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NOTE LES DONNEES TECHNIQUES FOURNIES SOUS CHAQUE ILLUSTRATIONS SONT EN CM ET LE POIDS EN KG
L. LONGUEUR D. DIAMETRE Termes techniques en allemand d'une bombe
Les Bombes de la Luftwaffe Arsenal aérien allemand 1939–1945 — Classification, caractéristiques techniques et codes de peinture
La Luftwaffe disposa pendant la Seconde Guerre mondiale d'une gamme très complète de munitions aériennes couvrant tous les besoins opérationnels : destruction, fragmentation, perforant, incendiaire et éclairant. Ce document en présente l'inventaire complet, ordonné par famille d'arme, avec leurs caractéristiques techniques et codes de peinture. Anatomie d'une bombe allemande Toutes les bombes de la Luftwaffe partagent une terminologie allemande standardisée. Comprendre ces termes est indispensable pour identifier et distinguer les différents modèles.
Bombes Explosives à Paroi Mince — SC
Définition et principe
La Sprengbombe Cylindrisch (SC) est la bombe polyvalente standard de la Luftwaffe. Le chiffre qui suit désigne le poids en kilogrammes. Avec 55 % de charge explosive, elle est optimisée pour les raids de démolition.
Gamme complète : SC 50 · SC 250 · SC 500 · SC 1000 · SC 1200 · SC 1800 · SC 2000 · SC 2500
2.2 Tableau récapitulatif des SC
2.3 Variantes et détonateurs
• Détonateur standard : électrique d'impact type El.AZ (38)
• Version Stachelbombe (Stabo) : pointe nasale pour attaques à basse altitude sur voies ferrées et routes — évite les ricochets
Le Stabo (abréviation de Stachelbombe — littéralement "bombe à pointe") n'est pas une bombe en soi mais un accessoire de nez vissé sur des bombes SC ou SD existantes.
Principe et raison d'être
Le SC 50 et le SC 250 pouvaient être équipés d'une tige/pointe sur le nez pour les attaques à basse altitude contre les voies ferrées et les routes, afin d'éviter le ricochet. Cette version fut baptisée Stachelbombe (bombe à pointe), abrégée en Stabo.
La variante Stabo permettait à la bombe de détonner avant de s'enfouir dans le sol, typiquement à la hauteur d'une personne maximisant ainsi l'effet antipersonnel et anti-matériel en surface.
Construction de la tige Stabo Les bombes Stabo possèdent une oreille filetée forgée sur le nez de l'enveloppe. Les tiges Stabo se vissent sur cette oreille. Un trou de 1 cm traversant la tige permet l'utilisation d'une barre pour visser fermement la tige sur la bombe. Wikipedia
La même tige convient au SC 50 et au SD 70 et est d'une seule pièce. Les tiges Stabo du SC 250 et du SC 500 comportent une pièce supplémentaire, une plaque de pression, intercalée entre le corps de la bombe et la tige pour augmenter la rigidité.
Dimensions des tiges par modèle
Pour le SC 50 Stabo, la tige mesure 47 cm (18,5 in.) de long pour 4,6 cm (1,8 in.) de diamètre.
Fuzes utilisés Le SC 50 Stabo et le SD 70 Stabo sont normalement équipés du fuze (55). Le SC 250 et le SC 500 Stabo, étant des bombes à deux poches de fuze, utilisent généralement un fuze à retard (17 ou 57) et un fuze anti-dérangement (50).
Couleur La version Stabo était peinte en feldgrau (gris de campagne), distincte du gris-vert standard des bombes SC normales.
Emploi opérationnel Les pointes Stabo étaient utilisées lors des attaques à basse altitude pour empêcher le ricochet de la bombe. Sans tige, une bombe larguée à basse vitesse et faible altitude peut rebondir sur le sol et exploser dangereusement près de l'avion largueur. La tige fiche la bombe dans le sol en position verticale et assure la détonation à hauteur d'homme.
En résumé visuel La bombe Stabo ressemble à une bombe SC classique avec une longue tige d'acier pointue vissée sur le nez, dépassant vers l'avant sur 47 à 57 cm selon le calibre — lui donnant l'allure d'une seringue géante. C'est un ancêtre direct des tiges allonge-fuze (Dinort rod) utilisées par les Alliés pour le même effet.
