB US se sont repliés autour de St Vith. Les attaques allemandes contre cette poche de résistance ne seront jamais parfaites et un assault planifié ne sera effectué que le 20 décembre avec deux divisions d’infanterie et la Führer Begleit Brigade composée d’élément de la division Gross Deutschland. Attaquant sans un appui de fantassins, l’assault se solde par un échec. Le 21 décembre après une dure préparation d’artillerie les allemands repartent à l ‘assault et ils réussissent à percer les lignes américaines par endroit, grâce à l’emploi des chars Tigre du Panzer Abteilung 506
. Mais ces succès ne sont pas immédiatement exploités par les allemands. En effet les officiers sont partagés entre faire un investissement complet de la ville (Heer) et se porter vers le Kampf Groupe Peiper isolé en pointe au nord au milieu des troupes ennemis (SS) Les relations entre les officiers des deux corps étaient parfois loin d’être courtoise et souvent des officiers subalternes SS ont refusé d’obéir aux ordres d’officiers de la Heer.
Coté am&ricains il reste dans St Vith et dans ses environs 20 000 soldats et environ 170 chars et Tank Destroyers  plus l’artillerie et de la logistique.
Le 23 décembre le repli américain est décidé. Il a été approuvé par Montgomery qui commande (contre leur gré) certaines unités américaines. Le retrait américain s’accomplit sans aucune opposition allemande.
Les troupes américaines sont recueillies plus à l’Ouest par les Parachutistes de la 82 ° Air borne et les anglais du 30° Corps
Ainsi se fini la bataille de St Vith qui voit une victoire à la Pyrrhus du coté allemand qui bien que maître du terrain laisse se replier 20 000 hommes avec tout leur équipement.
Le siège de Bastogne

Osprey


Comme il a été souligné plus haut les troupes allemandes de la 5° Panzer Armée ont réussi à percer le front américain au centre.
Bastogne voit les premiers combats les 18 décembre mais le siège en règle et les affaires sérieuses ne commencèrent vraiment que le 20 décembre Dans Bastogne nous allons trouver les éléments de la 101 ° Air Borne (Screaming eagles) qui avaient été envoyés sur place dans la soirée du 16 décembre par Middleton, des éléments de la 10° DB US (CCB) et le CCR de la 9° DB US
Tout autour de Bastogne les allemands ont regroupé les Divisions Blindées suivantes Panzer Lher, 2° Panzer 116 ° ainsi que la 26 ° VGD. Fidèle à sa tactique Manteuffel décidé de laisse les fantassins s’occuper de la prise de la ville alors que les chars devront contourner l’obstacle et continuer leur progression.
Le 20 décembre dans la soirée la dernière route permettant aux assiégés de communiquer avec l’extérieur est coupée à Sibret. Le 21 décembre les combats tournent dans la journée à l’avantage des allemands et se n’est que vers le soir que

Musée de Dierkirch (JM Brams) Musée de Dierkirch (JM Brams)


les américains commencent à se ressaisir. Le 22 décembre tout le monde se retrouve sous la neige. Les combats sont durs mais les lignes de défenses alliées tiennent bon. Se pose toutefois le problème du ravitaillement. Le 22 l ‘artillerie américaine ne possède plus que d’une réserve de 200 coups et les hôpitaux sont débordés.

Tract Allemand NUTS


C’est durant cette journée que se passe la fameuse scène du « NUTS » McAuliffe commandant la 101° Air borne décide d’apporter un fin de non recevoir aux demandes, lui enjoignant de capituler. Mais les données sont en train de changer. La météo jusque là favorable aux troupes allemands commence à jouer en faveur des alliés. L’aviation peut alors intervenir soit pour bombarder les positions allemandes soit pour apporter du ravitaillement aux troupes assiégés dans Bastogne. Ainsi le 23 décembre les assiégés reçoivent 144 tonnes de ravitaillement .Le pont aérien sera maintenu jusqu’au 27 décembre .En parallèle à ce pont aérien les troupes au sol commencent leur avancée vers les assiégés conformément aux décisions prisent à Verdun lors de la conférence de crise du 19 décembre durant laquelle Eisenhower demande à Patton de lancer sa 3° Armée sur Bastogne .

Musée de Dierkirch (JM Brams)



En pointe de la 3° Armée se trouvent la 4° DB US et les 26° et 80 ° DI US qui accrochent le soir du 22 décembre les troupes allemandes ( 352° VGD) . Malgré des conditions climatiques très dures qui interrompent le pont aérien le 24 décembre les allemands ne lâchent la pression et attaquent même assez puissamment le 25 décembre .

Musée de Dierkirch (JM Brams)

L’attaque allemande vient mourir à 1 km de l’entrée de Bastogne .Voir Photoscopes Complets Bastogne Barracks  Tout change radicalement le 26 décembre au matin quand les éléments de tête de la 4° DB US amenés par le lieutenant colonel Abrams ( et oui c’est lui qui donnera son nom au char M 1 actuel de l Us Army) peuvent pénétrer dans Bastogne. Le couloir est sécurisé et le ravitaillement et les hommes peuvent entrer dans la ville, alors que les convois sanitaires évacuent les blessés et malades dans l autre sens.
Dès lors le reflux allemand est général

   


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