• SC 250 : utilisée aussi comme grenade anti-sous-marine avec détonateur El.AZ
• SC 50 : peut recevoir de petites bombes incendiaires sur les empennages via des clips
• Jericho-Gerät : petits tubes en carton fixés sur l'empennage de la SC 50 — produisent un sifflement strident en plongée (« Trompettes de Jéricho »)
• Kopfring : anneau métallique obligatoire sur les SC > 1 000 kg — limite la pénétration
Les SC de plus de 1 000 kg portant du Trialen 105 sont marquées au pochoir : « Bei Abwurf auf Land nicht im Tiefangriff und nur o.V. » (Ne pas larguer à faible hauteur sur cibles terrestres ; toujours sans délai).
Sprengbombe Cylindrisch or SC Bombes Semi-Perforantes à Fragmentation — SD
Définition et principe
La Sprengbombe Dickwandig / Splitterbombe (SD) est une bombe à paroi épaisse en acier, semi-perforante. Avec 35 % de charge explosive, elle est idéale contre les fortifications, les navires et comme bombe anti-personnel grâce à ses éclats.
Gamme : SD 1 · SD 2 · SD 4 · SD 10 · SD 15 · SD 50 · SD 70 · SD 100 · SD 250 · SD 500 · SD 1700
Tableau récapitulatif des SD
La SD 2 — Butterfly Bomb
La SD 2 mérite une mention particulière : surnommée « Butterfly Bomb » par les Britanniques, cette bombe de 2 kg est larguée en conteneurs de 23 projectiles ou plus. Lors de la chute, l'enveloppe extérieure s'ouvre en forme de parachute. Les deux pièces rondes aux extrémités agissent comme girouettes, mettant l'ensemble en rotation et armant la bombe. Une fois armée, elle ne peut être neutralisée que par explosion contrôlée.
• Cinq types de détonateurs : impact, explosion aérienne, retardement, anti-manipulation • Coloris du corps : noir, gris plomb, rouge, jaune ou gris champ • Piégeable pour décourager le déminage La SD 4HL Le corps est en fonte, constitué d'un corps principal dans lequel sont vissés le capuchon de nez et la plaque de base. Un liner conique en acier à 32 degrés (tronconique) est bridé à sa base, avec trois encoches pour les fils électriques et la goupille de positionnement. L'explosif est coulé autour de ce cône par la base du corps. À l'impact, le fuze Z(66) génère un courant électrique qui transite par les fils jusqu'au détonateur électrique. La charge amorce déclenche ensuite le gaine et la charge principale le jet de cuivre du liner perfore ainsi le blindage ou la cible. Empennage L'empennage est en tôle d'acier, de type anneau-entretoise avec quatre montants longitudinaux soudés par points formant chacun un segment du cône de queue. Il est fixé au corps par quatre ergots s'emboîtant dans les encoches correspondantes du corps de bombe. Emploi opérationnel en conteneurs La SD 4 HL était larguée exclusivement depuis des conteneurs-dispatcheurs (Abwurfbehälter) : 74 bombes dans un AB 500-1 ou 40 bombes dans un AB 250. Les bombes étaient chargées nez dans queue, la queue de chaque bombe servant de sécurité au fuze de celle qui précède. En résumé La SD 4 HL est donc une petite sous-munition à charge creuse ancêtre des bomblets antiblindés modernes conçue pour perforer le toit des véhicules blindés légers et tuer le personnel. Son faible poids (4,2 kg) et son conditionnement en conteneurs (40 à 74 unités) en faisaient une arme de saturation de zone particulièrement efficace contre les colonnes blindées et motorisées, notamment sur le front de l'Est. Les bombes SD étaient peintes en Feldgrau RAL 840 B2 (référence ultérieure : RAL 6006, un gris-vert kaki) au lieu du gris foncé RAL 7021 standard utilisé pour les autres séries — du moins autour de 1941. À partir de juillet 1942, toutes les bombes allemandes passèrent au gris-beige RAL 7027. En résumé, selon la période de fabrication :
Marquages de catégorie bandes rouges
Pour les sous-munitions à fragmentation (SD 1, SD 2, SD 10, SD 15…) ainsi que pour la SD 4 HL à charge creuse, quatre bandes longitudinales rouges (parfois deux) étaient peintes à la partie arrière du conteneur entre les ailettes de la même façon que pour une bombe à fragmentation classique. La série SD se distinguait de la série SC par ce code couleur : bandes jaunes sur la queue pour les SC (bombes à paroi mince), bandes rouges sur la queue pour les SD (bombes à paroi épaisse).
Marquage du type sur le corps
Le type exact de la bombe était peint sur le corps, à proximité de l'attache de suspension parfois abrégé, parfois complet. Pour la SD 4 HL, le marquage peint au pochoir sur le corps serait donc SD 4 HL.
Cas particulier : la SD 4 HL dans son conteneur AB Puisque la SD 4 HL n'était jamais larguée individuellement mais toujours dans un conteneur AB 250 ou AB 500-1, c'est le conteneur AB lui-même qui portait les quatre bandes longitudinales rouges à la queue, signalant que son contenu était une sous-munition de type SD à fragmentation/charge creuse.
En résumé visuel : Corps : gris-vert kaki (RAL 6006) ou gris-beige (RAL 7027) selon la période Empennage / queue du conteneur : 4 bandes longitudinales ROUGESInscription au pochoir : SD 4 HL en noir ou blanc sur le corps Fuze Z(66) : généralement en aluminium naturel SD 10 — Sprengbombe Dickwandig 10 kg Bombe à fragmentation 10 kg — trois variantes
TYPE I SD 10 A Type I : corps en acier coulé à section parallèle, se terminant par un dôme plat à la base. Le nez, plus épais, est taraudé pour recevoir le fuze et comporte deux trous transversaux pour vis de blocage. Legifrance
TYPE II SD 10 A Type II : construction à double enveloppe en acier embuti. L'espace entre les deux coques est rempli de cubes d'acier de 7 mm enrobés dans du béton pour maximiser la fragmentation. Épaisseur totale de la paroi ~15 mm. Les deux coques sont assemblées par joint biseauté juste derrière le nez, avec quatre entretoises soudées. C'est ce concept qui a inspiré les bombes SBe en béton ultérieures.
SD 10 FRZ : bombe française capturée après la chute de la France, très similaire au Type I allemand. L'empennage est formé de quatre pièces d'acier embouties et soudées, chaque pièce formant à la fois un segment du cône et un aileron. Fixé par quatre rivets et quatre enfoncements.
Avec remplissage TNT : système d'amorçage long (gaine + pastille pentrite + 2 pastilles TNT + pastille phosphore). Avec Amatol 60/40 : système court (gaine + pastille pentrite uniquement), le fuze AZC 10 ne peut alors pas être utilisé car la charge monte trop haut dans le nez.
Conteneur de largage 17 bombes SD 10 A sont chargées dans le conteneur AB-250-2. Le conteneur AB 500-1B emportait quant à lui 13 SD 10 FRZ à l'avant et 15 SD 10 FRZ à l'arrière, soit 28 bombes au total, chargées librement sans bandes de maintien.
Couleur et marquages Corps et empennage : vert olive. Marquage au pochoir sur le corps : D10A13 ou D10A14 en noir.
Empennage Type I/FRZ : 4 bandes rouges longitudinales sur le cône entre les ailettes.
Empennage Type II : bandes rouges de 12 mm sur le bord extérieur des ailettes.
Tableau récapitulatif des 3 variantes SD 10
Sprengbombe Dickwangdig, Splitterbombe or SD Conteneurs de Bombes Anti-Personnel — AB (Abwurfbehälter) Les conteneurs AB (Abwurf = larguer, Behälter = conteneur) permettent une concentration de munitions sur une cible. Ils ont généralement la forme d'une bombe et sont programmés pour s'ouvrir à une hauteur prédéterminée par une fusée à explosion aérienne.
Conteneurs réutilisables (BSB)
Nomenclature allemande : AB 1000 = Abwurf (jeter) + Behälter (conteneur) + 1000 (équivalent poids d'une bombe de 1 000 kg). Préfixe ABB : contient des Brandbomben (bombes incendiaires).
AB Abwurfbehälter
Panzerbombe Cylindrisch (PC) Bombes Perforantes — PC
Corps en acier coulé avec ogive en fonte durcie. Charge explosive de 20 % seulement — l'essentiel du poids est consacré à la pénétration. Idéale contre les fortifications, les navires de guerre et les installations bétonnées.
Définition et principe fondamental
La série PC (Panzersprengbombe Cylindrisch — bombe explosive perforante cylindrique) se distinguait de la série SC par ses enveloppes épaisses conçues pour une pénétration renforcée des cibles blindées telles que les navires de guerre ou les fortifications en béton armé. Si les bombes SD pouvaient jouer un rôle semi-perforant, les PC étaient spécifiquement conçues comme bombes perforantes.
En raison de leurs enveloppes en acier épais trempé, leur rapport charge/poids n'était que de 20 % de leur masse totale — contre 46 à 70 % pour les SC. Toute l'efficacité reposait donc non sur le souffle mais sur la combinaison pénétration + détonation interne retardée.
Principe de conception commun à toute la série Trois caractéristiques définissent une PC :
Corps forgé en acier dur : le corps de la PC 1000 est forgé en une seule pièce d'acier. Le nez est très épais, ce qui réduit la cavité explosive. Une poche de fuze unique est positionnée en arrière de l'attache de suspension, et un tube d'amorçage supplémentaire traverse le centre de la charge explosive.
Fuze à retard obligatoire : les PC étaient équipées d'un fuze à retard temporisé qui déclenchait la détonation après que la bombe avait perforé la cible la détruisant par la combinaison du souffle et des éclats à l'intérieur.
Explosif puissant compensant la faible charge : les petits calibres étaient remplis d'Amatol ou de TNT, tandis que les grands calibres utilisaient des explosifs plus puissants comme le RDX et le Trialen pour compenser la faible quantité de charge
Couleur et marquages Le corps des PC était peint en bleu ciel pour les grands calibres (PC 1400, PC 1600), et l'empennage en aluminium avec une bande rouge ou bleue. Les PC 500 et PC 1000 étaient peintes en gris-vert standard, passant au gris-beige RAL 7027 après juillet 1942
RS (Raketen-Sprengbombe) Bombes Perforantes à Propulsion Fusée (PC RS)
Les variantes RS (Raketen-Sprengbombe) combinent une bombe perforante avec un moteur-fusée dans la section arrière. La fusée s'allume 3 à 4 secondes après le largage, accélérant la bombe pour augmenter sa pénétration.
La Luftwaffe développa une série de bombes perforantes à propulsion par fusée : PC 500 Rs, PC 1000 Rs et PC 1800 Rs. La propulsion fusée avait pour but d'augmenter la vitesse terminale de la bombe et d'améliorer la pénétration des blindages. Le moteur-fusée à poudre solide était logé dans la section de queue.Lors du largage, une charge électrique armait simultanément un fuze pyrotechnique (allumage du moteur-fusée après 3-4 secondes) et un fuze électrique d'impact (détonation à l'impact). La désignation Rs (Raketensprengbombe) différenciait ces versions des PC conventionnelles.
Fonctionnement du moteur-fusée
• 19 bâtons de poudre de roquette (dinitrodiglycol) dans chaque moteur • Allumage pyrotechnique déclenché par impulsion électrique au largage • Délai de 3–4 secondes avant allumage — permet l'éloignement de l'avion • 6 venturi de propulsion dans la chambre de combustion • Fusée série 49 (versions A/B/C pour PC 500/1000/1800 Rs respectivement) Les PC Rs furent principalement employées contre les grands navires de surface alliés en Méditerranée et en Atlantique Nord. Leurs principaux vecteurs étaient le He 177 Greif, le Fw 200 Condor et ponctuellement le Do 217, seuls appareils capables d'emporter ces engins de 500 à 2 000 kg sous les ailes ou en soute externe. Leur emploi opérationnel resta relativement limité en raison des difficultés de production, de la rareté des vecteurs adaptés, et d'une fenêtre de tir contraignante imposée par le délai d'allumage pyrotechnique de 3 à 4 secondes — pendant lesquelles l'avion devait maintenir sa trajectoire de largage sous le feu adverse BOMBES GUIDÉES (Lenkbomben) Fritz X — PC 1400 X (Ruhrstahl X-1) La PC 1400 Fritz, initialement une bombe perforante classique, fut transformée en missile radio-guidé
Le Fritz X et le Hs 293 furent les premières bombes guidées employées au combat dans l'histoire. Ces armes débutèrent leurs opérations autour du débarquement allié à Salerne en septembre 1943 et représentèrent une menace nouvelle pour la défense des flottes
Le Fritz X est une bombe planante guidée antinavire. Développé aux côtés du Hs 293, il fut conçu par l'ingénieur allemand Max Kramer qui expérimentait depuis 1938 des bombes de 250 kg à chute libre télécommandées. En 1939, il équipa les bombes de déflecteurs radiocommandés, et en 1940, Ruhrstahl AG rejoignit le développement.Ce Fritz-X fut responsable notamment du naufrage du cuirassé italien Roma en septembre 1943.
Henschel Hs 293 fut le première missile antinavirel opérationnel Le Henschel Hs 293 est la première bombe planante antinavirel radioguidée opérationnelle au monde, conçue par Herbert A. Wagner. Environ 1 000 exemplaires furent produits entre 1943 et 1945. L'arme consistait en une bombe SC 500 modifiée avec un kopfring sur le nez pour usage maritime, à enveloppe mince et charge explosive intérieure, équipée d'un moteur-fusée HWK 109-507 à propergol liquide (poussée 5,9 kN pendant 10 secondes) — puis planait vers la cible.
Henschel Hs 294 Variante torpille Le Hs 294 était un développement ultérieur du Hs 293, de forme allongée et plus profilée, guidé par le même système Kehl-Straßburg. Conçu pour pénétrer sous la ligne de flottaison des navires à la manière d'une torpille : il entrait dans l'eau sous un faible angle, les ailes se détachaient à l'impact, et la tête de guerre continuait sa course sous l'eau jusqu'à la coque du navire.
Bombes Spéciales et Mines Aériennes
Sprengbombe SB 1000/410 (à parachute)
Introduite en janvier 1944, cette bombe à paroi mince et ralentissement par parachute contenait 80 % d'explosifs — le taux le plus élevé de l'arsenal allemand. Conçue pour les zones bâties, elle était adaptée à la soute du Messerschmitt Me 410.
• Forme ovale : 1,80 m de long × Ø 82 cm • Détonation instantanée au contact • Peinture gris de campagne ; parachute rouge, vert ou bleu Luftmine LMA (500 kg) et LMB (1 000 kg)
La mine à parachute se présentait sous deux formes principales : la Luftmine A (LMA) et la Luftmine B (LMB). La LMA pesait environ 500 kg et mesurait un peu plus de 1,73 m de long. La LMB pesait 1 000 kg et mesurait 2,64 m Ces engins n'étaient pas les mines sphériques à ergots familières des images navales mais des dispositifs en forme de torpille à corps cylindrique lisse. Il s'agissait initialement de mines navales reconverties pour le largage aérien — la Luftwaffe découvrit rapidement qu'elles pouvaient être extrêmement efficaces contre des cibles terrestres comme bombes à souffle. Construction et fuzes Ces mines magnétiques étaient construites en aluminium, avec un boîtier de parachute en dôme qui se détachait en l'air pour déployer un grand parachute en soie artificielle verte ou rouge. Elles étaient équipées du fuze Type (34)B, déclenchées soit par impact, soit par perturbation du dispositif magnétique interne. Après l'ouverture du parachute, la mine descendait à environ 65 km/h. En cas d'atterrissage sur terre, un mécanisme d'horlogerie déclenchait la mine 25 secondes après l'impact. En cas d'amerrissage, si la profondeur dépassait 2,4 m, la pression de l'eau et la dissolution d'un bouchon hydrosoluble désactivait le détonateur à retard et activait un détonateur anti-navire.
Initialement conçues comme mines marines larguées par hydravion Heinkel He 115, elles furent utilisées contre des cibles terrestres à partir du 16 septembre 1940.
• LMA (500 kg) : 1,78 m de long — détonateur magnétique en mer, horlogerie à terre • LMB (1 000 kg) : 2,6 m de long — charge explosive 60–70 % • Parachute en soie artificielle verte (Ø ~65 cm) — vitesse de chute ~40 mph sans parachute impossible • Parachutes alternatifs en rubans de soie kaki Bombenmine BM 1000 « Monika » Dérivée de la LMB 1 000 kg, cette mine est équipée d'un empennage en bakélite (qui éclate à l'impact) pour permettre un largage conventionnel. Mêmes fonctions magnétiques et acoustiques.
• Longueur totale : 2,8 m × Ø 70 cm • Cellule photo-électrique sous un dôme : explose à l'exposition à la lumière — rend le déminage extrêmement périlleux Brandbombe B 1E et B 2E — Bombe incendiaire magnésium
Les bombes incendiaires étaient l'une des armes les plus redoutées du Blitz. La principale était connue sous le nom de Brandbombe (bombe incendiaire) et consistait en un conteneur en alliage de magnésium rempli de thermite. Elles furent larguées en quantités massives par la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale Outre les dommages par incendie, elles servaient de marqueurs de cible pour les vagues d'avions suivantes larguant des bombes à haute explosivité — les incendiaires déclenchaient des feux qui guidaient les bombardiers suivants vers l'objectif. L'arme la plus utilisée contre le Royaume-Uni. Une simple bombe au magnésium de 1 kg ou 2 kg à charge thermite responsable de 55 à 75 % des destructions dans les zones urbaines bombardées pendant toute la guerre.
• Armement automatique en chute : flux d'air → disque métallique → extraction de la sécurité • Charge thermite qui enflamme l'enveloppe en magnésium • Code Défense Civile britannique : IB (Incendiary Bomb) • Version explosive (Exp IB) : queue explosive de 2 kg pour décourager les pompiers • Version IBSEN : ogive explosive pour même raison • Conteneurs jusqu'à 700 bombes ; les grands conteneurs restaient en soute • Standard 1 kg : 30 cm × Ø 5 cm — Corps aluminium, empennage acier vert • Version 2 kg explosive : corps vert, section explosive noir, empennage gris Flammenbombe Flamm C — Bombe incendiaire pétrolière
Les Flammenbomben étaient des bombes incendiaires contenant un mélange pétrolier et une charge explosive d'éclatement. Leurs dimensions étaient similaires aux bombes standard SC 250 et SC 50
Mêmes dimensions externes que les SC 250 et SC 500 pour compliquer l'identification. Détonateur de proximité électrique spécial.
Les variantes B et C se distinguaient également par une forme de nez modifiée : nez arrondi recouvert d'une coiffe pointue, les rendant extérieurement similaires à des SC 250 classiques. La bombe est constituée d'un corps en acier formé de deux demi-coques longitudinales soudées et sertie ensemble. Les trois variantes (A, B, C) sont presque identiques, ne différant que par des détails constructifs mineurs. L'empennage diffère considérablement de la construction allemande standard : les quatre ailettes en tôle d'acier sont rivetées directement sur la partie conique arrière du corps de bombe et solidarisées entre elles par des entretoises tubulaires de 16 mm. Le fuze utilisé était le ElAZ 26 (fuze électrique à impact). Sur le Flamm C 250 standard, il était équipé d'une tige-poussoir additionnelle reliant le fuze à la pointe du corps de bombe, assurant une action instantanée dès que seule la pointe touchait le sol — pour maximiser la dispersion du mélange pétrolier avant ignition. Couleur et marquages Les bombes sont peintes en vert foncé, avec deux bandes rouges de 16 mm — une autour du nez et une autour du milieu du corps. Le marquage "Flam C 250 A (B ou C)" est inscrit sur les quatre ailettes. Ces bombes étaient destinées aux attaques-surprises contre des objectifs tels que des installations de campagne et des concentrations de matériels La nappe pétrolière enflammée couvrant alors une zone étendue En raison de la construction en paroi très mince et de la tendance des bombes à se fragmenter à l'impact sur des surfaces dures, les bombes déversaient fréquemment leur contenu sans s'enflammer. En raison de cette mauvaise fiabilité, elles furent utilisées de façon peu fréquente après 1940.La Flamm C figurait parmi les premières tentatives de la Luftwaffe de créer une arme incendiaire à nappe liquide — concept qui ne connut de vraie efficacité opérationnelle qu'avec le napalm allié (1943–1945), réalisé avec des gélifiants permettant d'obtenir la viscosité et l'adhérence que le mélange pétrolier liquide des Flamm C ne pouvait garantir.
Flamm C 250 : 70 % pétrole + 30 % TNT. Flamm C 500 : même composition + petite charge TNT d'éclatement. Détonateur de proximité électrique spécifique.
Spreng-Brand C 50 — Bombe mixte explosif/incendiaire Même forme et taille que la SC 50, mais charge radicalement différente. La poudre noire expulse et enflamme les sous-munitions incendiaires.
• 20 kg de TNT + poudre noire dans la section nez
• Dispersion de 6 pot-feux incendiaires + 67 éléments métalliques incendiaires sur un rayon de 90 m
• 1 seconde après l'expulsion, la charge TNT explose par retard
• Dimensions : 73 cm de long × Ø 20 cm
Sprengbrandbombe ou Spreng-Brand 50 C
Phosphorbrandbombe Brand C — Bombe au phosphore
Les deux variantes les plus utilisées de la Phosphorbrandbombe étaient la Brand C 50 et la Brand C 250 — de même forme et taille que les bombes SC 50 et SC 250 à haute explosive. t sur le front de l'Est.Ces bombes furent introduites plus tardivement dans la guerre et furent d'abord déployées contre des objectifs locaux lors du "Baby Blitz" de 1944 (Opération Steinbock, janvier–mai 1944). La Brand C présentait plusieurs avantages opérationnels décisifs sur la Flamm C : Résistance à l'extinction : le phosphore blanc brûle à ~1 300 °C et se réallume spontanément au contact de l'air après tentative d'extinction — rendant les efforts des pompiers très difficiles. Le sable ou l'eau en grande quantité étaient les seuls moyens partiellement efficaces.Adhérence : le carburant gélifié au polystyrène adhérait aux surfaces — toitures, structures en bois, poutres — au lieu de s'écouler comme le pétrole liquide des Flamm C. Fiabilité supérieure à la Flamm C, dont les corps trop fragiles se brisaient souvent sans ignition — la Brand C bénéficiait d'une paroi de 7,6 mm (contre 1,5–2 mm pour la Flamm C) et d'un allumage par phosphore pyrophorique qui ne dépendait pas entièrement du fuze Même forme externe que les SC 50 et SC 250. Le phosphore est contenu dans des bouteilles en verre qui éclatent à l'impact et s'enflamment spontanément au contact de l'air.
• C 50A : 86 % benzène + 4 % phosphore + 10 % caoutchouc pur (13,5 kg de charge)
• C 50B : majoritairement phosphore blanc
• C 250A : 87,7 % pétrole + 11,7 % polystyrène + 0,5 % phosphore
• Code Défense Civile britannique : PhIB
Blitzlichtcylindrische Bombe BLC — Bombe photographique flash
BLC = Blitzlicht Cylindrische — littéralement "bombe cylindrique à éclair" Ce n'est pas une arme offensive c'est une bombe pyrotechnique de reconnaissance photographique nocturne, l'équivalent du flash d'un appareil photo, mais à l'échelle d'une bombe.
La BLC 50 n'était pas une arme offensive, mais une fusée éclairante ou bombe flash photographique utilisée par les unités de reconnaissance aérienne de la Luftwaffe pour illuminer les zones cibles afin de prendre des photographies de nuit.
Principe physique l'originalité allemande La Luftwaffe utilisa une bombe flash photographique contenant de la poudre d'aluminium, dispersée dans l'air ambiant par l'explosion d'un noyau central de poudre noire. Grâce à la chaleur de l'explosion, la poudre d'aluminium brûlait dans l'oxygène de l'air et produisait un éclair rapide et intense
La bombe allemande pesait considérablement plus que le type conventionnel de bombe flash, produisait une puissance en candelas légèrement inférieure et atteignait son pic d'intensité moins rapidement. Cependant, elle possédait l'avantage considérable de ne pas être sensible aux impacts de balles — et était donc beaucoup plus sûre à employer La BLC 50 était utilisée exclusivement par les unités de reconnaissance aérienne (Aufklärungsgruppen) de la Luftwaffe notamment les Aufkl.Gr. 121, 122 et 123 équipées d'appareils comme le Ju 88 D, le Bf 110 de reconnaissance ou le Do 217 en version photographique.La procédure standard était le largage de plusieurs BLC 50 en séquence depuis l'avion de reconnaissance survolant l'objectif à haute altitude — chaque flash illuminant une zone au sol permettant la prise de clichés consécutifs couvrant une bande de territoire. Les unités alliées de Défense passive britanniques (Civil Defence) furent alertées dès 1941 de la présence de ces bombes non offensives .Leur chute sans explosion à l'impact désorientait les équipes de surveillance qui s'attendaient à un impact explosif ou incendiaire La source TM 9-1985-2 ne mentionne aucune couleur spécifique pour la BLC 50 c'est une lacune connue du manuel américain pour les munitions pyrotechniques. Voici ce que l'on sait avec certitude : Le manuel de référence sur les couleurs des bombes allemandes exclut explicitement les bombes illuminantes et les bombes flash photographiques de son système de codage couleur standard — les règles RAL 7021 / RAL 7027 s'appliquant aux bombes offensives ne couvraient pas ces munitions pyrotechniques. Utilisées pour l'évaluation des dommages de bombardement par photographie nocturne. Trois versions :
• BLC 50 : même forme que SC 50 — longueur 1 m × Ø 20 cm — fusée à explosion aérienne 15–20 secondes après le largage • BLC 50A et BLC 50B : tubes métalliques à 4 dérives, nez rempli de béton pour stabilisation balistique Fallschirmleuchtbombe — Fusée éclairante à parachute Ces dispositifs, ont approximativement les mêmes dimensions qu'une bombe SC 50 conventionnelle d'où la désignation "50" — étaient utilisés pour l'illumination et le marquage des cibles de nuit.
Contrairement à la BLC 50 (flash instantané pour photographie), la LC 50 produisait une illumination prolongée de plusieurs minutes, suspendue à un parachute, permettant aux vagues de bombardiers suivantes d'identifier l'objectif.
Le corps est en tube aluminium sans soudure, formé par 24 rivets en aluminium en coupelle, avec un couvercle en dôme fixé par 6 vis de cisaillement en laiton. Une plaque d'acier concave rigidifie le nez pour la suspension verticale. Un disque en feutre supporte le parachute, rangé derrière une manchette en papier. La poche de fuze en acier contient le fuze et un support de mèche rapide en bois. Huit demi-coussins en fibres et un disque sont coincés autour de la poche de fuze. Quatre brins de mèche rapide partent du support via un tube en caoutchouc et un tube en aluminium jusqu'à une charge de poudre noire en queue. Les quatre bougies sont maintenues ensemble par une plaque d'acier en forme de croix boulonnée sur elles. Le conteneur est un cylindre en acier embouti d'1 mm d'épaisseur, est comprimé pour former deux brides internes. L'extrémité avant est fermée par un couvercle en dôme et l'arrière par une plaque. Un disque en carton sépare la poche de fuze de 12 livres (~5,4 kg) de ballast en argile dans le nez. La bougie de fuze, via un canal latéral, allume une trainée de poudre en tube caoutchouc qui enflamme la charge de poudre noire dans le diaphragme Deux types selon le conteneur (une ou quatre chandelles). 5 secondes après le largage, le conteneur expulse les fusées qui s'allument et descendent lentement sous parachute.
• Parachutes en soie ou soie artificielle — Ø 25 cm • Version compacte : parachute Ø 7 cm, également largué par conteneurs Les LC 50 et FB 50 relevaient de la même règle d'exception que la BLC 50 vis-à-vis du code couleur standard des bombes offensives. D'après les sources techniques disponibles :
Pas de bandes de couleur tactiques — comme pour la BLC 50, la LC 50 ne portait aucune des bandes jaunes/rouges/bleues des séries offensives.
. Tableau Récapitulatif Général
Vue d'ensemble des familles de bombes, de leur usage et de leurs codes de peinture.
Codes de Peinture — Récapitulatif
La peinture des bombes allemandes obéit à un système codifié permettant une identification rapide au sol et en soute.
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